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    Coronavirus: Castex appelle au port du masque pour se prévenir d'une 2e vague

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 11:10 · 2 minutes

POLITIQUE - “La meilleure façon de combattre une éventuelle deuxième vague, c’est de la prévenir.” En déplacement à Dijon ce vendredi 10 juillet, ville qui était récemment le théâtre d’affrontements violents, Jean Castex s’est exprimé sur la crainte d’un rebond épidémique en France , comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article.

Car depuis plusieurs jours, nombreux sont les scientifiques à alerter sur les risques d’une seconde vague de covid-19 plus précoce que prévue, et ce malgré des indicateurs sanitaires toujours au vert.

Ces professeurs, à l’image du président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy regrettent notamment l’abandon des gestes barrière élémentaires . Et les responsables politiques sont loin, d’ailleurs, de montrer un parfait exemple .

L’occasion pour Jean Castex de formuler, depuis Dijon, un petit rappel sanitaire. “J’ai demandé, je vous le dis au passage à tous les acteurs, je vois que c’est le cas de certains d’entre vous, à porter le masque de plus en plus. Pour nous prévenir au mieux d’une éventuelle deuxième vague de l’épidémie sur laquelle je n’ai pas d’informations ni officielles ni cachées”, a expliqué le chef du gouvernement, ajoutant: “la meilleure façon de la combattre, c’est de la prévenir.”

Véran appelle à la “vigilance”

Un peu plus tôt dans la journée, c’est le ministre de la Santé Olivier Véran, qui observait, au micro de BFMTV, un “relâchement dans les comportements” visant à limiter la transmission du Covid-19. Il appelait alors les Français à la “vigilance au quotidien”, même si la circulation du virus est à ce stade “maîtrisée”.

“Les Français ont envie de vacances, envie d’oublier tout ce qu’ils ont vécu au cours de ces mois. (...) Il y a une chose qu’ils ne doivent pas oublier, ce sont les gestes barrières”, a-t-il déclaré.

“Ils ne doivent pas oublier que le virus circule, il ne faut pas que ce soit omniprésent dans leur tête, il ne faut pas vivre dans l’angoisse permanente, il faut vivre dans la vigilance”, a fait valoir le ministre. Un rappel qui vaut aussi pour ses collègues du gouvernement. “Il faut qu’on soit impeccable” , a expliqué le ministre de la Santé alors que Jean-Jacques Bourdin lui faisait remarquer l’absence de distanciation sociale pendant les récentes passations de pouvoir.

À voir également sur Le HuffPost: “Aucune pandémie ne ressemble à une autre”: l’avertissement de Roselyne Bachelot à la commission d’enquête Covid

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    Fin de l’état d’urgence sanitaire… ou état d’exception au quotidien ?

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · 08:43 · 3 minutes

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Par Frédéric Mas.

Nous sommes officiellement sortis du régime d’exception instauré par l’état d’urgence sanitaire, mais toutes les mesures exceptionnelles n’ont pas été levées, certaines se prolongeant jusqu’en septembre. Même quand il s’agit de la santé et des libertés individuelles des citoyens, Emmanuel Macron privilégie la solution du « en même temps ».

En favorisant une sortie progressive de la situation d’exception, le gouvernement en normalise les pratiques et rend de plus en plus improbable le retour à la situation antérieure en matière de libertés publiques.

La fin de l’état d’urgence sanitaire mais…

Face à l’épidémie de Covid-19, le gouvernement avait déclaré le 24 mars dernier l’état d’urgence sanitaire, état d’urgence qui devait s’éteindre en mai. Il a été finalement prolongé jusqu’au 10 juillet. Mayotte et la Guyane devraient aussi continuer à vivre son le régime d’exception jusqu’au 30 octobre.

Un projet de loi adopté le 2 juin par l’assemblée nationale organise « la sorte de l’état d’urgence », c’est-à-dire le maintien de certaines dispositions de l’état d’urgence et cela jusqu’en novembre.

