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    Retraites : en Suisse comme en France, la répartition à l’épreuve du papy-boom

    tests.marevalo.net / Contrepoints – 04:28

retraites

Par Jonathan Frickert.

Crainte par le gouvernement, la mobilisation du 5 décembre est d’ores et déjà comparée aux grandes grèves de 1995. Une comparaison d’autant plus intrigante qu’Édouard Philippe semble marcher dans les pas d’Alain Juppé.

Une énième mobilisation pour une énième tentative de pichenette contre le sacro-saint modèle social français, alors que les calculs politiques, à six mois des élections municipales, risquent de mettre à la poubelle le peu de progrès que promettait le chef de l’État.

Une évolution qui fait dire à l’économiste Jean-Marc Daniel que la réforme des retraites n’est plus une usine à gaz mais une véritable « zone industrielle » et qui risque de mêler recul de l’entrée en vigueur et spoliation des caisses excédentaires au profit des régimes déficitaires.

Jeudi, la France devrait donc connaître la double peine : un pays bloqué et une réforme abandonnée sinon inexistante .

Dans ce tumulte général, il est bon de prendre un peu de recul. L’occasion de se pencher sur ce qui se passe de l’autre côté du Jura où une autre réforme est sur le point de voir le jour, puisque la Suisse s’apprête en effet à connaître également une réforme de son système de retraite. Un système pourtant loué dans toute l’Europe mais qui connaît, comme en France, un problème de financement.

Cette réforme semble avoir trouvé son fil d’Ariane avec le projet présenté par Conseil fédéral intitulé AVS 21 , destiné à garantir le système d’assurance vieillesse helvète pour le siècle à venir.

Une coexistence de deux systèmes

Le système suisse de retraites repose sur les fameux trois piliers : un pilier étatique, un pilier professionnel et un pilier individuel.

— L’assurance-vieillesse et survivants (AVS) et l’assurance-invalidité (AI) constituent le premier pilier permettant de garantir à tous un minimum vital de retraite comme d’invalidité. Il est financé de manière quadripartite par les employés, les employeurs, les cantons et la Confédération. C’est la partie la plus proche du système français puisque ce pilier repose sur la répartition : les cotisations des actifs financent les pensions des retraités actuels.

— Le deuxième pilier est la prévoyance professionnelle, financée de manière paritaire par les salariés et les employeurs. Ce premier pilier de capitalisation est obligatoire à compter de 21 330 francs de revenus annuels. Au-delà d’un certain niveau – autour de 84 000 francs – le taux de couverture baisse, obligeant les salariés les plus aisés à souscrire à

— Un troisième pilier, facultatif et comblant les lacunes du deuxième pilier par un capital supplémentaire. Ce pilier se distingue en deux versions, ayant les mêmes différences qu’entre un PEA et un compte-titres : le premier type est plus rigide et ne peut être retiré qu’à certaines conditions tout en permettant de bénéficier d’avantages fiscaux, tandis que le second est plus souple, mais moins avantageux fiscalement.

Si ce système est particulièrement attractif d’un point de vue philosophique, il connaît toutefois des lacunes qui concernent essentiellement le premier pilier : le pilier le plus proche du système français…

Papy-boom et explosion des dépenses

Malgré la clarté et l’efficience de ce système, la Suisse connaît les mêmes difficultés que les autres systèmes européens, et ce en particulier s’agissant du pilier fonctionnant sur la répartition.

En effet, l’Europe connaît depuis plusieurs années un papy-boom .

Les baby-boomer , partis en retraite, laissent derrière eux un nombre d’actifs moindre que ce que le système de retraites par répartition nécessite pour fonctionner.

Une situation qui devrait durer jusqu’en 2030 voire s’accentuer jusqu’en 2070 selon la Banque centrale européenne .

La Suisse ne fait pas exception à ce phénomène, entraînant un déséquilibre évalué à un milliard de francs selon une étude d’UBS dont les conclusions ont été partagées par la Tribune de Genève , et ce en grande partie en raison d’un déséquilibre, démographique celui-ci, entre le nombre de rentiers et le nombre d’actifs financeurs.

Le pays connaît actuellement 3,4 actifs par retraité et devrait voir progressivement ce chiffre diminuer jusqu’à atteinte 2,2 actifs par retraités en 2040.

