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Manifesttion en la mémoire d

POLICE - Nouvelle demande de procédure. Dans l’affaire Adama Traoré , les juges ont ordonné la tenu d’une nouvelle expertise médicale ont confirmé ce vendredi 10 juillet l’avocat des gendarmes, ainsi que Yassine Bouzrou, l’avocat de la famille Traoré. Selon ce dernier, cette nouvelle expertise a été confiée à des médecins belges.

Adama Traoré est décédé en juillet 2016 dans la caserne des gendarmes de Persan, près de deux heures après son arrestation dans sa ville de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) et au terme d’une course-poursuite après avoir échappé à une première interpellation.

Près de quatre ans après les faits, l’enquête judiciaire est avant tout devenue une bataille d’expertises médicales .

Closes en décembre 2018, les investigations avaient été rouvertes par les juges en mars 2019 après la remise d’un rapport médical réalisé à la demande de la famille qui contredisait les conclusions sur le décès.

Si sept experts missionnés par la justice ont jusqu’ici mis en avant des antécédents médicaux -notamment cardiaques et génétiques - pour expliquer ce décès, dédouanant ainsi les gendarmes, les rapports de quatre médecins choisis par la famille ont balayé leurs conclusions et pointé la technique d’interpellation des forces de l’ordre.

Après une ultime expertise judiciaire qui mettait hors de cause les militaires, la famille du jeune homme a réalisé depuis fin mai de nombreuses demandes d’actes, dont l’annulation de cette expertise.

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    Mort de Jean-François Garreaud, acteur de "Plus Belle La Vie" et "La Crim"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 11:16 · 1 minute

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CULTURE - Il fut le commandant Michel Lemarchand et Léonard Vassago. L’acteur Jean-François Garreaud est mort ce jeudi à l’âge de 74 ans, a annoncé ce vendredi 10 juillet le maire de Saint-Jory-de-Chalais à France Bleu Périgord . Selon l’édile Bernard Vauriac, l’acteur est décédé dans sa maison à Saint-Jory-de-Chalais en Dordogne.

Avant de s’illustrer à la télévision pendant six ans dans “La Crim’” dans le rôle de Michel Lemarchand, joué dans la série très prisée à l’international “Sous le soleil” puis dans “Plus Belle La Vie” où il interprétait Léonard Vassago, Jean-François Garreaud avait joué avec les plus grands réalisateurs de cinéma.

Ce carreleur de formation avait notamment tourné pour Claude Chabrol, Claude Sautet ou Henri Verneuil et joué aux côtés d’Alain Delon dans “Le Battant”.

En 2001, il avait redoublé Marlon Brando dans la version longue du film culte de Francis Ford Coppola “Apocalypse now”.

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    Coronavirus: Castex appelle au port du masque pour se prévenir d'une 2e vague

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 11:10 · 2 minutes

POLITIQUE - “La meilleure façon de combattre une éventuelle deuxième vague, c’est de la prévenir.” En déplacement à Dijon ce vendredi 10 juillet, ville qui était récemment le théâtre d’affrontements violents, Jean Castex s’est exprimé sur la crainte d’un rebond épidémique en France , comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article.

Car depuis plusieurs jours, nombreux sont les scientifiques à alerter sur les risques d’une seconde vague de covid-19 plus précoce que prévue, et ce malgré des indicateurs sanitaires toujours au vert.

Ces professeurs, à l’image du président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy regrettent notamment l’abandon des gestes barrière élémentaires . Et les responsables politiques sont loin, d’ailleurs, de montrer un parfait exemple .

L’occasion pour Jean Castex de formuler, depuis Dijon, un petit rappel sanitaire. “J’ai demandé, je vous le dis au passage à tous les acteurs, je vois que c’est le cas de certains d’entre vous, à porter le masque de plus en plus. Pour nous prévenir au mieux d’une éventuelle deuxième vague de l’épidémie sur laquelle je n’ai pas d’informations ni officielles ni cachées”, a expliqué le chef du gouvernement, ajoutant: “la meilleure façon de la combattre, c’est de la prévenir.”