La loi sur la sortie de l’état d’urgence sanitaire n’autorisera pas le retour à un confinement strict, même en cas de seconde vague épidémique, mais conserve certaines mesures restrictives de libertés pendant 4 mois.

Ainsi, le premier ministre pourra continuer à réglementer ou interdire la circulation des personnes et des véhicules (avion et bateau) ; ordonner la fermeture ou réglementer l’ouverture de certains établissements ; limiter les rassemblements sur la voie publique ; prolonger le port du masque obligatoire dans les transports ; imposer des tests virologiques.

Le Pouvoir continue de croître

Les libertés de circuler et de commercer ne sont donc pas sorties intactes de l’état d’urgence, et tout le monde est en train de s’accommoder de cette situation, au plus grand bénéfice de la croissance du Pouvoir pour paraphraser Bertrand de Jouvenel .

Comme pour l’état d’urgence sécuritaire, discrètement, l’Etat continue de grignoter l’espace des libertés individuelles sans remettre en question une seule minute son fonctionnement autoritaire et bureaucratique.

Pourquoi n’avoir pas rétabli franchement le régime de libertés publiques antérieur à la crise ? Pourquoi vouloir absolument ménager la chèvre et le chou, au risque d’acclimater les gouvernés à la gouvernance de l’administration par-delà les formes de l’état de droit ?

Car si normalement la sortie totale de la situation de crise devrait ramener au statu quo ante , les précédents en la matière sont loin d’être rassurants. On se souvient qu’au nom de la guerre contre le terrorisme, plusieurs dispositions des régimes d’exception en matière de sécurité ont été intégré au droit commun . La multiplication des lois liberticides favorise la création de lois « post état d’urgence » comme par exemple la loi SILT de 2017.

Il nous faut rester vigilants jusqu’à ce que l’Etat revienne totalement sur le régime d’exception qui perdure au nom de la crise sanitaire disparaisse totalement, et que la liberté de circuler et de commercer soient totalement rétablie.

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    Tenté par la voiture ou le vélo électriques? Ce qui peut encore vous freiner (ou pas)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 08:30 · 4 minutes

La crise sanitaire actuelle est l’occasion pour les Français d’interroger leurs habitudes et d’initier des changements en matière de modes de vie et de déplacement. Du changement volontaire aux modifications contraintes, par crainte de promiscuité et par prudence, la mobilité des Français se retrouve aujourd’hui chamboulée. Qu’en restera-t-il demain et après-demain?

S’agissant de l’ automobile , avant la crise, le marché du véhicule électrique était entravé par plusieurs freins. Il répondait en partie aux aspirations symboliques des conducteurs, au travers de son innovation et de ses vertus pour la planète. Pour autant, nombreux ne parvenaient pas à trouver voiture à leur pied parmi les modèles existants, notamment pour des raisons fonctionnelles. Habitabilité insuffisante, style loin d’être au goût de tous, ou perception d’un usage trop court et citadin… les raisons de freiner s’additionnaient.

Malgré l’émergence encore timide du “as a service”, la question du prix restait épineuse, tout comme celle encore plus complexe de la recharge, en particulier pour ceux vivant en copropriété. Si les intentionnistes pensaient à une simple prise, c’est souvent avec surprise qu’étaient découvertes les problématiques de bornes. Puissance, vote en assemblée générale, financement et délai d’installation déboulaient alors dans le rétro d’un circuit client que l’on rêvait moins sinueux.

Pourtant aujourd’hui, tout semble indiquer que le véhicule électrique va bondir . Deux axes forts qui touchent à des leviers essentiels sur ce marché sont bien en train de prendre de la vitesse. Les signaux tarifaires, s’ils restent bien moins forts que chez les précurseurs norvégiens qui continuent de limoger le thermique à marche forcée via de lourdes taxes (à l’achat, en ville, en matière de parking…), notre pays fait le choix de signaux positifs et d’encouragements encore plus nombreux, cumulables et significatifs.