À ce déséquilibre de cotisants s’ajoute un déséquilibre du temps de cotisations : toujours selon la même source, chaque retraité aura travaillé 1,8 an par année de perception de rente AVS. Un chiffre extrêmement faible.

Cette augmentation du nombre de retraités s’ajoute à une augmentation de la durée de la vie et donc du coût du système de retraites, puisque toujours selon la même source, la durée moyenne de perception des pensions de retraite a quasiment doublé depuis la fin de la guerre, passant de 13 à 24 ans aujourd’hui.

De la même manière, la Confédération doit aujourd’hui trouver 53 milliards de francs d’ici 2030 pour assurer la pérennité du premier pilier et ce alors même qu’un retraité suisse sur cinq n’arriverait pas à joindre les deux bouts , là où les retraités français font office de privilégiés , passant cinq années de plus en retraite que leurs homologues de l’OCDE et dont les revenus moyens sont supérieurs au reste de la population alors même que le chômage des seniors est devenu un véritable fléau .

Une réforme paramétrique

La Suisse connaît une autre particularité, quasi unique en Europe : l’âge de départ est différencié selon le sexe.

Les femmes partent ainsi en retraite un an avant les hommes, soit respectivement à 64 et 65 ans.

Une particularité que le pays partage avec la Roumanie, où l’écart est quintuplé : les femmes partent à 60 ans, cinq ans avant leurs homologues masculins.

Une des propositions du Conseil fédéral est ainsi d’harmoniser l’âge de départ à 65 ans, ce qui a entraîné une levée de boucliers des partis de gauche et des syndicats considérant que l’inégalité salariale justifie de conserver un départ plus tôt.

Le site d’actualité suisse va jusqu’à accuser l’exécutif helvète de « cynisme » dans sa justification égalitariste de l’harmonisation de l’âge de départ.

Cette harmonisation fût une des causes de l’échec d’un premier projet de sauvetage du système, intitulé Prévoyance vieillesse 2020 , rejeté par votation le 24 septembre 2017 par 52,7 % des votants.

Le projet prévoyait un relèvement de la TVA, l’harmonisation de l’âge de départ pour les femmes ainsi que l’instauration d’un âge de départ flexible entre 62 et 70 ans.

Une question de l’âge de la retraite qui touche tous les pays européens, mais qui a amené les jeunes du Parti Libéral-Radical à proposer une hausse progressive de l’âge de départ en fonction de l’espérance de vie, à la manière de ce que font déjà les Pays-Bas, pays où la capitalisation a également un poids très élevé et où le taux de remplacement brut est un des plus élevés d’Europe à hauteur de 88 % contre 53 en France.

Suivant les leçons de l’échec du projet Prévoyance vieillesse 2020 , le Conseil fédéral a proposé une réforme plus souple.

Le projet AVS 21 conserve la mesure d’harmonisation d’âge, mais inclut une retraite anticipée dès l’âge de 62 ans.

Il vise également à encourager les assurés à travailler plus longtemps afin de compléter leur pension en augmentant le revenu déterminant le calcul de la rente.

Enfin, la TVA est une nouvelle fois objet des discussions, proposant de relever la taxe sur la valeur ajoutée de 0,7 %.

Une nouvelle réforme qui ne satisfait, semble-t-il, personne, puisque la gauche dénonce toujours la hausse de l’âge de départ en retraite des femmes et que la droite, après avoir dénoncé le manque d’équité de la réforme pour les retraités actuels et la hausse de cotisations des jeunes actifs, dénonce désormais la hausse de la TVA.

Un équilibre à repenser

Au début du mois de septembre, dans Le Temps , le journaliste et économiste Pierre Bessard, directeur de l’Institut Libéral, a rappelé que 26,6 % du PIB suisse partait dans des mécanismes de redistribution tels que l’assurance maladie ou l’AVS.

Un pourcentage honorable compte tenu de la moyenne européenne (28,2 %) et de la France, championne d’Europe, dépassant les 32 % du PIB consacré à ces mêmes mécanismes .

Des chiffres qui font dire au cofondateur de l’Institut Constant de Rebecque que l’État-providence est « l’art de rendre les gens dépendants de leur propre argent ».