Véran appelle à la “vigilance”

Un peu plus tôt dans la journée, c’est le ministre de la Santé Olivier Véran, qui observait, au micro de BFMTV, un “relâchement dans les comportements” visant à limiter la transmission du Covid-19. Il appelait alors les Français à la “vigilance au quotidien”, même si la circulation du virus est à ce stade “maîtrisée”.

“Les Français ont envie de vacances, envie d’oublier tout ce qu’ils ont vécu au cours de ces mois. (...) Il y a une chose qu’ils ne doivent pas oublier, ce sont les gestes barrières”, a-t-il déclaré.

“Ils ne doivent pas oublier que le virus circule, il ne faut pas que ce soit omniprésent dans leur tête, il ne faut pas vivre dans l’angoisse permanente, il faut vivre dans la vigilance”, a fait valoir le ministre. Un rappel qui vaut aussi pour ses collègues du gouvernement. “Il faut qu’on soit impeccable” , a expliqué le ministre de la Santé alors que Jean-Jacques Bourdin lui faisait remarquer l’absence de distanciation sociale pendant les récentes passations de pouvoir.

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Devant la terrasse d

FRANCE - Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la loi organisant la sortie de l’ état d’urgence sanitaire à partir de ce samedi 11 juillet. Si plusieurs mesures restrictives restent toujours en place, d’autres disparaissent ou s’assouplissent, comme nous vous le listons ci-dessous point par point.

Ces mesures sont valables en France métropolitaine et en Outre-mer, hormis pour la Guyane et Mayotte, où l’état d’urgence sanitaire est prorogé jusqu’à fin octobre, à cause d’une situation sanitaire “préoccupante”.

5000 personnes maximum pour les grands événements

Les stades, salles de spectacles et grands événements peuvent à nouveau accueillir du public, à raison de 5000 personnes maximum. Cette jauge restera en vigueur jusqu’au 1er septembre. Mais “un nouvel examen de la situation épidémiologique nationale sera réalisé mi-juillet pour décider si un assouplissement est possible pour la deuxième partie du mois d’août”, a précisé le gouvernement dans un communiqué.

Comme pour les salles de spectacle, les activités rassemblant plus de 1500 personnes devront être préalablement déclarées. La première rencontre officielle de football post-déconfinement en France se jouera au Stade de France le 24 juillet. Le PSG affrontera Saint-Étienne en finale de la Coupe de France.

Les hippodromes peuvent réaccueillir du public

Depuis trois semaines, des hippodromes franciliens ont repris du service, à huis clos . C’est notamment le cas à Vincennes, Auteuil, Saint-Cloud ou Enghien-les-Bains. Ce 11 juillet, tous les hippodromes du pays pourront accueillir à nouveau du public, toujours dans la limite de 5000 personnes maximum.

Les croisières fluviales de nouveau autorisées

Les croisières fluviales sont de nouveau autorisées. “En coordination avec nos partenaires européens, il pourra être décidé de reprendre les croisières en mer entre les ports européens, pour les navires dont la capacité ne dépasse pas une limite fixée par arrêté ministériel”, selon un communiqué de Matignon.

C’est la fin de la trêve hivernale

En raison du contexte exceptionnel cette année, la trêve hivernale a été repoussée à deux reprises: d’abord au 31 mai, puis à ce 11 juillet. Les expulsions locatives, qui doivent théoriquement reprendre, restent toutefois proscrites “s’il n’y a pas une solution de relogement opérationnelle” d’ici le début de la prochaine trêve hivernale le 1er novembre, avait expliqué l’ancien ministre de la Ville et du Logement, Julien Denormandie, dans un entretien à La Croix début juillet. Une politique confirmée par sa successeuse, Emmanuellle Wargon.

Les places d’hébergement ouvertes aux sans-abri pendant l’état d’urgence sanitaire seront maintenues tant que des solutions alternatives ne sont pas trouvées.

Suppression du délai de carence en cas d’arrêt maladie

Face à la crise sanitaire, les délais de carence en cas d’ arrêt maladie avaient été supprimés le 23 mars. Les personnes concernées étaient ainsi indemnisées dès leur premier jour d’arrêt de travail.