Les infrastructures: le plan 100.000 bornes prévoit quant à lui de tripler le nombre de points de recharge d’ici à 2021, ainsi qu’un fonds pour mutualiser les investissements en copropriété. Cela sera-t-il suffisant pour démocratiser pleinement ce type de véhicule? La crise jouera-t-elle jusqu’au bout son rôle d’accélérateur de tendances? Il est certain que ceux qui hésitent à embrayer trouveront moins de raisons structurelles à invoquer, mais cela sera-t-il suffisant pour faire réellement basculer massivement les comportements d’achat?

Quant aux solutions de mobilité alternative, elles conduisent à toutes les promesses. Déjà largement amorcées dans les grandes agglomérations et partout en France au travers du co-voiturage notamment, il y a fort à parier que les Français vont poursuivre l’adoption des modes alternatifs. Dans la capitale, les usagers nous le disent: l’idée de prendre le métro masqué et bondé rebute encore certains, alors que l’offre d’alternatives se dévoile, toujours plus riche. La RATP elle-même a franchement encouragé les reports sur d’autres modes, tandis que l’Etat mise sur le forfait mobilité durable.

Dernier né en date et non moins remarqué, l’Angell bike qui veut aussi tirer son épingle du jeu, y compris hors des grandes agglomérations, où les ventes de vélo électriques se développent d’ores et déjà. Il prend lui aussi à bras le corps les freins de son marché grâce à la technologie. Anti-vol et facilitation des usages du vélo pour les moins sportifs d’entre nous. Même pari, à Paris, chez Veligo, qui veut nous mettre le pied à la pédale, via la location.

Mais les vélos électriques tiendront-ils, quant à eux, la distance une fois l’hiver venu? En outre, le développement des infra structures -ici les pistes cyclables– s’avère tout comme sur le marché du véhicule électrique une dimension fondamentale de l’équation. Rappelons-nous la disparition des vélos jaunes de la marque Ofo pourtant si prometteurs, tandis que l’on a vu exploser le nombre de trottinettes électriques sur nos trottoirs.

Côté conducteurs et usagers… Du vélo électrique à l’auto partage, en passant par le véhicule électrique et/ou autonome et les nouveaux transports de masse ou encore LE MAAS… C’est bien à l’échelle de systèmes d’offres que les Français devront désormais arbitrer. En complément des usages, c’est aussi les systèmes de valeur, les freins et les leviers d’adhésion aux nouvelles solutions qui doivent être regardés pour décrypter et prédire ce que seront les nouveaux comportements. Tout comme l’étude en profondeur des parcours clients. Jusqu’à présent, lors de nos enquêtes sur les véhicules électriques, nous rencontrions surtout des détenteurs urbains, masculins, aguerris, à l’aise financièrement, à la recherche d’un véhicule compact, et très déterminés à prendre cette route. Des éclaireurs en somme, des persévérants de l’électrique. Ou encore, des conducteurs moins singuliers, mais drivés par un employeur incitatif et très aidant.

Si observer l’évolution de ces profils et parcours avec davantage d’acuité semble désormais essentiel, tout laisse à penser que tous les signaux sont au vert pour voir émerger d’autres profils, d’autres usagers de la mobilité électrique.

A voir également sur Le HuffPost : Greenpeace déploie une banderole sur une grue de Notre-Dame à 80m de hauteur

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    Porter un masque ou le manger, le dilemme proposé par ce restaurateur indien

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 08:04 · 1 minute

CORONAVIRUS - Pour encourager les habitants à porter des masques, ce restaurant situé en Inde dans l’État de Tamil Nadu, a imaginé une nouvelle recette. Les équipes proposent désormais un pain plat en forme de masque surnommé le “mask parotta”, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus .

L’objectif est de sensibiliser les habitants à sortir couvert. “Beaucoup d’entre eux sont encore réticents à le faire”, précise le manager du restaurant à Reuters .

Ce parotta est vendu 50 roupies (60 centimes d’euros) et a développé son succès grâce aux réseaux sociaux, notamment sur Twitter. Certaines personnes ont même surnommé le restaurant “cuisine corona”.

Mais si le lieu a décidé de s’engager pour éviter la propagation de l’épidémie de coronavirus, c’est que l’état du Tamil Nadu est le second territoire du pays à être le plus touché. Plus d’un million de cas de coronavirus ont déjà été détectés.

Selon les autorités locales , 30% des habitants ne porteraient pas le masque en-dehors de chez eux.

À voir également sur Le HuffPost: Une invasion de criquets surprend cette ville près de New Delhi

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    Véran assure qu'aucun reconfinement en Mayenne n'est prévu pour le moment

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 07:44 · 1 minute

CORONAVIRUS - La situation en Mayenne est de plus en plus préoccupante. Depuis le 25 juin, le nombre de personnes contaminées par le nouveau coronavirus a été multiplié par quatre, et le département vient d’être placé en “situation de vulnérabilité” par Santé Publique France.

Pour le moment cependant, il n’est pas question d’envisager un reconfinement du territoire a assuré ce vendredi 10 juillet, le ministre de la Santé Olivier Véran sur BFMTV-RMC, face à Jean-Jacques Bourdin .

″À ce stade, il n’est pas lieu de l’envisager puisque nous sommes déjà en train de maîtriser la circulation du virus”, a tenu à rassurer celui qui a été confirmé à son poste lors du récent remaniement, insistant par ailleurs sur l’importance de maintenir les gestes barrière.

Interrogé sur les situations de reconfinement en Allemagne et en Australie, Olivier Véran a assuré que “la France était prête à empêche une deuxième vague” et  les autorités restaient vigilantes: “Nous avons plus d’un million de nouveaux cas chaque semaine dans le monde. Le virus régresse dans notre pays mais il augmente dans d’autres. Nous restons donc très vigilants”.

En Mayenne, entre le 25 et le 30 juin, le nombre de nouveaux cas positifs au Covid-19 est passé de 54 à 109 puis de 109 à 219 entre le 30 juin et le 6 juillet. Pour parer à une nouvelle multiplication, un plan de dépistage massif du Covid-19 sera lancé la semaine prochaine, à commencer par Laval. Pas moins de 300.000 personnes sont concernées.

“Nous allons tester l’ensemble des Mayennais par étapes. Nous allons cibler la semaine prochaine les habitants de Laval et de la commune voisine de L’Huisserie, puis le sud du département et à la fin l’ensemble des Mayennais”, a annoncé le directeur général de l’Agence régionale des Pays de la Loire (ARS), Jean-Jacques Coiplet, lors d’une visioconférence.

À voir également sur Le HuffPost: Les gestes barrières, grands absents des passations aux ministères

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    Pandémie aux USA : le problème des maisons de retraite

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · 03:35 · 8 minutes

pandémie

Par Peter C. Earle.
Un article de l’Institut américain pour la recherche en économie (AIER)

À la fin du mois de juin, de nombreux gouverneurs ont remis en vigueur des mesures coronavirus qui étaient en cours d’arrêt. Pourquoi ? En raison d’une prétendue flambée de nouvelles infections Covid-19. D’autres États ont suspendu la levée progressive de leur confinement, et cela malgré le fait que les décès américains du Covid-19 ont diminué de 90 % par rapport à leur pic.

