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    À Rio de Janeiro, une déferlante de déchets plastiques s'est échouée sur la plage

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 5 January - 20:08 · 1 minute

ENVIRONNEMENT - Une vague de plastique...Le surfeur et champion du monde Kelly Starter ne s’attendait certainement à découvrir ce genre de rouleaux quand il s’est rendu sur la plage de São Conrado, au Brésil . Sur ses réseaux sociaux, il a publié samedi 2 janvier les images de centaines de milliers de déchets plastiques échoués sur le sable.

Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus , ce sont des centaines -voir des milliers- de bouteilles, de sacs, d’objets en tout genre, tous en matière plastique, qui se sont échoués sur cette plage de Rio de Janeiro . On y trouve même une tête de poupée et un ballon de football...

L’organisation gouvernementale brésilienne, l’Instituto Mar Urbano, est allée constater d’elle-même les dégâts. Sur son compte Instagram , l’institut explique que cette pollution est causée par différents facteurs. Les déchets jetés par négligence par l’Homme dans la nature tout d’abord qui rejoignent ensuite les égouts. Puis ceux jetés directement dans les cours d’eau qui se jettent dans l’océan. Les déchets des décharges emportés par le vent qui atterrissent eux aussi dans l’eau. Ceux qui s’échappent leur transport et enfin ceux qui sont mal éliminés par les circuits de nettoyage.

D’après WWF , le Brésil était en 2019 le quatrième producteur de plastique au monde. Et de nombreuses ONG alertent sur la faiblesse importante de son système de recyclage. On estime ainsi que 7,7 millions de tonnes de plastique se retrouvent dans des décharges à ciel ouvert au Brésil, une grande partie du reste se déversant dans les océans, lacs ou rivières.

À voir également sur Le HuffPost: Ce champion d’apnée espérait un “monde d’après” pour l’environnement: il a vite déchanté

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    En Norvège, 50% des voitures vendues sont électriques, une première mondiale

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 5 January - 16:11 · 1 minute

Une voiture électrique en cours de rechargement à Oslo, en Norvège.

ENVIRONNEMENT - La Norvège est devenue en 2020 le premier pays au monde où les voitures électriques ont représenté plus de 50% des nouvelles immatriculations annuelles, selon les chiffres d’un organisme spécialisé publiés mardi 5 janvier.

Selon le Conseil d’information sur le trafic routier (OFV), les véhicules électriques ont eu une part de marché de 54,3% en 2020 contre 42,4% en 2019.

Les ventes de voitures électriques pour décembre ont battu un nouveau record mensuel, à 66,7%, portées par l’arrivée de nouveaux modèles, montrent les chiffres de l’OFV.

Les quatre modèles neufs les plus vendus dans le pays nordique - Audi e-tron , Tesla Model 3 , Volkswagen ID.3 et Nissan Leaf - étaient tous à propulsion électrique. Le cinquième - la Golf de Volkswagen - a une version rechargeable mais les statistiques ne distinguent pas les types de motorisation.

La Norvège, pionnière de la mobilité électrique

Plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, la Norvège est aussi une pionnière de la mobilité électrique grâce à une politique fiscale extrêmement avantageuse.

Contrairement aux voitures diesel ou essence très lourdement taxées, les voitures propres y sont notamment exemptes de quasiment toute taxe, ce qui les rend compétitives à l’achat.

Le pays nordique, où l’électricité est quasi intégralement d’origine hydraulique, nourrit l’ambition que toutes ses voitures neuves soient “zéro émission” à compter de 2025.

“Nous sommes définitivement en bonne voie d’atteindre la cible fixée pour 2025” affirme le directeur de l’OFV Oeyvind Thorsen cité par Reuters.

À voir également sur Le HuffPost : La voiture électrique bientôt débarrassée d’un inconvénient majeur?

