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    Coronavirus: pourquoi on a du mal à prendre au sérieux le vaccin russe de Poutine, Spoutnik V

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 11:07

Pourquoi on a du mal à prendre au sérieux Spoutnik V, le vaccin de Poutine

CORONAVIRUS - Vladimir Poutine a annoncé que la Russie aurait développé un vaccin “efficace” contre le coronavirus et que sa fille l’aurait testé. Baptisé “ Spoutnik V ”, il serait disponible dès le 1er janvier, selon les déclarations du président russe le 11 août. Mais le Monsieur Covid-19 de Donald Trump , le Dr Fauci, est très sceptique (voir la vidéo ci-dessous). Et il n’y a pas que lui . Fake news or not fake news?

À voir également sur Le HuffPost : Concernant le vaccin russe, le Dr Anthony Fauci partage ses sérieux doutes

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    Cette molécule en spray nasal pourrait protéger de la COVID-19

    news.movim.eu / JournalDuGeek · 3 days ago - 10:55 · 2 minutes

Crédits : NIAID / NIH.

Cette molécule pourrait altérer la seconde vague de contamination qui sévit actuellement en cette période de pandémie de COVID-19 . Elle s’appelle AeroNabs et a été mise au point par deux chercheurs en chimie pharmaceutique de l’université de Californie à San Francisco (UCSF). « Si AeroNabs est aussi efficace que nous l’anticipons, elle pourrait modifier la course de cette pandémie à travers le monde » , clame Aashish Manglik, l’un des co-inventeurs du dispositif médical dans un communiqué relayé par Science Daily . Avec son collègue Peter Walter ainsi que d’autres chercheurs, il détaille leur découverte dans une étude encore en pré-publication sur bioRxiv . AeroNabs se constitue d’un anticorps à domaine unique (à ne pas confondre avec les anticorps monoclonaux anti-COVID-19 étudiés actuellement) ou « nanobody . » Il s’agit d’un fragment moléculaire d’un anticorps, d’une taille dix fois inférieure à celle de la molécule entière d’origine. Chez certaines espèces de camélidés (lamas, chameaux et dromadaires) ou de poissons cartilagineux, ce fragment – qui, en général, ne devrait avoir aucun pouvoir immunitaire – est capable de reconnaître un antigène, molécule étrangère, et d’agir comme un anticorps normal. Plus petit et plus stable que la molécule complète, l’anticorps à domaine unique peut ainsi être synthétisé facilement.

AeroNabs a été découvert après un tri de plus de deux milliards de « nanobodies » synthétiques collectés par le laboratoire des deux chercheurs américains. L’un d’eux, Nb6, s’est révélé être un parfait bloquant de la protéine Spike du coronavirus SARS-CoV-2 . Pour rappel, cette protéine de surface (représentée en rouge dans la photo ci-dessus) montre une « couronne » aux cellules respiratoires cibles. Elle s’insère ensuite comme une clé dans les domaines récepteur-grippant (RBD) de leurs protéines de surface appelées ACE2 . Une fois la connexion réalisée, le virus s’introduit dans la cellule et l’utilise pour se reproduire en masse et démarrer l’infection. Nb6 s’agrippe à la protéine Spike avant qu’elle ne rentre en contact avec ACE2, et empêche ainsi à un virion de SARS-CoV-2 d’infecter une cellule cible. Pour renforcer l’efficacité du système, les chercheurs californiens ont même réussi à tripler leur molécule : mNb6-tri peut ainsi bloquer complètement les trois segments de couronne de la protéine Spike. Selon des tests menés sur des exemplaires du virus conservés à l’Institut Pasteur de Paris, cette molécule triple serait ainsi 200 000 fois plus efficace que le « nanobody » seul, même à faible dose. « Son efficacité est telle qu’elle surpassait notre capacité à la mesurer » , se félicite Peter Walter. Insérée dans l’ADN d’une bactérie inoffensive ou d’une levure capable ensuite de la fabriquer, la molécule AeroNabs peut être déployée dans le corps humain facilement. La combinaison AeroNabs-microbe peut, en plus, être diffusée par le biais d’un simple inhalateur ou d’un spray nasal . Si elle réussit le test des essais cliniques sur des malades humains, elle pourrait constituer le premier traitement préventif contre la COVID-19 .