Alors que près de 46 % de la redistribution vise l’assurance vieillesse , contre 37 % pour le risque maladie, les autres branches se répartissant équitablement le reste du gâteau, la réforme AVS 21 rappelle la difficulté que pose le financement d’un système de retraite par répartition, sept mois après que le peuple suisse ait accepté le versement de deux milliards de francs dans les caisses de l’AVS le 19 mai dernier .

L’équilibre vertueux sur lequel repose le système helvète, entre couverture des besoins vitaux et forte capitalisation est aujourd’hui mis à mal par une problématique qui touche tous les pays développés.

Le cas suisse nous montre une nouvelle fois qu’il est plus que temps de repenser une répartition totalement inadaptée à une société minée par l’ explosion démographique , l’allongement de leur espérance de vie et le chômage de masse.

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    Netflix : les meilleurs séries françaises à voir en ce moment

    news.movim.eu / JournalDuGeek – 3 days ago - 12:15

Au Service de la France

Fan d’OSS 117, ne manquez pas cette pépite !  Cette série d’Arte parodie avec brio les films d’espionnage tout en donnant un aperçu de la France des années 60 peut-être pas si éloigné  de la réalité que cela. On y suit les aventures du jeune André Merleaux, recruté par les services secrets français à son retour d’Algérie. Il se forme auprès d’espions haut en couleurs et plein de travers . « Mais la route est longue pour devenir un espion digne de 007 dans un service labyrinthique, kafkaïen et absolument certain de la suprématie française sur le monde… »

Marianne

Emma est une romancière à succès, auteure de romans horrifiques centrés sur une figure démoniaque : Marianne. Mais, les personnages imaginés par Emma prennent vie dans le monde réel…En signant son chapitre final, Emma découvre que son personnage central n’est pas prêt à la laisser tranquille. Marianne nous glace le sang, et ce dès la bande-annonce. La série, réalisée par Samuel Bodin, devrait plaire aux amateurs du genre. Cette belle découverte prouve que la France sait s’emparer du genre horrifique. Âmes sensibles s’abstenir, elle pourrait vous hanter pendant très longtemps.

Family Business

Lorsque cannabis et boucherie se mêlent, ça donne Family Business ! Le réalisateur Igor Gotesman met en scène Joseph, 35 ans, travaillant malgré lui dans la boucherie casher de son père. Un jour, Joseph tombe sur un article de presse intitulé “Légalisation, les Français disent oui”. C’est la révélation. La famille va se lancer dans le business de cannabis avec bonne humeur et la boucherie devient une “beucherie”. Drôle, avec des acteurs touchants, cette série comique est un régal qui nous a fait bien planer. On la reconsommera avec plaisir.

Criminal France

Composée de douze épisodes indépendants, la série Criminal nous emmène dans quatre pays différents : l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France. Et on ne saurait trop vous conseiller de jeter un œil à sa saison tricolore composée de trois épisodes. Criminal France est en effet une série judiciaire réussie qui sait doser le suspense en créant une ambiance de huis-clos étouffante. Autre parti pris intéressant, les affaires traitées sont en lien avec l’actualité française. Le premier épisode s’intéresse ainsi au personnage d’Emilie, décrivant son expérience traumatisante lors des attentats du 13 novembre au Bataclan. Mais les policiers sont convaincus que la jeune femme ne dit pas tout…

Dix pour Cent

Dix Pour Cent nous plonge dans le monde haut en couleurs d’une agence d’acteurs. Bien rythmée et très drôle, la série s’appuie sur un casting de première qualité. Outre les personnages récurrents auxquels on s’attache rapidement, on découvre à chaque épisode une nouvelle vedette de cinéma qui « incarne » son propre rôle. On retrouve ainsi au fil des saisons des acteurs tels que Monica Bellucci, Jean Dujardin, Julien Doré ou encore Gérard Lanvin. La série a obtenu 3 Globes de Cristal en 2019 et le prix du public Série TV en 2017 au COLCOA Film Festival.

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    BLOG - Vin ou bière, le cœur des Français balance

    news.movim.eu / HuffingtonPost – 3 days ago - 10:51

Les Français consomment-ils plus de vin ou de bière ? Eh bien plus de vin puisque la France est un pays qui produit cette boisson. En 2018, on consommait en France 44 litres de vin par an et par habitant.

