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    En Australie, la moitié de la Grande Barrière de corail a péri en 25 ans

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 14 October - 07:33 · 3 minutes

Une photo non datée de la Grande Barrière de corail en Australie.

AUSTRALIE - La moitié des coraux de la Grande Barrière, en Australie , ont péri ces 25 dernières années, ont affirmé ce mercredi 14 octobre des scientifiques, qui avertissent que le réchauffement climatique est en train de bouleverser de façon irréversible cet écosystème sous-marin.

Une étude publiée dans le journal scientifique Proceedings of the Royal Society tire la sonnette d’alarme sur l’ampleur du déclin de tous les types de coraux depuis le milieu des années 1990 sur le site du nord-est de l’Australie, inscrit en 1981 au patrimoine mondial de l’Unesco.

Les espèces les plus grandes de corail -notamment celles en forme de table et celles à ramifications- sont celles qui ont été les plus affectées, au point pour certaines de disparaître de la partie la plus septentrionale de la Grande Barrière.

“Elles ont à 80 ou 90% disparu par rapport à il y a 25 ans”, a déclaré à l’AFP le professeur à l’Université James Cook, Terry Hughes, un des auteurs de l’étude.

“Ils offres les coins et les recoins dans lesquels nombre de poissons et de créatures se réfugient, et perdre ces énormes coraux tri-dimensionnels modifiera tout l’écosystème.”

Outre sa valeur inestimable d’un point de vue naturel ou scientifique, on estime que l’ensemble corallien qui s’étend sur 2300 kilomètres de long génère quatre milliards de dollars de revenus pour le secteur touristique australien.

La Grande Barrière pourrait perdre son statut au Patrimoine mondial, et ce en raison de sa dégradation qui est pour beaucoup due à la récurrence des épisodes de blanchissement des coraux, qui est la conséquence des bouleversements climatiques.

Le blanchissement est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration. Il est provoqué par la hausse de la température de l’eau qui entraîne l’expulsion des algues symbiotiques qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments.

Les récifs peuvent s’en remettre si l’eau refroidit, mais ils peuvent aussi mourir si le phénomène persiste.

Cinquième épisode en 2020

La Barrière est aussi menacée par les ruissellements agricoles, par le développement économique et par l’acanthaster pourpre, une étoile de mer dévoreuse de coraux.

Le nord de cet écosystème avait déjà subi en 2016 et 2017 deux épisodes sans précédent de blanchissement de ses coraux et l’Australie avait revu l’an dernier les perspectives de cet ensemble, les considérant désormais comme “très mauvaises”.

Avant cela, deux autres épisodes avaient été recensés en 1998 et 2002. Un cinquième a été observé en 2020, mais les dégâts n’ont pas été encore totalement évalués.

“La vitalité d’une population de coraux se caractérise par la présence de millions de coraux de toute taille, y compris les plus gros qui produisent l’essentiel des larves”, a déclaré un des co-auteurs, Andy Dietzel, de la James Cook University.

Terry Hughes a dit s’attendre à ce que les coraux continuent de mourir, à moins que les pays du monde entier ne respectent les engagements pris lors de l’Accord de Paris de 2015 pour contenir la hausse des températures mondiales sous les 2 degrés par rapport à leurs niveaux pré-industriels.

“Les espèces qui grandissent le plus vite mettent une décennie pour se rétablir à moitié”, a déclaré Terry Hughes. “Or les chances qu’on ait des décennies entre les sixième, septième et huitième épisodes de blanchissement sont proches de zéro car les températures continuent de grimper.”

Si les températures se stabilisent au cours du siècle sous les objectifs fixés par l’Accord de Paris , il se peut que les récifs se rétablissent partiellement.

“Nous ne pensons pas qu’ils se rétabliront dans la diversité que nous avons connue, historiquement”, relativise toutefois Terry Hughes. Si la hausse est de trois ou quatre degrés, alors il faudra “oublier”, poursuit-il.

À voir également sur Le HuffPost : La nurserie de la Grande Barrière de corail est encore plus grande que ce qu’on imaginait

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    Union européenne : la folie écolo nous pousse à la ruine

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Wednesday, 14 October - 02:40 · 7 minutes

Union européenne

Par Gérard Petit.