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    Vaccin russe contre le coronavirus: les doutes du docteur Fauci

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 10:31 · 1 minute

CORONAVIRUS - Vladimir Poutine a annoncé que la Russie a développé un vaccin “efficace” contre le coronavirus . Baptisé “ Spoutnik V ”, il sera disponible dès le 1er janvier a affirmé le président russe ce 11 août.

À la suite de cette révélation, le Dr Anthony Fauci , expert américain en maladies infectieuses et Monsieur Covid-19 de la Maison-Blanche, s’est exprimé sur National Geographic . Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus, il a fait part de ses sérieux doutes. “Avoir un vaccin et prouver qu’un vaccin est sûr et efficace sont deux choses différentes”, explique-t-il pour commencer.

L’expert a détaillé durant l’interview, que les États-Unis ont “une demi-douzaine de vaccins ou plus” en développement et pourraient commencer à les administrer dès “la semaine prochaine” si “nous voulions prendre le risque de blesser beaucoup de gens, ou de leur donner quelque chose qui ne fonctionne pas”. “Mais ce n’est pas comme ça que ça marche”, a-t-il déclaré.

“J’espère donc, mais je n’ai pas entendu de preuves me donnant le sentiment que c’est le cas, que les Russes ont prouvé de manière définitive que le vaccin est sûr et efficace”, a poursuivi le Dr Anthony Fauci. “Je doute sérieusement qu’ils aient fait cela.”

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    L’OMS déconseille certains soins dentaires à cause du coronavirus

    news.movim.eu / JournalDuGeek · 3 days ago - 09:50 · 1 minute

Crédits : Movidagrafica / Pixabay.

Prenez soin de vos dents, mais, soyez prudents, reportez votre prochaine visite de routine chez le dentiste. Tel est, en substance, le message qu’a voulu faire passer l’Organisation mondiale de la santé ( OMS ) hier. « Nous suggérons d’éviter ou de minimiser toutes les procédures générant des aérosols (en particulier en dentisterie) , a déclaré le docteur Benoit Varenne, du Programme de santé bucco-dentaire de l’OMS lors d’une visioconférence. Nous recommandons de donner la priorité aux urgences bucco-dentaires et de repousser les visites de routine à caractère non-essentielle pour la santé buccale. » L’intention est avant tout de protéger les praticiens plus que les patients .

Malgré leur port systématique du masque durant une intervention, les dentistes s’exposent toujours à d’importantes projections de gouttelettes provenant de la bouche et de la gorge de leurs patients. Pour rappel, ces gouttelettes constituent le moyen principal de transport des particules virales du coronavirus de la COVID-19. Malgré les tuyaux d’aspiration rapide de la salive utilisés systématiquement en dentisterie, des équipements à haute vitesse, à ultrason ou à pulvérisation (comme la terrible fraise dentaire) entraînent forcément des projections. Par ailleurs, les cabinets et établissements dentaires doivent s’assurer de l’existence d’une climatisation fonctionnelle dans les locaux pour réduire les risques de maintien du virus en suspension dans l’air. L’OMS soutient néanmoins la nécessité de procéder à des soins dentaires réguliers . « Les maladies dentaires sont un fardeau de santé négligé dans de nombreux pays et on estime que près de 3,5 milliards de personnes (dans le monde) sont touchées par des affections bucco-dentaires. » Malheureusement, la pandémie actuelle affecte déjà le secteur puisque « 75% des États membres de l’OMS auraient affirmé que leurs services dentaires avaient été partiellement ou complètement perturbés » par la menace de la COVID-19.

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    À Bruxelles, le masque devient obligatoire partout en extérieur

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 06:55 · 2 minutes

Le masque devient obligatoire dans l

BELGIQUE - Le port du masque devient obligatoire dans l’espace public à compter de ce mercredi 12 août sur tout le territoire de la région de Bruxelles pour lutter contre la propagation du coronavirus , a annoncé le gouvernement régional.

Il l’était déjà dans la plupart des lieux publics clos depuis le 11 juillet pour toutes les personnes âgées d’au moins 12 ans. La généralisation de l’obligation dans les 19 communes de la région s’explique par le franchissement du seuil de 50 contaminations quotidiennes pour 100.000 habitants (plus de 600 nouvelles infections par jour sur ce territoire d’environ 1,2 million d’habitants), selon un communiqué.