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    Des scientifiques ont transformé du CO2 en carburant d’aviation

    news.movim.eu / JournalDuGeek · Monday, 28 December - 13:00 · 1 minute

Photo by Ross Parmly on Unsplash

Si l’industrie aéronautique tente de réduire son impact environnemental, en utilisant des carburants alternatifs plus écologiques, le secteur de l’aviation représente toujours 5 % des émissions anthropiques de gaz à effet de serre . Des scientifiques, de l’université d’Oxford, on fait une découverte qui pourrait bouleverser l’industrie. Ils ont réussi à transformer du CO2 en carburan t et promettent ainsi d’avoir des avions à propulsion conventionnelle avec des émissions nettes nulles. « Cela contraste avec les carburants à réactions produits à partir de sources fossiles d’hydrocarbures où le processus de combustion libère le carbone fossile et le place dans l’atmosphère sous forme de carbone aérien, dioxyde de carbone » note les scientifiques dans leur étude publiée dans la revue Nature Communication. Cette expérience inverse le processus pour transformer ce dioxyde de carbone en carburant, en utilisant la méthode de combustion organique. Concrètement, l’équipe a chauffé un mélange d’acide citrique, d’hydrogène et d’un catalyseur fer-manganèse- potassium pour transformer le CO2 en carburant capable d’alimenter des avions à réaction. En plus d’être assez simple à réaliser, cette procédure se révèle bien moins chère que le processus utilisé pour transformer l’hydrogène et l’eau en carburant.

« Optimiser le procédé »

Il reste à l’équipe de nombreux défis à relever puisqu’ils n’ont pas réussi à produire que quelques grammes de carburant. Les chercheurs expliquent cependant être en discussion avec des acteurs industriels du secteur et sont confiants sur l’avenir de ce procédé. Comme le note Engadget, il dispose d’un avantage non négligeable, il permet aux acteurs du secteur de conserver leurs engins avant d’opérer un véritable tournant écologique. Si lors de l’expérience le dioxyde de carbone provenait d’une cartouche, l’équipe imagine qu’à terme, il sera possible de capter de grandes quantités de gaz directement dans l’air, ce qui permettra aussi de les éliminer de notre environnement. La prochaine étape pour les scientifiques : « optimiser le procédé et le rendre plus efficace »

L
13 Commentaires
L'Histoire de l'Aviation
  • FELDZER, Gérard (Author)
  • 160 Pages - 12/05/2019 (Publication Date) - Grund (Publisher)

Des scientifiques ont transformé du CO2 en carburant d’aviation

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    La pêche de la coquille Saint-Jacques n'est pas la seule chose qui a intéressé dans ce reportage

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 23 December - 17:16 · 2 minutes

TÉLÉVISION - Ce 13h n’aura pas laissé les téléspectateurs indifférents. Le journal télévisé de France 2 a diffusé, ce mercredi 23 décembre, un reportage sur la pêche durable des Saint-Jacques à Saint-Malo. Dans cette vidéo, un pêcheur éco-responsable, Tomy, est interviewé. Il apparaît à un moment torse nu expliquant comment il “soigne ses coquilles Saint-Jacques à l’approche de Noël ”.

Et autant dire que sa tenue en a fait réagir plus d’un, et le journaliste le premier. Dans le reportage on entend ce dernier lui dire: “Il est huit heures du matin, il fait huit degrés dehors, et vous êtes torse nu, vous?” Ce à quoi Tomy répond: “Avec les bras dans l’eau jusqu’aux épaules on n’a pas trop le choix hein”, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous postée par France 2 sur Twitter.  Le pêcheur malouin milite entre autres pour une pêche artisanale des coquillages, c’est-à-dire à la main avec une bouteille d’oxygène sur le dos.

Cette petite séquence a suffi à mettre en émoi un certains nombres de téléspectateurs et internautes. Ainsi, les réactions ont vite inondé Twitter ce mercredi après-midi, si bien que le pêcheur malouin figurait dans les tendances du réseau social.

France 2 a sans doute trouvé son ambassadeur de pêche durable puisque la vidéo a tourné dans le monde entier...

“Il y avait déjà beaucoup de raisons de visiter la France... cette vidéo en a ajouté une.”