L’État de Washington envisage de faire du refus de porter un masque un délit. Le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, a imposé de nouvelles interdictions pour les visiteurs venus d’autres États, assorties du commentaire :

« En plus des forces de l’ordre, […] j’attends des personnes telles que les réceptionnistes d’hôtels […] qu’elles interrogent les voyageurs venant de certains États. »

Le candidat démocrate à la présidence Joe Biden a mentionné que s’il gagnait la présidence il pourrait y avoir une obligation fédérale de porter le masque. La présidente de la Chambre des représentants a rapidement exprimé son soutien d’une telle mesure.

Tout cela et d’autres actualités, indiquent que plutôt que d’approcher de la fin de la crise créée par l’État, nous pourrions être au seuil d’un nouveau commencement. Le fait que l’augmentation du nombre d’infections puisse résulter principalement de l’augmentation massive des tests ne semble effleurer personne, ni dans l’administration ni dans les médias.

Ils ne se sont pas aperçus non plus que la circulation beaucoup plus large de l’épidémie, avec beaucoup de cas à symptômes modérés ou traités comme bénins, devrait réduire les inquiétudes : il semble que le nombre de personnes infectées par le nouveau coronavirus est largement supérieur à ce qui avait été estimé précédemment, avec des conséquences faibles voire nulles.

Ajoutons le fait que la reprise des infections peut être partiellement attribuée aux troubles à l’ordre public ayant suivi le décès de George Floyd. La prévalence des nouvelles infections Covid-19 parmi la génération Z et les millenials – sans compter leur prévalence dans les emplois qui demandent des tests, comme la restauration rapide et les services – est certainement liée à l’hypocrisie du personnel politique qui leur a ordonné de rester à la maison, sans travailler et sans vie sociale, tout en réagissant avec un silence assourdissant lorsque les manifestations, les défilés et les émeutes se sont produits.

Remarquez la tendance récente des données en Californie :

Ou dans le Minnesota :

Alors que d’autres statistiques relatives au bilan de l’épidémie de nouveau coronavirus se confirment, certains motifs commencent à apparaître au grand jour.

On peut dire avec de plus en plus de certitude que les États ayant confiné ont eu quatre fois plus de décès que ceux qui ne l’ont pas fait. De même, l’efficacité des masques se révèle douteuse , ainsi que la distanciation sociale en l’absence de tests et de suivi de contacts, dont l’efficacité est de plus contestable .

La presse n’a pas vu ou a ignoré une révélation plus importante contenue dans le déluge de données. À l’AIER nous avons remarqué les taux de mortalité stupéfiants dans les unités de soin de longue durée lors de la troisième semaine de mai.

Il y a à peine quelque jours le New-York Times a publié que 54 000 décès causés par le Covid-19 soit 43 % de tous les décès aux États-Unis, sont à déplorer parmi les résidents et le personnel des maisons de retraite :

« Dans 24 États, les résidents et le personnel décédés comptent pour la moitié, voire plus de la moitié, de tous les décès causés par le virus. De plus, le taux de décès des personnes infectées en relation avec des maisons de retraite est plus élevé que dans la population générale. La médiane du taux de létalité – le nombre de décès divisé par le nombre de cas – dans les établissements à données fiables est de 17 %, soit nettement au-dessus du taux de létalité de 5 % au niveau national. »

L’État de New York n’est pourtant que l’un des États qui ont publié des décrets ayant augmenté le bilan humain du virus.

« Les États qui ont publié des décrets semblables à celui de Cuomo ont enregistré des résultats sinistrement comparables. Le Michigan a perdu 5 % des quelques 38 000 résidents de maisons de retraite en raison du Covid-19 depuis le début de l’épidémie. Le New-Jersey en a perdu 12 % sur plus de 43 000 résidents. En Floride, où de tels transferts ont été empêchés, seulement 1,6 % des 73 000 résidents de maisons de retraite sont décédés du virus. La Californie, après avoir commencé à prendre une réglementation comme celle de New-York, l’a vite révisée. Jusqu’à présent elle a perdu 2 % de ses 103 000 résidents en maison de retraite. »

Et il faut garder à l’esprit que ce chiffre moyen de 43 % est très fortement tiré vers le bas car cinq États ont eu zéro mort en maison de retraite tandis que d’autres États ont eu jusqu’à 80 % de leurs décès en maison de retraite.