À partir de ce samedi, le délai de carence sera de nouveau appliqué: il faudra attendre trois jours dans le secteur privé pour pouvoir bénéficier des indemnités journalières de la Sécurité sociale, et un jour dans la fonction publique.

Le retour du plafond de 5000 euros pour les heures supplémentaires

Les heures supplémentaires effectuées entre le 16 mars et le 10 juillet pouvaient exceptionnellement être défiscalisées et exonérées de cotisations sociales pour ceux qui avaient déjà dépassé durant cette période le seuil annuel de 5000 euros, avec un plafond rehaussé à 7500 euros. Désormais, ce plafond retombe à son niveau normal de 5000 euros.

Les discothèques restent fermées

Alors qu’ils menaient un combat acharné pour une réouverture estivale et adaptée face au virus , les gérants de discothèques ont été refroidis par Olivier Véran mercredi à l’Assemblée nationale.

“La France a pris la décision de ne pas rouvrir les discothèques compte tenu de la situation sanitaire et des risques”, a tranché le ministre de Santé, actant leur fermeture jusqu’au 21 septembre.

Les mesures barrière restent en place

Le port du masque continue d’être obligatoires dans les transports en commun, ainsi que pour le personnel dans les bars et restaurants. Les clients doivent continuer à porter le masque lorsqu’ils se lèvent de leur table pour leurs déplacements dans l’établissement.

Des adaptations possibles sur la circulation des personnes

Le projet de loi organisant la sortie de l’état d’urgence sanitaire ce 11 juillet comporte de possibles restrictions jusqu’à l’automne, sur la circulation des personnes, l’accueil du public dans certains établissements ou les rassemblements.

Pour le ministre de la Santé Olivier Véran, l’essentiel de l’état d’urgence sanitaire “disparaît”, mais “ne pas conserver certaines mesures, ce serait faire comme si les risques de redémarrage (de l’épidémie) n’existaient pas”.

S’il fallait décider un nouveau confinement, tel celui mis en place à partir du 17 mars, le gouvernement devrait de fait de nouveau décréter un état d’urgence sanitaire.

Malgré tout, “ce texte voté début juillet signifie en fait que le confinement généralisé de la population comme on l’a connu ne pourra plus être ordonné”, explique au Figaro la députée (LREM) Marie Guévenoux , rapporteur du texte. “De même, à compter du 11 juillet, on ne pourra plus interdire sur tout le territoire la circulation au-delà des 100 km autour de chez soi comme cela a été le cas dans le cadre du déclenchement de l’état d’urgence sanitaire démarré le 23 mars dernier et prolongée le 11 mai dernier.”

Le Conseil constitutionnel considère de son côté que “l’interdiction de circulation des personnes et des véhicules ainsi que l’interdiction d’accès aux moyens de transport collectif de voyageurs ne peut être édictée que dans les territoires où une circulation active du virus a été constatée”. Et il juge que “l’interdiction de circulation des personnes ne peut conduire à leur interdire de sortir de leur domicile ou de ses alentours”, selon une décision consultée par l’AFP.

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Le trophée de la Ligue des champions exposé à Nyon en Suisse, le 16 décembre 2019.

LIGUE DES CHAMPIONS - Le PSG rencontrera l’Atalanta Bergame pour son quart de finale de la Ligue des champions, une rencontre qui sera disputée à Lisbonne à huis clos.

Le 23 août, le successeur de Liverpool sera connu au terme d’un tableau final avec des éliminations sur match sec.

Plus d’informations à venir...

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1,7 million d

EMPLOI - Usurpation de SIRET et activité partielle. Le parquet de Paris a annoncé ce vendredi 10 juillet enquêter sur des fraudes “massives” au chômage partiel, impliquant des “flux financiers internationaux”, qui ont occasionné “plus d′1,7 million d’euros” de préjudice.

Selon les premières investigations, “les demandes frauduleuses de versement d’indemnités se faisaient par télédéclaration en usurpant la raison sociale et le numéro d’identification SIRET d’entreprises existantes qui ne demandaient pas à bénéficier des aides à l’activité partielle”, explique dans un communiqué le parquet, qui s’est saisi lundi de deux enquêtes initiées par les parquets de Toulouse et Limoges.