“Moi, à l’instant”

“D’un coup je me suis intéressée à la vente de fruits de mer”

“J’aurais aimé être une coquille Saint-Jacques”

À voir également sur Le HuffPost : Dans “Thalassa”, cette technique de pêche japonaise testée à Quiberon permet de limiter le gaspillage

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    La Suède teste une production "verte" de l'acier, alliage désastreux pour le climat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 22 December - 00:12 · 11 minutes

Le haut fourneau de l

ACIER – Située juste sous le cercle polaire, dans le très faiblement peuplé comté de Norrbotten, Luleå est une ville pittoresque et tranquille, nichée entre les forêts et un archipel qui s’étend vers la Finlande, dans le golfe de Botnie. Une usine pilote va y être installée pour produire de l’acier moins polluant , avec de l’énergie verte et de l’ hydrogène plutôt que du charbon. Des sources d’ énergie moins polluantes pour lutter contre le fléau environnemental que représente cet alliage extrêmement répandu.

Luleå est connue sous le nom de Stålstaden (la ville de l’acier). Véritable cœur de la sidérurgie suédoise, elle héberge des aciéries industrielles tentaculaires qui emploient plus de mille ouvriers. Avec environ 2 millions de tonnes de brames d’acier produites chaque année à Luleå, l’acier est à la base de l’économie de la ville. Les brames sont ensuite envoyés par voie ferroviaire à Borlänge, où elles sont traitées et utilisées dans la fabrication d’automobiles, de tracteurs et de navires.

L’industrie a beau être une composante clé de l’économie suédoise, elle est un véritable cauchemar environnemental: la production d’acier est responsable de 10 % des émissions de CO2 du pays . Au niveau mondial, la production d’acier contribue à 7 à 9 % des émissions directement issues des énergies fossiles de la planète , et il est prévu que la demande d’acier augmente en raison de l’accroissement de la population mondiale et de l’urbanisation croissante.

Pour que les pays respectent les engagements de l’accord de Paris sur le climat, qui vise à maintenir la hausse des températures en dessous des 2 °C afin d’éviter un changement climatique catastrophique, il est impératif de réduire, voire d’éliminer, les émissions de carbone de l’industrie sidérurgique. Les fabricants d’acier sont soumis à une pression grandissante pour tester des stratégies émergentes qui limiteraient leur empreinte carbone.

Dans la région arctique suédoise, un plan est en cours. Il vise à décarboner l’industrie et à produire le premier acier respectueux de l’environnement, grâce à un procédé qui n’utilise aucune énergie fossile.

Électricien industriel chez SSAB et habitant de Luleå, Ted Ejdemo est représentant syndical de

L’aciérie de Luleå de l’entreprise sidérurgique suédoise SSAB est située à l’est du centre-ville. À l’entrée se trouve un gigantesque haut fourneau souillé de charbon et entouré de bâtiments industriels, de rails et de machinerie lourde. À quelques centaines de mètres, un coin reculé du complexe industriel abrite l’usine pilote HYBRIT, une infrastructure de pointe à 157 millions de dollars conçue pour fabriquer un acier sans énergie fossile. Ce projet s’accompagnera bientôt d’une usine de démonstration, avec en ligne de mire une production complète en 2026.

La production traditionnelle d’acier utilise des hauts fourneaux alimentés par du charbon pour retirer l’oxygène du minerai de fer, ce qui émet du CO2. Ce procédé n’a pas évolué depuis la moitié du XIXe siècle, époque à laquelle la production d’acier à grande échelle a débuté.

L’usine HYBRIT, un partenariat entre SSAB, LKAB, le plus grand producteur de minerai de fer européen, et la compagnie électrique Vattenfall, aura recours à l’énergie renouvelable et à l’hydrogène pour extraire l’oxygène du minerai de fer, et produira de l’eau, et non plus du dioxyde de carbone, comme sous-produit. Le procédé dans son ensemble n’utilisera aucune énergie fossile et pourrait marquer un tournant dans une industrie qui emploie 6 millions de personnes à travers le monde , mais qui peinait jusqu’ici à s’adapter à un avenir sans carbone.

HYBRIT n’est pas la seule initiative verte du secteur. Le mois dernier, ArcelorMittal Europe, le plus grand producteur d’acier européen, a annoncé une stratégie de décarbonation similaire , basée sur l’hydrogène. Celle-ci permettrait de réduire les émissions de carbone à zéro d’ici 2050. Mais à l’heure actuelle, l’initiative suédoise semble être la plus proche d’obtenir de l’acier fabriqué à 100 % sans énergie fossile.