Ces positions, en phase avec les opinions publiques réceptives de certains pays membres influents, pourraient pourtant être mal reçues dans le reste du monde, et au final, se révéler contre-productives.

Ralliez-vous à mon panache vert !

Au travers des déclarations répétées de ses trois têtes politiques (le Conseil, le parlement, l’exécutif) le continent européen se déclare unilatéralement leader dans la lutte mondiale contre le changement climatique . Pour les besoins de la cause il affiche des objectifs surréalistes et au service de sa gouvernance, met en place un mécanisme lourd et complexe, truffé d’indices, de balises et d’échéances (ce qui parait rassurant). Il est surtout richement doté : on parle en effet de 1000 milliards d’euros pour alimenter cette machine à verdir les modes de vie ; et le domaine de l’énergie (productions, conversions, économies…) devrait être bien servi.

Mais en période de crise sanitaire et compte tenu du poids du plan de relance qu’elle a engagé, l’Europe peut-elle se permettre des libéralités climatiques à cette échelle ?

Étant donné le poids très relatif de l’Europe tout entière dans les émissions mondiales de GES, soit environ 10 %, le continent compte certainement sur un effet d’entraînement des autres par l’exemple, la hardiesse des mesures et leur soutien affiché sur le temps long. Mais n’est-ce pas se leurrer, surtout quand les objectifs annoncés peuvent décourager d’emblée d’éventuels imitateurs, les challengers ne devant pas se bousculer au portillon ?

À cet égard, il est frappant de constater que cette capacité à entraîner, pourtant fondamentale, doit sembler acquise aux décideurs européens, qui ne l’évoquent que rarement. Ils préfèrent se concentrer sur les preuves à apporter à leurs propres opinions, qu’au moins, l’Europe aura fait le job et méritera sa palme verte, nonobstant les conséquences pratiques pour son économie et son industrie, y compris, comme en France et ailleurs, le piétinement de schémas vertueux.

En effet, plus vert que vert apparaît comme une surenchère permanente dans une course intra-européenne, largement détachée des réalités du monde. Cette compétition fait également rage au sein même des États membres, et alors qu’on s’approche davantage des réalités, la criée n’est pas moins surréaliste !

Mais les pays d’Europe ne peuvent pas suivre l’Allemagne dans sa fuite en avant dispendieuse et inefficace , que seules son économie florissante et une opinion formatée peuvent permettre. Or, les pays suiveurs qu’elle appauvrirait sont également ses partenaires économiques. Ce risque de court-circuit destructeur, pourtant patent, semble ignoré Outre-Rhin, comme à Bruxelles.

Les orientations européennes en matière de transition n’intègrent pas, ou mal, les écarts de richesse ou les disparités. Tout juste prévoit-on, en se reniant au passage, que les pays les plus éloignés de la cible « neutralité » pourront avoir recours transitoirement (magie des mots), à des sources moins carbonées (le gaz naturel) pour se déprendre de leur charbon. Mais si le nucléaire ne peut être exclu de la panoplie, chaque État étant maître de sa politique énergétique, l’appui par des fonds européens lui est jusqu’ici fermé, compte tenu du poids des lobbies verts dans les instances européennes.

Tout est relatif

À même imaginer que l’Europe parvienne à remplir les objectifs formidablement ambitieux qu’elle s’est fixée, l’effet positif sur le climat de la planète restera forcément marginal, du fait du poids spécifique du continent. Cet effort ne ferait sens qu’additionné à beaucoup d’autres, peu ou prou de même magnitude.

À cet égard, il n’est pas douteux que comme les Européens, la plupart des pays du monde a saisi qu’une cinétique climatique inédite et porteuse de lourds nuages était à l’œuvre ; essayer d’y faire face (comprendre lutter contre ses causes et ses effets), à la mesure de chacun, était autant un devoir local qu’une solidarité globale. Tous ou presque l’ont déclaré au cours de la COP 21 à Paris .