L’horreur de cette actualité est renforcée lorsqu’on examine attentivement le document qui a servi de base aux politiques de confinement. L’avant dernier paragraphe de l’article original de 2006 dans Nature – qui a servi de modèle pour les confinements – intitulé « Stratégies pour réduire les effets d’une pandémie grippale », indique :

« Le manque de données nous empêche de modéliser de manière fiable la transmission dans le contexte important des institutions d’hébergement (par exemple maisons de repos, prisons) et des établissements de soins ; il est tout de même nécessaire de prévoir dans le détail des antiviraux, des vaccins et des mesures de contrôle d’infection pour ces établissements. Nous ne présentons pas de projection de l’impact de mesures de protection individuelle (par exemple des masques) sur la transmission, en raison une fois de plus du manque de données sur leur efficacité. »

Le manque apparent de réflexion au sujet des personnes présentes en établissement de soins de longue durée par les épidémiologistes et les décideurs politiques, ainsi que le nombre totalement disproportionné de décès dans cette population, donne le contexte d’une série de mesures hâtives et furtives prises par les politiciens pour se dédouaner de leurs responsabilités, et accroître leur pouvoir.

Il est donc de plus en plus évident que, bien qu’ils aient entraîné l’économie des États-Unis dans une dépression artificielle, en détruisant des dizaines de milliers d’entreprises et la vie de millions de citoyens, en élevant le niveau de violence familiale , de divorces , d’usage de drogues et de suicides , les politiques des administrations américaines ont échoué à protéger le segment le plus vulnérable de la population : les personnes en maisons de retraite et autres établissements de soins de longue durée.

En plus de tout cela, bien qu’il se soit écoulé 14 ans entre la publication des articles de « stratégies » et leur mise en œuvre dans le monde réel, il semble qu’aucune étude n’ait été faite pour étendre leurs conclusions à ces populations particulièrement exposées.

Il s’agit bien entendu d’un problème bien plus vaste que l’incapacité des méthodes de calcul les plus complexes à intégrer et prendre en compte des phénomènes de science sociale. La sensibilité des personnes âgées ou en institution, et en particulier celles souffrant de problèmes de santé préexistants, a été une préoccupation omniprésente dans pratiquement tous les protocoles médicaux.

Pourtant, entre les années 1970 et aujourd’hui, la connaissance humaine au sujet de la prévention et du contrôle des maladies – le produit d’institutions informelles et de mœurs culturelles – a été oublié ou perdu ; et dans un tel vide des décisions autoritaires prises d’en haut se sont répandues sur des bases scientistes : des technocrates brandissant des modélisations à base d’agents .

Les Américains s’attendent à ce que leurs agences d’État mentent et à ce que leur pronostics et leurs diagnostics échouent. Les échecs de la réglementation sont largement plus courants que les réussites, et les réussites – quand il y en a – sont toujours et partout de véritables sources de conséquences inattendues.

Bien loin de produire de meilleures réactions, les modèles et les simulations utilisés comme des guides détaillés (plutôt que comme des indicateurs de haut niveau plutôt abstraits) amplifient au lieu d’atténuer les échecs de la planification centralisée.

La réaction à la pandémie de coronavirus guidée par les modèles, qui comporte désormais le sacrifice direct du segment de la population le plus vulnérable au virus , n’en est que le dernier.

Il rejoint la masse croissante des épisodes parmi lesquels on trouve la réaction de la Fed au boum financier des années 20, et plus récemment la destruction de l’Irak pour cause d’armes de destruction massive qui n’ont jamais existé ainsi que la piteuse réaction à l’urgence de l’ouragan Katrina.

Pourquoi continuons-nous à les écouter ?