Si le projet est développé dans le plus grand secret, on peut percevoir un certain optimisme chez les employés de SSAB, le plus gros employeur de la ville. Ted Ejdemo, électricien industriel chez SSAB et habitant de Luleå, estime qu’il est essentiel pour l’industrie de l’acier de s’adapter: “Cela fait un moment que le respect de l’environnement s’invite dans le secteur. Cette initiative pourrait bien être révolutionnaire.”

La suède, à l’avant-garde

La Suède aura longtemps été à l’avant-garde de l’action pour le climat. En 2017, le gouvernement fixe l’objectif ambitieux de se passer complètement des énergies fossiles d’ici à 2045 et d’avoir une empreinte carbone négative après cette date. L’initiative HYBRIT, qui a reçu 57 millions de dollars de fonds de la part de l’Agence publique suédoise pour l’énergie, joue un rôle clé dans le respect de cet objectif.

Lors de la cérémonie d’ouverture de l’usine pilote HYBRIT en septembre, le Premier ministre suédois Stefan Lövfen a clarifié les objectifs de ce projet en déclarant: “Aujourd’hui, vous jetez les bases qui permettront à la sidérurgie suédoise de se passer des énergies fossiles et de ne rejeter aucun dioxyde de carbone d’ici 20 ans. Il s’agit d’un projet ambitieux, mais nécessaire.”

La production d’acier basée sur l’hydrogène est l’une des voies les plus prometteuses pour décarboner l’industrie. Mais produire suffisamment d’hydrogène est un procédé gourmand en énergie, et une quantité d’énergie renouvelable non négligeable serait nécessaire pour produire de l’hydrogène sans rejeter du carbone.

Le besoin d’une grande quantité d’électricité produite sans énergie fossile est l’une des raisons pour lesquelles Luleå a été choisie pour le lancement de l’usine pilote, explique Martin Pei, PDG de SSAB et instigateur du projet HYBRIT. L’énergie hydroélectrique correspond à environ 40 % de la production électrique totale en Suède . Celle-ci est en grande partie produite dans le comté de Norrbotten, où se trouvent certains des fleuves les plus importants du pays. La région produit 16 TWh d’énergie hydroélectrique par an , et dépasse ainsi la demande locale d’environ 50 %. L’excédent d’énergie est envoyé au reste du pays.

La zone industrielle de SSAB. Luleå, située dans un archipel, est entourée de forêts.

Max Åhman, maître de conférences à l’Université de Lund, en Suède, étudie la politique pour le climat en se concentrant sur l’industrie lourde et affirme que la disponibilité de l’énergie renouvelable n’explique pas à elle seule le choix de la ville pour ce projet. Des signaux politiques sans équivoque ont également aidé, à la fois au niveau national et au niveau européen. Les initiatives financées par l’UE, comme le projet Ultra-Low CO2 steelmaking et Green Steel for Europe ont soutenu les producteurs d’acier qui souhaitaient développer une technologie sans énergie fossile.

SSAB est implantée en Suède, en Finlande et aux États-Unis, où ses aciéries en Iowa et en Alabama utilisent des fours à arc électriques, plutôt que les traditionnels hauts fourneaux, pour produire de l’acier à partir de déchets métalliques. “Nous sommes convaincus qu’à l’avenir, nous pourrons également produire de l’acier sans utiliser d’énergie fossile aux États-Unis, affirme Martin Pei. Nos clients basés aux États-Unis ont manifesté leur intérêt.” Mais Åhman tempère cependant, car si les États-Unis possèdent un potentiel énorme pour mettre en place des projets sidérurgiques respectueux de l’environnement, “un solide engagement au niveau politique reste néanmoins nécessaire”.

Vert, mais 20% plus cher

Il faut également surmonter le problème des coûts. L’acier produit sans énergie fossile serait 20 à 30 % plus cher que celui produit avec les méthodes actuelles, selon l’étude de préfaisabilité de l’initiative HYBRIT. Mais l’étude prévoit également que la baisse des prix de l’énergie renouvelable et l’augmentation des coûts liés aux émissions de CO2 en vertu du système communautaire d’échange de quotas d’émission (un outil permettant de plafonner l’émission de gaz à effet de serre) devraient contrebalancer ces coûts.