Par ses retentissantes annonces, l’Europe apparaît comme un continent opulent qui pourrait dépenser des sommes effarantes au nom de la cause verte, en investissement des collectivités et des industriels et en appui par la puissance publique. Mais les résultats sont jusqu’ici bien relatifs, voire franchement médiocres. Si on considère la variable clé de réduction des émissions de GES, on peut en effet rêver d’un mécanisme d’entraînement plus incitatif.

La réalité est encore plus préoccupante, les sommes dévolues au Green Deal et à ses épigones le sont forcément au détriment d’autres actions urgentes voire urgentissimes, lesquels besoins, plus profonds et plus structurels, ne se mesurent pas seulement au prisme de la crise sanitaire actuelle .

Rien ne dit que bien que conscients de la situation, les autres pays auront la volonté et surtout la capacité de faire ce qu’il conviendrait de faire, à nos canons. La Chine vient d’ailleurs d’annoncer qu’ elle vise désormais 2060 pour l’atteinte de sa neutralité carbone ; or, si l’on en croit les climatologues, un retard de dix ans pour cet acteur, poids lourd des émissions, est un élément qui pèsera sensiblement, étant donné la course contre la montre engagée.

Plus globalement, on peut faire le constat que le modèle social européen n’a pas ou peu essaimé et que l’Europe est davantage regardée comme une singularité que comme un exemple, voire comme un exemple à ne pas suivre.

L’exception ne confirmera pas la règle

L’îlot européen n’existe pas lié aux autres, non seulement par le climat et ses évolutions, mais aussi par mille et une relations politiques et commerciales. Le monde est… mondial. Pour soutenir son niveau de vie, l’Europe est très largement dépendante de matières premières importées, en particulier dans le domaine vital de l’énergie ; même si elle annonce en la matière un futur ascétique au demeurant bien peu crédible et à l’acceptation incertaine, une dépendance de premier ordre perdurera.

On peut même envisager la situation paradoxale où, dans un monde qui ne suivrait pas sa politique climatique, avec les règles et normes drastiques qu’elle implique, l’Europe pourrait se marginaliser ; certes, nous dépéririons pour la bonne cause, une maigre consolation.

Il faut d’emblée chasser l’image d’une Europe havre de paix climatique et bio-diverse au milieu d’un monde moins vertueux et qui aurait perdu la partie.

Pour citer de Gaulle, a contrario , on peut gagner la bataille d’Europe et perdre la guerre mondiale, forcément embarqués dans un navire qui n’aurait pas suivi le bon cap.

Fonds de commerce

Mais nos gouvernants font forcément ces constats basiques. Dès lors, quelles sont leurs motivations réelles ?

Il est clair que l’évolution du climat et plus largement la protection du vivant sur la planète sont de belles causes qui jusque là ont été plutôt mal servies. Il n’est que temps de se raviser et d’essayer d’infléchir des trajectoires qui amplifient encore les dégâts. Mais de grâce, qu’on active alors les bons leviers !

De fait, le verdissement de son fonds de commerce est devenu incontournable à tout mouvement politique qui souhaite être un tant soit peu écouté, et le kaléidoscope comporte désormais toutes les nuances de vert. Mais il est clair que la couleur, ses tonalités et ses intensités, ne suffisent pas à qualifier ces évolutions. D’autres dimensions moins avouables sont à considérer, comme l’opportunisme, l’utilitarisme, le pragmatisme, le panurgisme, qui relativisent grandement une noblesse de vue affichée en général sans continence.

L’écologie est désormais un incontournable mais elle est surtout un référentiel politique très souvent déconnecté des réalités écologiques. Nous arrivons à des surenchères lues d’abord comme des positionnements politiques, avant d’analyser et comprendre leurs possibles impacts et donc leur signification ; en plein irréalisme, les chiffres qui ont pris leur autonomie ne font plus guère sens.

Ainsi l’objectif de réduction des émissions européennes de GES en 2030 avec comme référence 1990, qui était de 40 %, vient d’être proposé à la hausse par la Commission à 50 % (voire 55 %), immédiatement challengé à 60 % par le parlement !