Sur le web

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    Votre entreprise est-elle un cluster? Voici comment vous en assurerz

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 02:17 · 4 minutes

VIE DE BUREAU - Pause café, repas convivial, discussion dans les couloirs. Le retour au travail a-t-il signé celui des petites habitudes? Lorsque l’heure du déconfinement a sonné, la vie de bureau que les Français ont retrouvé ne ressemblait pas à celle qu’ils avaient quittée mi-mars.

Mais, depuis, notre attention portée à certains gestes de protection s’est un peu relâchée. “Le port du masque dans les transports ou le lavage des mains sont des choses qui sont restées, mais par contre, les gestes de distanciation sociale plus généraux sont en train de se perdre”, soulignait ainsi le professeur Jean-François Delfraissy le 9 juillet.

Dans le même temps, dans le point épidémiologique hebdomadaire publié le 2 juillet par l’institut Santé Publique France pour surveiller, alerter et analyser les données concernant le Covid-19, une autre donnée faisait son apparition. Sur la période du 9 mai au 1er juillet, les entreprises publiques comme privées forment le 2e lieu de clusters, juste après les établissements de santé. C’est plutôt logique puisque le retour au travail a été massif pendant cette période.

La répartition des clusters en France entre le 9 mai et le 1er juillet.

Mais cela peut soulever des inquiétudes. Êtes-vous bien sûr d’être au clair sur ce qu’il faut faire ou non quand vous êtes au travail? Faisons le point sur ce qui est de la responsabilité de l’employeur et ce à quoi vous pouvez vous-même faire attention.

Les conditions que l’entreprise doit assurer

Chaque collaborateur doit pouvoir disposer d’un espace lui permettantde respecter la règle de distanciation physique d’au moins un mètre par rapport à toute autre personne

Selon le “protocole national” publié par le ministère du Travail et dont la dernière mise à jour date du 24 juin, voici ce que chaque entreprise doit mettre en place:

- Chaque collaborateur doit pouvoir disposer d’un espace lui permettant
de respecter la règle de distanciation physique d’au moins un mètre par rapport à toute autre personne (ex. autre salarié, client, usager, prestataire, etc.).

- Lorsque la distanciation physique pourrait être accidentellement rompue, ou lorsque l’activité professionnelle n’en permet pas par nature le respect, les précédentes mesures de protection doivent être complétées.

- Une aération régulière des espaces de travail et d’accueil du public est organisée si possible (pendant 15 minutes toutes les 3 heures) ; sinon, on s’assurera d’un apport d’air neuf adéquat par le système de ventilation. Selon Jean-François Doussin , professeur de chimie atmosphérique à l’Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne interrogé par Le HuffPost, “l’air extérieur est assez diluant pour que les gouttelettes contaminées de virus soient diluées. Dans les espaces clos, il faut réanalyser les systèmes de ventilation et faire entrer de l’air extérieur au maximum.”

- Nettoyer régulièrement avec un produit actif sur le virus SARS-CoV-2 les objets manipulés et les surfaces y compris les sanitaires. Nettoyer les rampes d’escalier deux fois par jour.

- Éliminer les déchets susceptibles d’être contaminés dans des poubelles à ouverture non manuelle

-  À l’intérieur du bâtiment, un sens unique de circulation doit être mis en place avec marquage lisible au sol pour éviter les croisements, les retours en arrière. Sens unique dans les ateliers, couloirs, escaliers (si plusieurs montées d’escaliers). Si la configuration du bâtiment le permet, les portes d’entrées et de sorties doivent être différenciées afin d’éviter le croisement des personnes.

- Réorganisation des horaires pour éviter les arrivées nombreuses des salariés,
clients, fournisseurs ou prestataires.

- Ascenseurs : limiter le nombre de personnes pour respecter la distance d’au moins un mètre et afficher clairement les consignes sur les paliers.

