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    Des milliers d'anti-masques manifestent à Berlin contre Merkel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 18 November - 16:53 · 3 minutes

ALLEMAGNE - Canons à eau et gaz lacrymogènes: la police allemande a tenté ce mercredi 18 novembre de disperser à Berlin une manifestation d’opposants aux mesures restrictives imposées par la pandémie de coronavirus parce qu’ils refusaient de porter un masque.

En milieu de journée, la police, déployée en masse, a ordonné la dissolution de ce rassemblement majoritairement pacifique d’entre 5000 et 10.000 personnes au pied de la porte de Brandebourg, en plein coeur de Berlin , après leur avoir enjoint sans succès, par haut-parleurs, de respecter les consignes sanitaires.

Elle a fait usage à plusieurs reprises de canons à eau et de gaz lacrymogènes, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article . Les participants, faisait fi des ordres de dispersion, scandaient “Honte! Honte !” sur l’avenue du 17-Juin, la longue artère qui part de la porte de Brandebourg.

Des policiers ont reçu des pierres, des bouteilles et des pétards, a également indiqué dans un tweet la police qui a procédé à presque 200 interpellations.

Les opposants aux restrictions étaient déjà à l’origine de plusieurs rassemblements cet été à Berlin , dont l’un, fin août, avait vu plusieurs centaines de manifestants forcer des barrières de sécurité pour atteindre les marches du siège de la chambre des députés, comme vous pouvez le revoir ci-dessous:

Au cœur des critiques, un projet de loi lié aux restrictions du Covid-19

Certains protestataires accusent le gouvernement d’ Angela Merkel de vouloir instaurer une “dictature” alors que depuis début novembre l’Allemagne a renforcé les restrictions pour tenter d’endiguer une seconde vague de contaminations plus forte que la première, au printemps. “Merkel doit partir!” et “Pas de dictature!” criaient d’ailleurs certains d’entre eux.

Ce rassemblement intervient alors que les législateurs allemands débattaient au même moment d’un projet de loi qui fournirait une base juridique au gouvernement pour émettre des règles de distanciation sociale, exiger le port de masques en public et fermer les magasins pour ralentir la propagation du virus. Le projet de loi a été facilement adopté par les deux chambres du parlement (Bundestag et Bundesrat).

Sur des groupes de discussion en ligne, certains des opposants n’hésitaient pas à comparer cette réforme à la loi sur les pleins pouvoirs octroyés à Adolf Hitler en 1933, à peine deux mois après son accession à la chancellerie.

Ces comparaisons ont suscité l’ire d’une partie des responsables politiques. La porte-parole du gouvernement, Ulrike Demmer, a rejeté ces accusations, rappelant qu’à l’époque le Reichstag avait dû renoncer à toutes ses prérogatives au profit du Führer.

“Vaccin encore plus dangereux que le virus”

“Je suis venue parce qu’on nous prend notre liberté”, assurait à l’AFP Bonny, une étudiante berlinoise portant un sac “Peace and love”. “Je veux pouvoir sortir, voyager, voir mes amis. Ce virus est certes dangereux mais (...) nous ne devons pas mettre le monde entier sous cloche”, ajoutait-elle.

De son côté, le quinquagénaire Achim Ecker, qui vit dans une communauté dans l’Etat régional du Brandebourg et affirme avoir toujours voté pour les Verts jusqu’ici, entendait marquer son opposition à l’obligation éventuelle de se faire vacciner contre le Covid-19. “Cela va trop vite, sans contrôle”, assurait-il alors que le ministre de la Santé, Jens Spahn, a affirmé qu’il n’y aurait aucune obligation. “Peut-être que ce vaccin est encore plus dangereux que le virus”, soulignait Achim Ecker.

Ces opposants aux mesures liées à l’épidémie de Covid-19 agrègent notamment militants antivaccins, citoyens inquiets des atteintes aux libertés publiques, anti-nucléaires mais aussi conspirationnistes ou encore sympathisants d’extrême droite.

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