Une recherche menée par l’Institut royal de technologie de Stockholm, en collaboration avec HYBRIT, suggère que les impuretés présentes dans l’acier, qui doivent être retirées au cours du procédé de fabrication, proviennent du charbon utilisé. Celles-ci disparaîtraient de l’acier produit de manière durable, permettant de contrebalancer encore davantage les coûts liés à la technologie sans énergie fossile.

“Je pense que l’argument du coût est fallacieux, car il n’existe aucune option qui vous permette de simplement continuer à fabriquer de l’acier tout en émettant du dioxyde de carbone, déclare Chris Martin, PDG du Materials Processing Institute. Ce choix est amené à disparaître, car il sera tout bonnement interdit par la loi.”

À gauche : une maison à Svartöstaden, un quartier résidentiel en bordure de la zone industrielle de SSAB. À droite : Kerstin Rönnbom, médecin basée à Svartöstaden, dont une étude de 1989 établit un lien entre le rejet de dioxyde de soufre et de suie et les problèmes respiratoires de ses patients.

L’entreprise sidérurgique bénéficie d’un statut d’employeur fiable et de pilier de l’économie locale parmi les habitants de Svartöstaden, un quartier en bordure de la zone industrielle de SSAB. Mais les relations avec l’entreprise se sont peu à peu ternies au fil des ans. Beaucoup gardent en mémoire une époque où la poussière de l’usine recouvrait régulièrement les élégantes maisons en bois de la région. En 1989, Kerstin Rönnblom, médecin généraliste et résidente de Svartöstaden, publie une étude qui établit un lien entre le rejet de dioxyde de soufre et de suie et la détérioration de l’état de santé de ses patients atteints d’asthme et de bronchite.

La suie a depuis longtemps disparu du paysage, mais Rönnblom et son associé, Boris Ersson, restent néanmoins sceptiques quant aux effets de la présence de SSAB. Ils estiment que plusieurs questions sont restées sans réponse de la part de l’entreprise, en particulier celles liées au projet de stocker de grandes quantités d’hydrogène , un produit extrêmement inflammable, à 25-35 mètres de profondeur.

Les habitants ne veulent plus de charbon

“Les habitants de Svartöstaden ne veulent plus du charbon, je pense donc qu’une production sidérurgique sans énergie fossile est une bonne idée, affirme Rönnblom, mais jusqu’à présent, on a évoqué cette nouvelle voie comme s’il s’agissait de la panacée et qu’elle ne présentait aucun risque potentiel.”

Martin Pei, de SSAB, reconnaît que l’hydrogène présente toujours un risque, mais qu’il est déjà largement utilisé dans l’industrie chimique et que la sécurité est un aspect primordial du projet.

Anja Örn est sculptrice et vit dans les environs de l’usine. Elle émet aussi des doutes concernant l’initiative. “Nous soutenons cette industrie et nous comprenons que mieux produire de l’acier est une bonne chose, mais je pense qu’on ne dit rien de la quantité astronomique d’électricité qui sera nécessaire.” Anja et son conjoint, Tomas Örn, craignent tous les deux qu’une augmentation massive de la demande conduise à l’augmentation de la production d’hydroélectricité, ce qui pourrait porter préjudice aux écosystèmes locaux. La grande majorité des barrages hydroélectriques de Suède se trouvent dans ou à proximité du cercle polaire, et notamment du fleuve Luleälven, qui parcourt 460 kilomètres, du parc national du Sarek à Luleå. Ces barrages peuvent affecter la biodiversité en bloquant la migration des poissons et en asséchant certaines parties du fleuve qui abritent des poissons et d’autres espèces animales et végétales.

Anja et Tomas Örn, tous les deux artistes, se détendent dans leur salon. Ils vivent à Svartöstaden et, comme de nombreux habitants du quartier, ont des sentiments mitigés au sujet de SSAB.