Pour la bière, on compte 30 litre par an. Si on prend l’exemple de la Belgique qui est un pays historiquement producteur de bière, on voit qu’eux consomment en moyenne 74 litre par an et par habitant.

À voir aussi sur Le Huffpost:

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Nous revenons sur les acteurs publics et les rapports qui font la promotion de la reconnaissance faciale en France. Le dernier en date rendu par l'INHESJ - que nous publions ici - a été co-rédigé par une directrice de la CNIL, Florence Fourets.
https://www.laquadrature.net/2019/11/22/reconnaissance-faciale-le-bal-des-irresponsables/
#ReconnaissanceFacialeFrance #ReconnaissanceFaciale #SurveillanceBiométrique #surveillance #TechnoPolice #LaQuadratureDuNet #LQDN #LaQuadrature #France #fr
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    European parliament’s NationBuilder contract under investigation by data regulator

    news.movim.eu / TechCrunch – 7 days ago - 16:28

Europe’s lead data regulator has issued its first ever sanction of an EU institution — taking enforcement action against the European parliament over its use of US-based digital campaign company, NationBuilder, to process citizens’ voter data ahead of the spring elections.

NationBuilder is a veteran of the digital campaign space — indeed, we first covered the company back in 2011 — which has become nearly ubiquitous for digital campaigns in some markets.

But in recent years European privacy regulators have raised questions over whether all its data processing activities comply with regional data protection rules, responding to growing concern about election integrity and data-fuelled online manipulation.

The European parliament had used NationBuilder as a data processor for a public engagement campaign to promote voting in the spring election, which was run via a website called thistimeimvoting.eu.

The website collected personal data from more than 329,000 people interested in the EU election campaign — data that was processed on behalf of the parliament by NationBuilder.

The European Data Protection Supervisor (EDPS), which started an investigation in February 2019, acting on its own initiative — and “taking into account previous controversy surrounding this company” as its press release puts it — found the parliament had contravened regulations governing how EU institutions can use personal data related to the selection and approval of sub-processors used by NationBuilder.

The sub-processors in question are not named. (We’ve asked for more details.)

The parliament received a second reprimand from the EDPS after it failed to publish a compliant Privacy Policy for the thistimeimvoting website within the deadline set by the EDPS. Although the regulator says it acted in line with its recommendations in the case of both sanctions.

The EDPS also has an ongoing investigation into whether the Parliament’s use of the voter mobilization website, and related processing operations of personal data, were in accordance with rules applicable to EU institutions (as set out in Regulation (EU) 2018/1725 ).

The enforcement actions had not been made public until a hearing earlier this week — when assistant data protection supervisor, Wojciech Wiewiórowski, mentioned the matter during a Q&A session in front of MEPs.

He referred to the investigation as “one of the most important cases we did this year”, without naming the data processor. “Parliament was not able to create the real auditing actions at the processor,” he told MEPs. “Neither control the way the contract has been done.”

“Fortunately nothing bad happened with the data but we had to make this contract terminated the data being erased,” he added.

When TechCrunch asked the EDPS for more details about this case on Tuesday a spokesperson told us the matter is “still ongoing” and “being finalized” and that it would communicate about it soon.

Today’s press release looks to be the upshot.

Provided canned commentary in the release Wiewiórowski writes:

The EU parliamentary elections came in the wake of a series of electoral controversies, both within the EU Member States and abroad, which centred on the the threat posed by online manipulation. Strong data protection rules are essential for democracy, especially in the digital age. They help to foster trust in our institutions and the democratic process, through promoting the responsible use of personal data and respect for individual rights. With this in mind, starting in February 2019, the EDPS acted proactively and decisively in the interest of all individuals in the EU to ensure that the European Parliament upholds the highest of standards when collecting and using personal data. It has been encouraging to see a good level of cooperation developing between the EDPS and the European Parliament over the course of this investigation.

One question that arises is why no firmer sanction has been issued to the European parliament — beyond a (now public) reprimand, some nine months after the investigation began.

Another question is why the matter was not more transparently communicated to EU citizens.

The EDPS’ PR emphasizes that its actions “are not limited to reprimands”, without explaining why the two enforcements thus far didn’t merit tougher action. (At the time of writing the EDPS had not responded to questions about why no fines have so far been issued.)