Ce dernier s’est saisi lundi, au titre de sa compétence nationale en matière de lutte contre la criminalité organisée de très grande complexité (dite Junalco), de deux enquêtes ouvertes plus tôt par les parquets de Toulouse et Limoges pour “escroqueries en bande organisée aux prestations versées pour les salariés en situation de chômage partiel” et “blanchiment en bande organisée” de ces escroqueries.

1,7 million d’euros en jeu

Ces enquêtes ont été initiées “après la découverte de similitudes entre de nombreuses demandes d’autorisation d’activité partielle déposées par des entreprises”.

Selon une source proche du dossier, les enquêteurs soupçonnent “une organisation criminelle d’avoir monté une fraude depuis l’étranger”.

“Plus de 1.740 opérations frauduleuses sur tout le territoire national au nom de 1.069 sociétés différentes demandant des versements de fonds sur plus de 170 comptes bancaires différents” ont déjà été identifiées, détaille le parquet.

Selon lui, plus de 1,7 million d’euros ont été indûment versés par l’Agence de Services et de Paiement (ASP), chargée de gérer pour le compte du Ministère de l’Emploi l’indemnisation de l’activité partielle.

Toutefois, “le versement de plus de 6 millions d’euros a pu être suspendu dès la découverte des infractions”, précise-t-il.

“De nombreuses investigations, destinées notamment à mettre au jour les flux financiers internationaux issus de ces escroqueries, restent à effectuer”, souligne le parquet, observant qu’elles nécessitaient “une forte coopération internationale”.

Dès le confinement et pour pallier l’arrêt d’activité en découlant, le gouvernement a élargi la possibilité de recourir au chômage partiel en France. Selon le ministère du Travail, 7,2 millions de Français ont été en chômage partiel un ou plusieurs jours par semaine en mars, 8,7 millions en avril et 7,8 millions en mai.

Fin juin, l’ancienne ministre du Travail Muriel Pénicaud avait indiqué dans Challenges que les 3000 premiers contrôles sur les demandes de chômage partiel avaient débouché sur “850 suspicions de fraude” et quatre procédures pour “escroquerie”.

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Un centre de dépistage du coronavirus à Clichy-sous-Bois, le 22 mai 2020

CORONAVIRUS - Le dépistage du coronavirus est un des éléments clés dans la stratégie du gouvernement pour limiter la propagation et empêcher une deuxième vague. Pourtant, de nombreux témoignages affluent depuis quelques semaines sur des temps d’attente toujours plus longs pour prendre rendez-vous et effectuer un test PCR dans un laboratoire.

Une simulation rapide, effectuée par Le HuffPost sur le site Doctolib en région parisienne, montre que dans une grande majorité de cas, il faut attendre entre 5 à 10 jours pour trouver un créneau. Un engorgement qui représente une véritable gageure dans la période actuelle, ce dont ont bien conscience les laboratoires eux-mêmes. “On constate ces derniers jours une augmentation des demandes pour laquelle on n’arrive pas à faire face”, confirme le biologiste Anthony Mouchère à Europe 1 .

Contacté par Le HuffPost, Jean-Louis, président du Conseil National Professionnel de Biologie Médicale pointe du doigt les autorités sanitaires françaises et notamment les Agences régionales de santé (ARS). “L’engorgement est dû à l’attitude irresponsable des CPAM et des ARS qui lancent des invitations sur des zones déterminées et localisées, sans concertation préalable avec les laboratoires de la zone. Ces invitations envoyées par la poste sans tri préalable, ne présentent aucun caractère d’urgence, puisque ce sont des ‘points’ épidémiologiques, et que les taux de positivité sont extrêmement faibles”, explique-t-il au HuffPost.

Dans son viseur entre autres, la région Île-de-France où une grande opération de dépistage a été lancée sur une trentaines de communes de plus de 10.000 habitants. À cela s’ajoute, la demande des Français qui souhaitent ou doivent se faire dépister avant de partir en vacances, ou encore l’obligation pour les cas contact de se faire tester.

