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    Un an après Lubrizol, ces riverains racontent leur 26 septembre 2019

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 26 September - 18:01 · 1 minute

ENVIRONNEMENT - Pour eux, cette journée n’est pas d’abord celle du décès de Jacques Chirac. Samedi 26 septembre, un an jour pour jour après la catastrophe de Lubrizol , des centaines de personnes ont marché à Rouen pour réclamer justice et transparence à l’égard de l’État et des industriels.

Prenant la parole lors de l’arrêt du cortège, Gérald Le Corre, responsable santé/travail à la CGT, a exprimé la crainte d’“une nouvelle catastrophe” dans le secteur de Rouen, qui compte 13 autres sites Seveso seuil haut. “L’État et les industriels n’ont rien fait depuis un an”, a-t-il ajouté.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article , cette journée où un dense nuage de fumée noire a recouvert la ville normande a marqué à jamais toute une population. Au micro du HuffPost , des riverains du site et habitants de la région rouennaise venus manifester devant l’usine ont partagé leur souvenir de cette date fatidique.

On a laissé la maison ouverte. On est partis. C'est traumatisant. Thouraya, habitante de Rouen

Aujourd’hui l’enquête judiciaire suit toujours son cours. Le 27 février, Lubrizol a été mis en examen pour “déversement de substances nuisibles” et pour des manquements dans l’exploitation de son usine ayant porté une “atteinte grave” à l’environnement. De son côté, la commission d’enquête du Sénat a dénoncé en juin un suivi sanitaire ”à la fois tardif et incomplet” de la part du gouvernement.

Selon les assureurs, l’accident a suscité 2000 déclarations de sinistre: des dommages matériels causés par les fumées et les retombées de suie. En octobre 2019, on dénombrait 545 plaintes déposées contre Lubrizol .

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