There may be more to come, though.

The regulator says it will “continue to check the parliament’s data protection processes” — revealing that the European Parliament has finished informing individuals of a revised intention to retain personal data collected by the thistimeimvoting website until 2024.

“The outcome of these checks could lead to additional findings,” it warns, adding that it intends to finalise the investigation by the end of this year.

Asked about the case, a spokeswoman for the European parliament told us that the thistimeimvoting campaign had been intended to motivate EU citizens to participate in the democratic process, and that it used a mix of digital tools and traditional campaigning techniques in order to try to reach as many potential voters as possible.

She said NationBuilder had been used as a customer relations management platform to support staying in touch with potential voters — via an offer to interested citizens to sign up to receive information from the parliament about the elections (including events and general info).

Subscribers were also asked about their interests — which allowed the parliament to send personalized information to people who had signed up.

Some of the regulatory concerns around NationBuilder have centered on how it allows campaigns to match data held in their databases (from people who have signed up) with social media data that’s publicly available, such as an unlocked Twitter account or public Facebook profile.

In 2017 in France, after an intervention by the national data watchdog, NationBuilder suspended this data matching tool in the market.

The same feature has attracted attention from the UK’s Information Commissioner — which warned last year that political parties should be providing a privacy notice to individuals whose data is collected from public sources such as social media and matched. Yet aren’t.

“The ICO is concerned about political parties using this functionality without adequate information being provided to the people affected,” the ICO said in the report , while stopping short of ordering a ban on the use of the matching feature.

Its investigation confirmed that up to 200 political parties or campaign groups used NationBuilder during the 2017 UK general election.

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    Un camp de migrants partiellement évacué dans le nord de Paris

    news.movim.eu / HuffingtonPost – 7 days ago - 07:11

Aux abords de la porte d

MIGRANTS - Des familles qui bouclent leurs affaires dans le noir et le froid. Ce jeudi 28 novembre au matin, des centaines de migrants qui vivaient à la rue au niveau de la porte d’Aubervilliers, dans le nord de Paris, ont été pris en charge par les autorités françaises afin d’être logés temporairement.

Aux environs de 7h du matin, entre 200 et 300 personnes ont ainsi empaqueté leur tente et leurs possessions avant de former une file dans l’attente de bus censés les conduire vers des gymnases et des hôtels. Là, leur situation administrative doit être évaluée afin de décider des suites à donner à leur dossier.

Selon les associations, quelques 2.000 personnes vivraient à la rue aux abords de la porte d’Aubervilliers, principalement dans des tentes alignées le long des axes de circulation et en particulier du périphérique. Toutes ne seront pas prises en charge ce mercredi, en particulier les hommes seuls.

Au contraire des camps qui existaient au niveau de la Porte de la Chapelle , les autorités ne prévoient effectivement pas de vider entièrement les lieux, mais simplement de pouvoir faire le point sur la situation des familles qui vivaient là. 300 personnes au maximum pourront ainsi quitter le camp.

Cette opération est menée à la demande du maire du XVIIIe arrondissement, le socialiste Éric Lejoindre à la suite d’un échec il y a quelques jours. Le 21 novembre, la préfecture de police a effectivement annulé à la dernière minute la mise à l’abri de 700 réfugiés , la faute à un manque d’effectifs de police pour encadrer la procédure. Les cars étaient alors repartis à vide, laissant les familles dormir une semaine de plus à la rue.

Les élus locaux ont demandé à l’État d’aller bien plus loin que cette première évacuation partielle. D’après le vœu formulé par Éric Lejoindre, ils réclament la mise à l’abri inconditionnelle de tous les occupants du camp de la porte d’Aubervilliers et de mettre en place une réponse efficace pour éviter que le campement ne se reforme tout en assurant la sécurité des habitants.

À voir également sur le HuffPost : “Où est notre âme?” Le cri du coeur de cette députée LREM contre la politique migratoire du gouvernement

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    Fertility startup Mojo wants to take the trial and error out of IVF

    news.movim.eu / TechCrunch – Monday, 18 November - 11:00

Fertility tech startup Mojo is coming out of stealth to announce a €1.7 million (~$1.8M) seed round of funding led by Nordic seed fund Inventure . Also participating are Doberman and Privilege Ventures (an investor in Ava ), plus a number of angel investors including Josefin Landgard (founder and ex-CEO of Kry ) and Hampus Jakobsson (partner at BlueYard, BA in Clue & Kind.app).