Lorsque les opérations à l’usine pilote seront mises à l’échelle, entre aujourd’hui et 2024, l’initiative HYBRIT aura des besoins en électricité équivalents à la quantité totale produite par le fleuve Luleälven chaque année, ce qui correspond à un dixième de la production électrique annuelle suédoise. Le réseau électrique devra compenser ce déficit, mais selon les experts en énergie, il est peu probable que la production provienne de centrales hydroélectriques, car la population est de plus en plus consciente de leur impact écologique. “En Suède, il y a quatre grands fleuves qui n’ont pas été envisagés pour la production hydroélectrique, les plus importants étant la Torne, et le Kalixälven au nord, mais je pense que d’un point de vue politique, il serait impossible de les utiliser pour produire de l’électricité”, affirme Björn Karlsson, professeur à l’université Högskolan i Gävle.

L’éolien, 12% de la production électrique suédoise

L’énergie éolienne, qui correspond actuellement à 12 % de la production électrique suédoise , a été désignée comme l’une des solutions envisageables pour pallier l’augmentation de la demande en énergie, en particulier grâce à Markbygden, le plus grand parc éolien d’Europe , actuellement en construction dans le comté de Norrbotten. Martin Pei souligne que répondre aux besoins en énergie pour une industrie de l’acier sans combustible fossile pourrait créer des emplois locaux.

Tomas Karlsson, dirigeant du syndicat qui représente environ 850 ouvriers et 300 cols blancs de chez SSAB, estime que les sidérurgistes ont leur place dans une industrie décarbonée: “Certains employés travaillent déjà une semaine sur deux à l’usine HYBRIT.”

Martin Pei affirme qu’HYBRIT devrait produire le premier acier sans énergie fossile d’ici à 2026. L’objectif de SSAB est de décarboner l’ensemble de ses opérations d’ici à 2045, pour ainsi respecter l’objectif de neutralité carbone de la Suède.

“Je suis vraiment fier que nous soyons l’un des premiers du secteur sidérurgique à le faire, déclare Karlsson. Pour créer un monde meilleur, nous devons changer.”

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    À la Convention sur le climat, le référendum sur l'article 1 a ému Barbara Pompili

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 14 December - 21:36 · 1 minute

ÉCOLOGIE - L’annonce était attendue , mais a fait son effet sur les citoyens présents à la Convention sur le climat ainsi que sur la ministre de la Transition écologie, Barbara Pompili .

Le président de la République a annoncé à la fin de la rencontre, ce lundi 14 décembre, l’organisation d’ un référendum sur l’article 1 .Ce référendum aura pour but de demander l’intégration de la défense du climat et de l’environnement dans la Constitution, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article .

Répondant à la question de l’un des membres de la Convention sur l’évolution de la constitution, Emmanuel Macron a confirmé l’organisation du référendum en précisant que celui-ci devait être préalablement accepté par le parlement.

Ce sera une réforme constitutionnelle en un article” qui “doit d’abord passer par l’Assemblée nationale puis le Sénat et être votée en des termes identiques. Ce jour-là, elle sera soumise à référendum”, a déclaré le chef de l’État, laissant l’auteur de la question sans voix et allant jusqu’à déstabiliser la ministre de la Transition écologique qui a dû marquer un moment pour se reprendre, bien que la possibilité d’un tel référendum ait été évoquée depuis plusieurs jours .

“Excusez-moi, je me remets de mes émotions monsieur le président”, a expliqué la ministre avant de poursuivre sur le défenseur de l’environnement.

À voir également sur Le HuffPost :  Devant la Convention citoyenne pour le climat, Macron explique l’expression “sans filtre”

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    Pour Greta Thunberg, "nous sommes dans le déni complet"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 11 December - 20:46 · 2 minutes

ÉCOLOGIE - Pour le cinquième anniversaire de l’accord de Paris sur le climat, la militante suédoise Greta Thunberg a critiqué jeudi les “objectifs hypothétiques et lointains” et les “promesses vides”, appelant à nouveau à l’action immédiate à l’occasion d’une journée d’actions de son mouvement Fridays for Future ce vendredi 11 décembre.

Depuis la signature du 12 décembre 2015, “beaucoup de choses se sont passées, mais l’action nécessaire n’est toujours pas visible à l’horizon (...) nous fonçons toujours dans la mauvaise direction”, déclare l’adolescente de 17 ans dans une vidéo de trois minutes publiée sur les réseaux sociaux.