Une telle course à l’échalote ruine le crédit que l’on peut accorder à ce chiffre qui structure pourtant toute la démarche, transformant l’Europe verte en figure de proue d’un navire chimérique.

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    Des sénateurs veulent interdire les vidéos lancées automatiquement au nom de l’écologie

    news.movim.eu / Numerama · Friday, 9 October - 12:57

Des sénateurs proposent des mesures pour interdire le lancement automatique des vidéos, au nom de l'environnement, dans le cadre d'un texte reprenant plusieurs pistes de la Convention citoyenne pour le climat. [Lire la suite]

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    Des arguments scientifiques face à la phrase climatosceptique "un demi-degré, c'est rien"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 7 October - 07:37 · 2 minutes

ENVIRONNEMENT - “Oh ça va, c’est pas un demi-degré qui va changer le monde”. Cette phrase, on l’a tous entendu au moins une fois. Il faut dire que les occasions sont de plus en plus nombreuses de débattre de notre impact sur le réchauffement climatique : emballement des émissions de gaz à effet de serre, montée des océans et du niveau de la mer, fortes chaleurs, fonte de la banquise, des glaciers et du pergélisol...

En général, cette phrase est prononcée par votre oncle climatosceptique lors d’un dîner de famille. Ou par ce mec très libéral croisé sur les réseaux sociaux qui vous dit que l’environnement c’est bien, mais que l’écologie punitive c’est mal.

Le problème, c’est que cette phrase, malgré les prédictions du Giec , elle semble à première vue assez logique. Après tout, on voit des écarts de température énormes sur la planète. Alors pourquoi quelques dixièmes de degré changeraient-ils quelque chose? Eh bien, pour des raisons pas si évidentes, qu’on va vous expliquer dans ce nouveau numéro de “ L’enver(t) du décor ”, le podcast environnement du HuffPost .

Vous pouvez l’écouter en haut de l’article, mais surtout en vous abonnant sur Apple Podcasts ou Spotify (ou toute autre application de podcast ). Vous pouvez également retrouver tous les numéros sur cette page dédiée . Si vous avez apprécié cet épisode, n’hésitez pas à commenter et à vous abonner.

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    Un an après Lubrizol, ces riverains racontent leur 26 septembre 2019

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 26 September - 18:01 · 1 minute

ENVIRONNEMENT - Pour eux, cette journée n’est pas d’abord celle du décès de Jacques Chirac. Samedi 26 septembre, un an jour pour jour après la catastrophe de Lubrizol , des centaines de personnes ont marché à Rouen pour réclamer justice et transparence à l’égard de l’État et des industriels.

Prenant la parole lors de l’arrêt du cortège, Gérald Le Corre, responsable santé/travail à la CGT, a exprimé la crainte d’“une nouvelle catastrophe” dans le secteur de Rouen, qui compte 13 autres sites Seveso seuil haut. “L’État et les industriels n’ont rien fait depuis un an”, a-t-il ajouté.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article , cette journée où un dense nuage de fumée noire a recouvert la ville normande a marqué à jamais toute une population. Au micro du HuffPost , des riverains du site et habitants de la région rouennaise venus manifester devant l’usine ont partagé leur souvenir de cette date fatidique.

On a laissé la maison ouverte. On est partis. C'est traumatisant. Thouraya, habitante de Rouen

Aujourd’hui l’enquête judiciaire suit toujours son cours. Le 27 février, Lubrizol a été mis en examen pour “déversement de substances nuisibles” et pour des manquements dans l’exploitation de son usine ayant porté une “atteinte grave” à l’environnement. De son côté, la commission d’enquête du Sénat a dénoncé en juin un suivi sanitaire ”à la fois tardif et incomplet” de la part du gouvernement.

Selon les assureurs, l’accident a suscité 2000 déclarations de sinistre: des dommages matériels causés par les fumées et les retombées de suie. En octobre 2019, on dénombrait 545 plaintes déposées contre Lubrizol .