Mojo’s mission, says co-founder and CEO Mohamed Taha, is to make access to fertility treatment more affordable and accessible by using AI and robotics technology to assist in sperm and egg quality analysis, selection and fertilization to reduce costs for clinics. Only by reducing clinics’ costs will the price fall for couples, he suggests.

“What the AI does in our technology stack from now until our roadmap is completed, product wise, is to look at sperm, look at eggs, look at data and ensure that the woman or the couple get precise treatment or the precise embryo that yields healthy baby,” he tells TechCrunch. “The role of robotics is to ensure that the manipulations/procedures are done precisely and at reduced time compared to nowadays, and also accurately.”

The idea for the business came to Taha after he was misdiagnosed with a kidney condition while still a student. His doctor suggested freezing his sperm as a precaution against deterioration in case he wanted to father a child in the future, so he started having regular sperm tests. “I was super annoyed with one particular fact,” he says of this. “Every time I do a sperm test I get a different result.”

After speaking to doctors the consensus view of male fertility he heard was “I shouldn’t care about my fertility — worst case scenario all that they need from me is one sperm”. He was told it would be his future partner who would be put on IVF to “take the treatment for me”. Doctors also told him there was little research into male fertility, and therefore into sperm quality — such as which sperm might yield a healthy baby or could result in a miscarriage. And after learning about what IVF entailed, Taha says it struck him as a “tough” deal for the woman.

“It’s completely blackbox,” he says of male fertility. “I also learned that in terms of IVF or ART [assisted reproductive technologies] everything, pretty much, is done manually. And everything, pretty much, also is done at random — you select a random sperm, they fertilize it with a random egg. Hopefully the technician who’s doing it manually knows his or her job. And in the end there’s going to be an embryo that will be implanted.”

He says he was also struck by the fact the ‘trial and error’ process only works 25% of the time in high end laboratories, yet can prospective parents between €40,000-€100,000 for each round of treatment. “This is where the idea of the company came from,” he adds. Mojo’s expectation for their technology is that it will be able to increase IVF success rates to 75% by 2030.

The team started work in 2016 as a weekend project during their PhDs. Taha initially trained as an electrical engineer before going on to do a PhD in nanotechnology, investigating new and affordable materials for use as biosensors. It was the microscopes and robotic arms that he and his co-founders, Fanny Chesa, Tobias Boecker, Daniel Thomas, were using in the labs to examine nanoparticles and select specific particles for insertion into other media that led them to think why not adapt this type of technology for use in fertility clinics — as an alternative to purely manual selection and fertilization.

“We just completely automate everything to ensure that the procedure is done faster, better and at the same time more reliably,” Taha says of the concept for Mojo. “No randomness. Understand the good from the bad.”

That — at least — is the theory. To be clear, they don’t yet have their proposition robustly proved out nor productized at this stage. Their intended first product, called Mojo Pro, is still pending certification as a medical device in the EU, for example. But the plan, should everything go to plan, is to get it to market next summer, starting in the UK.

This product, a combination of microscopy hardware and AI software, will be sold to fertility clinics (under a subscription model) to offer an analysis service consisting of a sperm count and quality check — as a first service for couples to determine whether or not the man has a fertility problem.

Initially, Mojo’s computer vision analysis system is focused on sperm counts, automating what Taha says is currently a manual process, as well as assessing some basic quality signals — such as the speed and morphology of the sperm. For example, a sperm with two heads or two tails would be an easy initial judgement call to weed out as “bad”, he suggests.

“The first product is to look at the sperm and say if this man experiences infertility or not. So we have a smart microscopy — built custom in-house. And this is where the element of the robotics comes in,” he explains. “At the same time we put on it an AI that looks at a moving sperm sample. Then, through looking at this, the system on Mojo Pro will tell us what is the sperm count, what is the sperm mobility (how fast they move) and what is the predominant shape of the sperm.