“Ce mercredi 12 août 2020, le taux d’incidence sur le territoire bruxellois a atteint la moyenne des 50 cas de contamination au Covid-19 par 100.000 habitants sur les 7 derniers jours”, est-il expliqué. “Le port d’un masque couvrant le nez et la bouche est donc désormais obligatoire pour toute personne âgée de 12 ans et plus dans les lieux publics et dans les lieux privés accessibles au public sur l’ensemble du territoire de la Région de Bruxelles-Capitale”, ajoute le gouvernement régional.

L’obligation ne concerne pas à ce stade les provinces des deux autres régions de Belgique, la Flandre néerlandophone (nord) et la Wallonie francophone (sud).

Quelques exceptions au port du masque obligatoire

À Bruxelles, la réglementation prévoit toutefois des exceptions. Le port du masque n’est pas obligatoire “lors de la pratique d’un sport, de l’accomplissement d’un travail physique intensif sur la voie publique, et pour les personnes porteuses d’un handicap qui ne leur permet pas le port d’un masque ou d’un écran facial”, est-il encore indiqué.

La Belgique, pays d’environ 11,5 millions d’habitants, a passé mercredi la barre des 75.000 personnes contaminées par le Covid-19 depuis le début de la pandémie (75.008), un chiffre de nouveau en progression depuis juillet . Il y a eu près de 10.000 morts (9879 recensés mardi) soit l’un des plus forts taux de mortalité au monde.

Le comptage des autorités belges est l’un des plus exhaustifs du monde puisque sont intégrés les décès possiblement liés au virus sans que cela ait pu être prouvé par un test.

À voir également sur Le HuffPost : Pour Castex, l’épidémie de coronavirus évolue “dans le mauvais sens”

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    Le masque bientôt imposé sur les lieux de travail?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 17:51 · 1 minute

Jean Castex, ici en déplacement à Montpellier, le 11 août 2020.

PORT DU MASQUE - Lors d’un déplacement au CHU de Montpellier ce mardi 11 août, Jean Castex a durci le ton face à une “situation épidémiologique (qui) évolue dans le mauvais sens”.

“Je le dis avec une forme de gravité: si nous ne réagissons pas collectivement, nous nous exposons à un risque élevé de reprise épidémique qui sera difficile à contrôler”, a prévenu le chef du gouvernement.

Après un conseil de défense consacré à l’épidémie dans la matinée, le Premier ministre a aussi indiqué qu’il allait “demander aux préfets de se rapprocher des élus locaux pour étendre le plus possible l’obligation du port du masque dans les espaces publics”.

Lors de son déplacement à Montpellier, Jean Castex s’est aussi exprimé sur le port du masque en entreprises, où il n’est pour le moment pas obligatoire.

Le Premier ministre a ainsi indiqué qu’il avait demandé aux ministres du Travail et de l’Économie “de voir comment on peut au maximum généraliser sur le lieu de travail le port du masque”, en rappelant qu’ils étaient “régis par des protocoles qui ont été le plus souvent négociés branche par branche”.

“Il n’y a pas deux lieux de travail qui se ressemblent, c’est pour ça que l’application de mesures absolument systématiques est parfois contraire à l’effet recherché”, a-t-il ajouté, comme on peut l’entendre dans la vidéo ci-dessous .

Mi-juillet, les entreprises représentaient 25% des clusters en cours d’investigation (en augmentation de 5% par rapport au 1er juillet), alors qu’elles étaient plutôt absentes au plus fort de l’épidémie quand télétravail et chômage partiel s’imposaient.

À voir également sur Le HuffPost : Pour Castex, l’épidémie de coronavirus évolue “dans le mauvais sens”

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    Pourquoi le vaccin russe Spoutnik V contre le coronavirus n'est pas plus avancé ses concurrents

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 15:01 · 5 minutes

Comme une quarantaine, ce militaire russe a fait partie des cobayes qui ont testé, en juin, le vaccin Spoutnik V.