À voir également sur Le HuffPost : Avant les municipales 2020, on est allés voir les sinistrés de Lubrizol à Rouen

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    Pourquoi manger local ne sauvera pas la planète

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 22 September - 09:12 · 1 minute

CLIMAT - L’alimentation, c’est un quart des émissions de CO2 dans le monde, et ça c’est énorme. Alors ça vous est arrivé, à vous aussi, ne dites pas non, d’hésiter au rayon légumes frais. Entre les courgettes d’Espagne et celles qui viennent de Picardie. Bon, le prix n’était pas le même, mais vous vous êtes dit “c’est quand même mieux pour la planète d’acheter des produits locaux, direct au producteur”.

Oui mais voilà, il y a un gros problème: la part du transport dans la pollution lié à l’alimentation, c’est… accrochez-vous…uniquement 6%. A première vue donc, l’empreinte carbone de votre assiette dépend de beaucoup d’autres choses. Alors, acheter et manger local, est-ce que ça ne servirait pas un peu à rien? C’est ce qu’on va décrypter dans ce premier épisode de l’Enver(t) du décor… le podcast environnement du HuffPost .

Vous pouvez l’écouter ci-dessous ou en vous abonnant ( Apple Podcasts , Spotify , ou toute autre application de podcast ). Vous pouvez également retrouver tous les numéros sur cette page dédiée . Si vous avez apprécié cet épisode, n’hésitez pas à commenter et à vous abonner.

EMBED

Sources

Voici les différents articles, études et documents utilisés pour la réalisation de ce podcast:

pollution
légume de saison
fruit de saison
méthane
viande
boeuf
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    Au Groenland, un iceberg de 113km2 se détache de l'Arctique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 14 September - 20:04 · 2 minutes

ENVIRONNEMENT - Conséquence directe du réchauffement climatique et des températures plus élevées au Groenland, une masse de glace de 113 km2 vient de se détacher du plus grand glacier existant encore dans l’Arctique, le glacier 79 N, ont annoncé ce lundi 14 septembre des scientifiques danois.

“Nous observons une augmentation de la vitesse (de désintégration) sur cette calotte de glace, la plus grande restante”, a déclaré à l’AFP Jason Box, professeur de glaciologie à l’institut géologique du Danemark et du Groenland, GEUS.

Sur les images satellites diffusées par le GEUS, que vous pouvez voir dans la vidéo en tête de cet article , on peut constater que de vastes surfaces de glace se sont désormais séparées de ce gigantesque glacier du nord-est du territoire arctique , qui débouche dans le “fjord 79” (“Nioghalvfjerdsfjorden”).

Il est normal qu’un glacier relâche de temps à autre des icebergs, mais pas d’immenses plateformes gelées de cette taille.

Températures records en 2019 et 2020

Depuis 1999, la calotte de glace du glacier 79 N a perdu 160 km2, soit une superficie presque deux fois plus importante que celle de l’île de Manhattan, a souligné l’institut dans un communiqué. Ces deux dernières années, ce phénomène s’est accéléré .

“Si les étés chauds comme ceux que nous avons observés ces deux dernières années se multiplient, ils vont contribuer davantage encore à l’accélération de l’élévation du niveau de la mer à l’échelle mondiale”, a expliqué le chercheur.

La fonte de la calotte glaciaire du Groenland a entraîné une hausse du niveau des océans de 1,1 centimètre entre 1992 et 2018, avaient calculé les auteurs d’une étude parue en décembre dernier dans la revue Nature . D’après une récente étude de l’Université de Lincoln (Royaume-Uni), la diminution des surfaces gelées au Groenland devrait contribuer à hauteur de 10 à 12 cm à la hausse du niveau des mers d’ici 2100.

Dans la région, les températures ont augmenté d’environ 3° depuis 1980 et se sont établies à des niveaux records en 2019 et 2020.

Un glacier voisin, le Zachariae, a quant à lui vu la disparition de sa plateforme glaciaire en 2015 après un processus similaire de désintégration. À partir du début des années 2000, il avait perdu quelque cinq milliards de tonnes de glace par an.

À voir également sur Le HuffPost: La canicule accélère la fonte des glaciers alpestres, l’un d’entre eux menace de s’effondrer