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    Amy Coney Barrett choisie par Donald Trump pour la Cour suprême

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 21:08 · 1 minute

Amy Coney Barrett a été choisie par Donald Trump pour siéger à la Cour suprême en remplacement de Ruth Bader Ginsburg. Les deux posent ce samedi 26 septembre dans la roseraie de la Maison Blanche.

ÉTATS-UNIS - Le suspense avait été éventé depuis quelques heures déjà. Quand Donald Trump s’est présenté devant la presse ce samedi 26 juillet en fin d’après-midi, son choix pour remplacer Ruth Bader Ginsburg à la Cour Suprême était connu .

Et le président des États-Unis a effectivement confirmé depuis la roseraie de la Maison Blanche qu’il proposait la juge conservatrice Amy Coney Barrett pour succéder à l’égérie progressiste des démocrates décédée il y a une semaine à l’âge de 87 ans.

C’est une femme de 39 ans sa cadette qui devrait donc siéger si la candidature est validée. Mais il est acquis, sauf coup de théâtre , que le Sénat confirmera cette nomination avant l’élection du 3 novembre qui opposera Donald Trump à son rival Joe Biden.

“Vous allez être fantastique”, a-t-il lancé en s’adressant à la juge, debout à ses côtés.

La nomination d’Amy Coney Barrett s’inscrit bien évidemment dans la stratégie de campagne du président républicain sortant. Cette mère de sept enfants, professeure de droit et magistrate connue pour ses convictions religieuses traditionalistes (elle est par exemple opposée à l’avortement), pourrait galvaniser l’électorat chrétien conservateur sur lequel le milliardaire s’est largement appuyé lors de son élection-surprise il y a quatre ans.

À voir également sur Le HuffPost : Donald Trump sous les huées devant le cercueil de Ruth Bader Ginsburg

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    "La mort de la juge Ruth Bader Ginsburg m’a poussée à rejoindre le Temple satanique" - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 17:37 · 9 minutes

Cette contribution est la traduction d’un témoignage paru sur Le HuffPost Etats-Unis. Dans un contexte politique extrêmement tendu en marge de l’élection présidentielle américaine , la mort de la juge progressiste de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg a suscité une immense émotion ainsi que des réactions surprenantes. Ce blog en fait partie, devenant même un sujet de débats sur les réseaux sociaux dans une campagne présidentielle dont les deux camps se revendiquent du combat du “bien contre le mal”. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre ce témoignage à votre disposition.

La Rédaction du HuffPost France

BLOG - J’ai la quarantaine, je suis avocate et mère de famille, j’habite un quartier tranquille, je vis dans une maison avec un jardin et un garage rempli de trottinettes et de ballons de foot. J’emmène souvent mes enfants manger des glaces et je passe mes week-ends à faire de la randonnée dans un parc national. Je ne suis pas le genre de personne qui aurait l’idée de devenir sataniste en temps normal. Mais la période actuelle n’est pas normale.

Comme tant d’autres Américaines, lorsque j’ai appris le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg , ma première réaction n’a pas été le chagrin mais la peur. Je crains le risque grandissant d’une théocratie ou d’une dictature aux Etats-Unis, et que les garde-fous censés empêcher cette évolution ne soient à jamais affaiblis.

Quand M me Ginsburg est morte, j’ai su qu’il fallait une réaction d’une ampleur inédite. Notre démocratie est devenue si fragile que la perte de l’un des derniers bastions du sens commun et de la décence au sein du gouvernement, moins de deux mois avant une élection cruciale, a mis nos droits civiques et génésiques en péril. Je me suis donc tournée vers le Satanisme.

Les membres du Temple satanique ne croient pas au surnaturel ni aux superstitions. Tout comme certains Unitariens et certains Juifs ne croient pas en Dieu, les membres de ce temple n’adorent pas Satan, et la plupart sont athées. Ils ne sont en aucune façon affiliés à l’Église de Satan. En revanche, le Temple satanique utilise le diable comme symbole de rébellion.

Comme d’autres fois religieuses, le Temple satanique s’appuie sur un dogme qui guide ses membres au quotidien. Sept préceptes fondamentaux stipulent entre autres que “chacun doit s’efforcer d’agir avec compassion et empathie envers toutes les créatures, conformément à ce que dicte la raison”, que “le combat pour la justice, toujours d’actualité, doit prévaloir sur les lois et les institutions” et que “notre corps est inviolable, et n’est soumis qu’à notre propre volonté.”

En lisant ces sept préceptes, j’ai été frappée de constater à quel point ils étaient proches du code de conduite implicite que je m’efforçais de suivre dans ma propre vie depuis des années. J’ai réalisé avec joie que je me retrouvais dans cette communauté et que j’étais déjà sataniste depuis longtemps sans le savoir. Quand la mort de la juge Ginsburg a soudain rendu plus urgent de combattre les menaces envers les droits génésiques et de lutter pour un gouvernement libéré des interférences religieuses, j’ai senti qu’il était temps de rejoindre ce mouvement et de le soutenir sur le plan conceptuel et légal.