CORONAVIRUS - Spoutnik V déjà en orbite? L’annonce par Vladimir Poutine de la sortie du tout premier vaccin contre le virus SARS-CoV-2 a surpris la communauté scientifique autant que le public et les chancelleries du monde entier. Berlin a par exemple mis en doute “sa qualité, son efficacité et sa sécurité”. Baptisé du nom du premier satellite artificiel, lancé par l’URSS en 1957, le vaccin de l’Institut Gamaleya a de quoi, en apparence, faire la fierté des autorités russes qui pariaient depuis des mois sur sa réussite.

Dans la course au traitement préventif où figurent des centaines de laboratoires, les scientifiques russes auraient ainsi emporté la mise, battant sur le fil les 27 autres candidats déjà en stade des essais cliniques ...et tout particulièrement les cinq vaccins déjà en phase 3 de tests, la toute dernière étape avant la mise sur le marché.

Le procédé révélé est une double injection à vecteur viral: cette technologie développée dans les années 2010 utilise des virus vivants pour transporter son ADN dans les cellules du patient. Plusieurs laboratoires prestigieux, eux aussi dans la course à l’éradication du Covid-19, ont décidé de parier sur cette méthode à l’efficacité déjà prouvée: AstraZeneca en Grande-Bretagne, CanSino biological en Chine...ou l’ Institut Pasteur en France. Mais il y a un problème.

Phase 3 inexistante pour Spoutnik V

Si l’on consulte la toute dernière liste, datée du 10 août, produite par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recensant les vaccins à l’essai dans le monde entier, on trouve cinq noms d’entreprises ayant lancé la fameuse phase 3: des tests cliniques sur des milliers d’individus, dont la durée ne peut être inférieure à plusieurs mois. Ces entreprises sont AstraZeneca, Sinovac, Sinopharm, Moderna , et Pfizer...l’institut Gamaleya n’en fait pas partie.

Et pour cause: pour Spoutnik V, la phase 3 n’aura pas lieu...ou plutôt, elle aura lieu en même temps que la commercialisation. En approuvant la mise sur le marché du vaccin, les autorités russes ont estimé par la voix du président Vladimir Poutine lui-même que “le vaccin marche très bien, donne une véritable immunité” et “a passé tous les contrôles nécessaires”. En conséquence, il sera mis à disposition des Russes, puis de pays étrangers qui l’ont déjà commandé, comme l’Arabie Saoudite.

Dans le même temps pourtant, le président du Fonds Direct d’Investissement russe (RDIF), qui finance largement les recherches, Kirill Dmitriev, a ainsi annoncé que la phase 3 des essais cliniques commençait “ce mercredi”, date à laquelle la distribution du vaccin va commencer...

“Coup médiatique”

Les premiers destinataires du vaccin feront donc office de sujets tests, comme l’a expliqué à l’agence de presse russe RIA Novosti le président de l’Institut Gamaleya, Alexander Ginsburg: la première vague de vaccination “sera équivalente à une phase 3 clinique, étant donné que les personnes traitées resteront sous notre supervision”. Nul ne sait aujourd’hui combien de doses seront produites pour cette “phase 3″ déguisée en lancement commercial, ni quel type de contrôle sera exercé sur les patients.

Pourtant, “la phase 3 est essentielle” s”inquiète l’infectiologue canadien Isaac Bogoch. Elle sert à estimer l’efficacité du vaccin, mais aussi pour “identifier de potentiels effets secondaires rares”. À la fin du mois de juillet, lorsque Pfizer a annoncé la phase 3 de ses essais cliniques, c’est l’enrôlement de 30.000 personnes, réparties dans 120 sites, qui a été programmé. Rien de tout cela dans le cas russe, qui mélange essais cliniques et mise à disposition pour le grand public.

Un flou qui a déclenché l’irritation (prudente) de l’OMS, face à ce que beaucoup considèrent comme comme un “coup” médiatique. “La préqualification de tout vaccin passe par des procédés rigoureux” s’est ainsi permis Tarik Jasarevic, le porte-parole de l’Organisation, peu de temps après l’annonce russe. Il est vrai que depuis le début, le laboratoire russe s’est peu embarrassé du respect des règles habituelles.