Ce que vous pouvez faire à votre niveau

Porter un masque dès la distanciation n’est pas possible. Vous laver les mains régulièrement. Tousser dans le creux de votre coude. Eviter les embrassades.

- Porter un masque dès que la distanciation n’est pas possible. Vous laver les mains régulièrement. Tousser dans le creux de votre coude. Éviter les embrassades.

- Rester vigilant dans les moments de sociabilisation où le port du masque peut être plus compliqué : pause café, déjeuner en premier chef.

- Le ministère du Travail parle aussi de “l’autosurveillance par les salariés de leur température”. Les entreprises n’ont pas le droit d’obliger leurs salariés à un contrôle obligatoire de la température, plus encore si c’est elle est consignée quelque part. En revanche, il est de la responsabilité de chacun et chacune de prendre sa température lorsque l’on pense avoir de la fièvre et d’agir en conséquence.

- Aux toilettes, un geste simple peut limiter la contamination. “Il ne faut pas oublier que le covid entraîne des symptômes intestinaux, rappelle Jean-François Doussin. En allant aux toilettes, on pense beaucoup au risque de contamination par le contact, il existe un autre facteur de risque lorsque l’on tire la chasse d’eau. Cela peut générer de l’aérosol contaminé, principalement sous forme de grosses gouttelettes.” Cela implique une attention accrue aux toilettes : outre la désinfection très régulière des lieux et des surfaces de contact, il faut aussi systématiquement baisser le battant des toilettes avant de tirer la chasse d’eau pour se protéger des projections.

À voir également sur Le HuffPost : “Le masque entraîne des irritations, voici ce qu’il faut faire pour préserver sa peau”

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    Coronavirus : l’immunité de groupe est-elle un mirage ?

    news.movim.eu / JournalDuGeek · Yesterday - 16:15 · 1 minute

© Angelo Esslinger / whitesession – Pixabay

Dans la course à l’immunité au SARS-Cov-2, la ligne d’arrivée est encore bien loin. En début d’épidémie, beaucoup s’accrochaient à l’espoir que l’immunité développée par les malades suffirait à endiguer la propagation du virus, grâce à un mécanisme baptisé “immunité de groupe”. Le concept est simple : lorsqu’une majeure partie d’une population (75 à 90% selon les différentes sources) développe une immunité à un micro-organisme, elle sert de “bouclier” à la partie de la population non-immunisée. Mais plus les recherches avancent, et plus il semble évident qu’aucune immunité de groupe ne sera atteinte, tout du moins pas en l’absence d’un éventuel vaccin. C’est en tout cas l’hypothèse que vient corroborer une étude espagnole massive parue dans The Lancet, et réalisée sur plus de 60.000 personnes.

D’après les chercheurs à l’origine de l’étude, la prévalence de la maladie ne serait pas suffisante pour espérer cette issue, car l’immunité ne durerait que très rarement plus de quelques semaines. En définitive, cela signifie que seule une très faible partie de la population serait immunisée à un instant t. “ Dans cette situation, la distanciation sociale et l’effort pour identifier et isoler les nouveaux cas et leurs contacts sont impératifs pour le contrôle de l’épidémie dans le futur ”, explique l’équipe de recherche.

L’article du Lancet précise également que les résultats de cette étude font écho à ceux de même nature réalisés en Chine et aux États-Unis, et renforcent l’idée que les particules virales génèrent au mieux une immunité à relativement court terme, un peu comme le rhume. Cela imposera d’adapter notre future stratégie vaccinale pour provoquer une immunité assez longue et tenace pour être efficace en pratique, car en l’absence d’immunité de groupe d’origine naturelle, une campagne de vaccination de qualité et à grande échelle apparaît comme la seule façon d’endiguer la pandémie. Il faudra donc attendre patiemment l’aboutissement des nombreux essais cliniques en cours, et ne plus se raccrocher à l’espoir d’une immunité de groupe providentielle qui arriverait de nulle part.