“Des objectifs lointains et hypothétiques sont fixés, de grands discours sont prononcés, mais quand il s’agit de l’action immédiate dont nous avons besoin, nous sommes toujours dans le déni complet et nous perdons notre temps avec de nouveaux échappatoires, des mots vides et de la comptabilité créative”, accuse la jeune militante.

1,5 degré non négociable

Les 27 pays membres de l’Union européenne se sont mis d’accord ce vendredi pour relever son objectif de réduction des gaz à effet de serre pour 2030 - visant “au moins 55%” par rapport au niveau de 1990, contre 40% jusqu’à présent.

La figure de proue de Fridays for Future demande régulièrement des objectifs d’émissions annuels dès maintenant, et non des objectifs à horizon 2030 ou 2050 qui font l’objet de la plupart des discussions et négociations internationales sur les émissions de gaz à effet de serre.

Malgré l’engagement signé à Paris de limiter le réchauffement sous 2°C , et si possible 1,5°C, par rapport à l’ère pré-industrielle, le monde file toujours vers 3 degrés de réchauffement, a averti mercredi l’ONU, soulignant que la baisse des émissions de gaz à effet de serre due à la pandémie de Covid-19 aurait un effet “insignifiant”.

“Si vous lisez la meilleure science disponible, vous réaliserez que la crise climatique et écologique ne pourra pas être résolue sans un changement de système. Ce n’est plus une opinion, c’est un fait”, affirme Greta Thunberg dans cette vidéo publiée jeudi soir, quelques heures avant la journée d’action de Fridays for Future.

Le mouvement réclame notamment que l’objectif de 1,5 degré soit le seul retenu, le jugeant “non négociable”. Sur une carte en ligne, il recense 2500 actions prévues dans le monde, dont de nombreux évènements en ligne du fait du Covid-19.

À voir également sur Le HuffPost : Greta Thunberg en colère après qu’une militante ougandaise a été retirée d’un cliché à Davos

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    En Russie, près de 300 phoques retrouvés morts sur une plage

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 11 December - 15:45 · 2 minutes

ANIMAUX - Au moins 272 phoques d’une espèce menacée ont été découverts morts ces derniers jours sur des plages de la mer Caspienne, au bord de la république russe du Daguestan, ont indiqué ce vendredi 11 décembre les autorités locales.

“Nous n’excluons pas d’en trouver d’autres”, a affirmé à l’AFP le service de presse de l’Agence fédérale russe de la Pêche dans le Nord Caucase, qui précise que les charognes ont été retrouvées entre le 6 et 10 décembre.

Des expertises sont en cours pour déterminer la cause de l’hécatombe, selon cette source. Une équipe de chercheurs venus de Moscou est arrivée sur place pour y prendre part.

La mort des phoques pourrait être liée ”à différentes causes extérieures” ou à “une maladie infectieuse”, ont ajouté les autorités.

Ces macabres découvertes ont été faites sur plus de 100 kilomètres le long de plusieurs plages de Makhatchkala, la capitale du Daguestan, des rives de communes avoisinantes, et jusqu’à la ville de Derbent bien plus au sud.

Des images publiées par l’Agence de pêche russe montrent plusieurs animaux morts échoués sur la grève.

Une espèce en danger

La mer Caspienne, la plus grande mer fermée au monde, borde cinq pays: la Russie, l’Iran, le Kazakhstan, le Turkménistan et l’Azerbaïdjan.

Elle comptait au début du XXe siècle plus d’un million de phoques de la Caspienne, dont il ne reste aujourd’hui que 68.000 spécimens adultes, selon l’ Union internationale pour la conservation de la nature , qui considère l’espèce “en danger”.

Chassé intensément jusqu’à une époque récente, ce mammifère pâtit désormais surtout de la pollution industrielle qui le rend notamment stérile.

Selon le programme des Nations unies pour l’environnement, la Caspienne “souffre d’une énorme charge de pollution provenant de l’extraction et du raffinage du pétrole, des champs de pétrole offshore, des déchets radioactifs provenant de centrales nucléaires, et d’énormes volumes d’eaux usées non traitées et de déchets industriels”.

Outre la pollution industrielle, sa faune et sa flore uniques au monde souffrent également de la baisse du niveau de la mer provoquée par le changement climatique.

À voir également sur Le HuffPost: À l’île Maurice, des dauphins retrouvés morts