Le facteur humain: des biologistes épuisés

Ces incitations au dépistage, souligne Jean-Louis Pons, arrivent par ailleurs après une période d’intense activité qui a mis les biologistes à rude épreuve. “Il ne faut pas oublier que l’on sort de trois mois de confinement, que le personnel est à bout, fatigué. Il a besoin de vacances et de fait nous avons moins de monde”, souligne Jean-Louis Pons.

Ces demandes croissantes s’inscrivent par ailleurs dans un contexte où les biologistes doivent continuer à pratiquer les tests et prélèvements liés à d’autres pathologies. “Un biologiste peut s’occuper de 80 patients par jour maximum, or il y a 5.000 biologistes en France. Nous ne pouvons pas accélérer la cadence alors que le dépistage du nouveau coronavirus demande par ailleurs des précautions et une organisation particulière”, plaide-t-il.

Face à cette situation, explique Jean-Louis Pons, les laboratoires tentent de prioriser entre patients urgents et non urgents, faisant passer en premier les cas symptomatiques, les tests pré-opérations ou pré-accouchement. Une fois le test réalisé, les laboratoires ont l’obligation légale de délivrer les résultats dans les 24 à 48 heures.

Vraisemblablement, les laboratoires ne sont pas prêt de souffler. Jérôme Salomon, le patron de la Direction général de la santé (DGS), a indiqué que le gouvernement entendait amplifier les opérations de dépistage pendant l’été. Contactée par Le HuffPost, la DGS n’a pas encore donné suite à notre demande de réaction.

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Les scientifiques ont étudié le processus chimique de méthylation chez 104 labradors retriever et cela change le mode de calcul de son âge en années humaines.

ANIMAUX - Contrairement à une croyance répandue, il ne suffit pas de multiplier l’âge d’un chien par sept pour déterminer son âge en années humaines. Le vrai ratio évolue dans le temps, ont affirmé ce jeudi 9 juillet les Instituts de santé américains (NIH).

Une étude publiée dans la revue Cell Systems a analysé l’évolution de génomes de chiens au cours de leur vie et généré une nouvelle formule de calcul de leur vieillesse.

Tous les mammifères, hommes comme chiens, vivent les mêmes étapes de développement: la naissance, l’enfance, la jeunesse, la puberté, l’âge adulte et la mort. Les scientifiques ont identifié des marques chimiques sur l’ADN correspondant à ces différentes phases de la vie. Ce domaine de recherche se nomme l’épigénétique.

L’âge homme/chien devient plus complexe

Des molécules appelées groupes méthyles se fixent sur une partie de l’ADN, le faisant basculer dans une certaine position et le poussant vers la prochaine phase de son développement.

“Pour moi c’est comme lorsque vous regardez le visage de quelqu’un et vous essayez de deviner son âge en vous basant sur ses rides, ses cheveux gris ou d’autres caractéristiques, explique Trey Ideker de l’université de San Diego, qui a dirigé l’étude. Ce sont des caractéristiques similaires mais au niveau moléculaire.”

Trey Ideker et ses collègues ont étudié ce processus chimique de méthylation chez 104 labradors retriever, dont les âges variaient de quelques semaines à 16 ans. Il était ensuite comparé au processus de méthylation chez des humains.

Les chercheurs ont ainsi pu générer une formule complexe pour calculer de manière adéquate l’âge homme/chien. Selon celle-ci, un chiot de huit semaines a environ l’âge d’un bébé humain de neuf mois, les deux étant à l’étape de leur développement où les dents poussent. Un labrador a une espérance de vie de 12 ans en moyenne, ce qui correspond à 70 ans, soit l’espérance de vie humaine.

Une avancée pour les diagnostics

“J’aime promener mon chien en courant, et j’ai plus d’empathie pour lui qui a six ans maintenant”, assure le chercheur, son chien ayant l’équivalent de 60 ans en années humaines selon la formule.

Elain Ostrander, scientifique aux NIH et co-auteure de l’étude, note qu’elle a été conduite avec des labradors, mais que des recherches plus poussées pourraient inclure des races de chiens ayant une plus longue et une plus courte espérance de vie.

L’horloge épigénétique pourra notamment aider les vétérinaires dans leurs décisions de diagnostic et de traitement des animaux, conclut l’équipe de scientifiques.

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