Le flou ne s’arrête pas là

Lorsque Gamaleya a annoncé que son traitement était prêt pour la phase 1 clinique, au début du mois de juin, les autorités ont décidé d’appuyer un grand coup sur l’accélérateur. Au lieu de recruter des candidats, procédure parfois longue, l’armée russe a été mise à contribution pour fournir des cobayes. Une étape menée sur 40 patients, dont les résultats n’ont pas été publiés, avant que s’enclenche tout de suite après une phase 2 aux contours encore plus flous.

Comme le rapportait le site Bloomberg le 20 juillet dernier, on ne sait ni le nombre ni le nom des personnes ayant testé Spoutnik 2 durant la phase 2, mais le média évoque un système où des dizaines de Russes “ayant des contacts en haut lieu” ont pu bénéficier du traitement préventif. La fille de Vladimir Poutine qui s’est vu inoculer le virus, d’après son père, pourrait en faire partie. Sur cette procédure expresse, les données sont rares, au point que le fameux document de l’OMS qui ne fait pas figurer Gamaleya en phase 3 clinique...ne le fait pas non plus figurer en phase 2, mais en phase 1!

Pas de doute, le vaccin russe a donc été mis au point avec des méthodes qui sortent des sentiers battus et des précautions sanitaires habituelles. Au-delà de la question de l’efficacité de Spoutnik V, cette attitude pose un problème éthique pour Isaac Bogoch : “Je comprends que nous voulions tous un vaccin le plus vite possible. Mais nous ne pouvons pas prendre de raccourci.”

À voir également sur Le HuffPost : Pourquoi n’a-t-on jamais trouvé de vaccin contre les coronavirus

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    Poutine annonce que la Russie a développé le premier vaccin anti-Covid-19

    news.movim.eu / JournalDuGeek · 4 days ago - 11:20 · 2 minutes

© Angelo Esslinger / whitesession – Pixabay

Ce matin, pour la première fois au monde, un vaccin contre le Covid-19 a été enregistré ”. Cette phrase ne provient pas d’un laboratoire de recherche, ni de Didier Raoult, ni même de l’OMS : elle a été prononcée par… Vladimir Poutine. Le président russe persiste et signe même, en assurant qu’il offrait une “ immunité durable ” et que sa propre fille se l’était fait inoculer. « Elle a participé à l’expérience « , a-t-il précisé, expliquant qu’elle n’avait eu qu’un petit peu de fièvre. Le ministre de la Santé russe Mikhail Murashko, également présent lors de l’annonce, explique que le vaccin aurait passé “ tous les contrôles nécessaires ”. Il affirme que les volontaires auraient développé “un nombre élevé d’anticorps anti-Covid-19” , et qu’ “ ”aucun d’entre eux n’a eu de graves complications ”. Il estime également qu’elle pourrait durer “deux ans ”.

Des tests concluants mais une méthodologie obscure

Cette annonce intervient à peine quatre mois après l’annonce de l’existence de ces vaccins expérimentaux. En effet, développer un vaccin est un processus très long, mais dont la durée est justifiée par un très grand nombre de précautions en matière santé publique. A l’époque, ils avaient fait réagir à cause de la rapidité exceptionnelle  et des méthodes de la procédure, jugées préoccupante par la communauté scientifique. Par exemple, les scientifiques du centre Nikola Gamaleïa qui a mis au point ce vaccin ont fait grand bruit en mai dernier. Plusieurs d’entre eux se seraient injectés personnellement le vaccin afin de le tester sur eux-mêmes, une pratique controversée et en rupture avec tous les protocoles habituels. Toutefois, Murashko affirme que sa priorité est la “sécurité inconditionnelle quant au recours à ce vaccin et quant à son efficacité ”.

Ces inquiétudes surgissent donc aujourd’hui, mais qu’importe pour Poutine : d’après différentes agences de presse russes relayées par France Info, le vaccin sera lancé dès le premier janvier 2021. “Plusieurs millions de doses ” devraient ainsi être mises en circulation à cette date. Mais d’ici-là, il faudra bien du courage à ceux qui souhaiteraient avoir accès au protocole expérimental initial ou aux essais cliniques. Ce vaccin est en effet développé en collaboration étroite avec le Ministère de la Défense, et demeure pour l’instant la chasse gardée des russes… Il sera intéressant d’observer les réactions de la communauté scientifiques et les retours sur l’efficacité du vaccin.