“The second part is the selection of the sperm [i.e. if the sample is needed for IVF]. Now we ensure that good sperm is being selected. This microscopy will look at the same and visually will guide the embryologist to pick the good sperm — that’s highlighted around, for example, by a green box. Good sperm have green boxes around them, bad sperm have red boxes around them so they can pick up through their current techniques the sperm that are highlighted green.”

Mojo

Based on internal testing of Mojo Pro the system has achieved 97% of the accuracy of a manual sperm count so far, per Taha, who says further optimization is planned.

Though he admits there’s no standardization of sperm counts in the fertility industry — which means such comparative metrics offer limited utility, given the lack of robust benchmarks.

“The way we are going with this is we’re really choosing the best of the best practitioners and we are just comparing our work against them for now,” is the claim. (Mojo’s lab partner for developing the product is TDL .)

“We will try to introduce new standards for ourselves,” he adds.

The current research focus is: “What are the visuals to make sure the sperm is good or bad; how to actually measure the sperm sample, the sperm count; in terms of morphology… how we can incorporate a protocol that can be the gold standard of computer vision or AI looking at sperm?”

The wider goal for the business is to understand much more about the role that individual sperm and eggs play in yielding a healthy (or otherwise) embryo and baby.

Taha says the team’s ultimate goal is “automating the fertilization process”, again with the help of applied AI and robotics (and likely also incorporating genetic testing to screen for diseases).

He points out that in many markets couples are choosing to conceive later in life. The big vision, therefore, is to develop new assisted reproductive technologies that can support older couples to conceive healthy babies.

“Generally speaking we leave our fertility to chance — which is sex… So there’s a little bit of randomness in the process. This doesn’t necessarily mean it’s bad — it’s how the body functions. But when you hit later ages, 30 or 40, we face biological deficiencies which means the quality of the eggs are not good any more, the quality of the sperm might not be good any more, if fertilization happens with old gametes… you are not sure there is a healthy baby. So we need technology to play a role here.

“Imagine a couple at the age of 40 who want to conceive a baby ten, twelve years from now. What happens if this couple have the possibility of the sperm of the man to be shipped somewhere, the egg of the woman to be shipped somewhere and they get fertilized using high end technology, and they get informed once the embryo is ready to be implanted. This is where we believe the consumer game will be in the future,” he says.

“We envisage ourselves going from just working with clinics in the coming ten years… making our AI and our robotics really flawless at manipulation, and then we are envisaging of having as consumer-facing way where we ensure people have healthy babies. Not necessarily this will be a clinic but it will be somehow where fertilization will happen in our facilities.”

“I’m not speaking about super humans or designer babies,” he adds. “I’m speaking about ensuring at a later stage of the conception journey to have a healthy baby. And this is where we see ART can actually be the way to procreate at later stages in order to ensure that the baby is healthy then there should be new technologies that just give you a healthy baby — and not mess up with your body.”

Of course this is pure concept right now. And Taja concedes that Mojo doesn’t even have data to determine “good” sperm from “bad” — beyond some basic signifiers.

But once samples start flowing via customers of the first product they expect to be able to start gathering data (with permission) to support further research into the role played by individual sperm and eggs in reproduction — looking at the whole journey from sperm and egg selection through to embryo and baby.

Though getting permission for all elements of the research they hope to do may be one potential barrier.

“Once the first module is in the market we will be collecting data,” he says. “And this data that we’ll be collecting will go and be associated with the live births or the treatment outcome. And with that we’ll understand more and more what is a good sperm, what is a bad sperm.

“But we need to start from somewhere. And this somewhere right now what we’re relying on is the knowledge that good practitioners have in the field.”

Taha says he and his co-founders actively started building the company in January 2018, taking in some angel investment, along with government grants from France and the EU’s Horizon 2020 research pot.

They’ve been building the startup out of Lyon, France but the commercial team will shortly be moving to the UK ahead of launching Mojo Pro.

In the short term the hope is to attract clinics to adopt the Mojo Pro subscription service as a way for them to serve more customers, while potentially helping couples reduce the number of IVF cycles they have to go. Longer term the bet is that changing lifestyles will only see demand for data-fuelled technology-assisted reproduction grow.

“Now we help streamline laboratory processes in order to help the 180M people who have fertility problems have access to fertility at an affordable price and reliable manner but also we have an eye on the future — what happens when genetic testing… [plays] an important role in the procreation and people will opt for this,” he adds.