Avant même le décès de Ruth Bader Ginsburg, la Cour Suprême était réticente à protéger de façon adéquate le droit des femmes à choisir ou non d’avoir des enfants et à conserver le contrôle de leur corps. La cour se refusait à assurer la séparation de l’Église et de l’État. Maintenant que M me Ginsburg n’est plus là pour faire entendre la voix de la raison – et voter en conséquence – la jurisprudence garantissant le droit à l’avortement risque d’être cassée, non pas sur la base d’arguments juridiques ou d’un raisonnement scientifique, mais à cause d’objections religieuses à une procédure sans risques pour la santé et nécessaire aux femmes qui y ont recours après avoir consulté leur médecin. La magistrate qui succèdera à M me Ginsburg sera sans aucun doute farouchement opposée à la liberté de choix. L’une des principales remplaçantes potentielles est d’ailleurs membre d’une secte qui utilisait le terme “handmaid” pour faire référence à certaines femmes avant que la popularité de la série The Handmaid’s Tale ne donne au mot des connotations négatives ( The Handmaid’s Tale est l’adaptation du roman éponyme de Margaret Atwood, dans lequel les “handmaids” ou “servantes écarlates” sont des esclaves destinées à la procréation, Ndt) .

J’ai réalisé avec joie que je me retrouvais dans cette communauté et que j’étais déjà sataniste depuis longtemps sans le savoir.

Durant les heures qui ont suivi le décès de M me Ginsburg, je me suis demandé ce que l’avenir réservait à mes filles. La possibilité pour elles de vivre dans un pays où les croyances religieuses d’autrui n’auraient aucun poids face à leur droit à disposer de leur propre corps était soudain menacée. Les moyens traditionnels de garantir l’accès à un avortement légal et sans danger semblaient cruellement inaptes à protéger les droits que les femmes de la génération de nos parents a obtenus après une lutte opiniâtre.

Presque aussitôt, j’ai puisé de la force dans les efforts du Temple satanique qui se sert des arguments religieux pour en faire pression afin que la liberté religieuse de ses membres soit respectée à l’égal de celles des fidèles des courants chrétiens dominants. Et il ne s’agit pas seulement de théorie. Le Temple a lancé des campagnes et intenté des poursuites pour obliger le gouvernement à céder en diverses matières, depuis les exemptions légales accordées à certains employeurs qui refusent d’étendre l’assurance santé de leurs employées jusqu’à la possibilité d’afficher des symboles religieux dans les bâtiments officiels ou d’autoriser les clubs religieux dans les établissements scolaires publiques, en passant par le remboursement de leur contraception. En pointant du doigt les cas où le gouvernement a privilégié la rhétorique chrétienne – et en menant des actions en justice pour y mettre un terme – le Temple satanique transforme ses croyances en actes et démontre ce qu’implique le combat pour la liberté.

Le Temple espère comparaître devant la Cour suprême dans le cadre d’une affaire remettant en question une loi du Missouri relative à l’avortement, qui contraint les femmes souhaitant mettre un terme à leur grossesse à recevoir d’abord des documents affirmant que l’avortement ôte la vie à une personne à part entière. Le Temple estime que ces documents violent les croyances religieuses profondes d’une de ses membres concernant le droit à disposer de son corps et à faire un choix personnel sur une base scientifique raisonnable. L’argument dont se sert le Temple est le même que celui reconnu, malgré l’opposition de la juge Ginsburg, par la Cour suprême dans l’affaire Hobby Lobby (cette chaîne de magasins américaine refusait, pour motifs religieux, d’inclure le remboursement de la contraception des employées dans leur assurance santé, et a obtenu gain de cause, faisant ainsi jurisprudence, Ndt) : nul ne peut être forcé à appliquer une loi qui viole ses croyances religieuses profondes. Si un Chrétien n’y est pas obligé du fait de sa religion, un Sataniste ne doit pas l’être non plus. C’est une question d’égalité devant la loi.

C’est à ce genre d’organisation que je veux confier la défense de mes droits et ceux de mes filles. Même si je soutiens aussi des groupes plus consensuels comme l’American Civil Liberties Union ou Americans United for Church and State, mes recherches ont montré que le Temple satanique est réellement en adéquation avec mes principes en ce qui concerne la protection des droits garantis par le premier amendement, et la nécessité de s’opposer aux lois fondées sur une doctrine religieuse, et qu’il est prêt à employer des stratégies radicales, créatives et néanmoins légalement recevables pour faire valoir son point de vue.

Tous ceux qui reconnaissent le droit des femmes à disposer de leur corps devraient se préoccuper des tentatives d’utiliser la religion comme prétexte pour restreindre ce droit

J’ai pu devenir mère quand je l’ai voulu et dans les conditions que je souhaitais. Tout au long de ma grossesse, j’ai eu accès à des informations scientifiques exactes et la possibilité de faire choix éclairés grâce aux conseils de mon médecin. Même si je n’ai jamais avorté, je veux que mes filles disposent des mêmes opportunités que moi. Je suis loin d’être sûre que ces droits existeront encore dans dix ans, lorsqu’elles seront peut-être en train de décider quand, comment ou même si elles vont fonder leur propre famille.

Il existe un vrai risque pour que la Cour Suprême tombe, pour une ou plusieurs générations, aux mains de juges nommés pour leurs croyances religieuses plutôt que pour leur compréhension profonde de la constitution ou leur désir de voir la justice rendue de façon impartiale. Pour cette raison, j’estime que le Temple satanique – et le dévouement de ses membres, qui luttent pour une véritable liberté – représente notre meilleur, notre dernier rempart contre les législateurs anti-avortement qui cherchent à affirmer leur pouvoir sur le corps des femmes et à nous priver du droit de choisir. Nous avons besoin de penseurs créatifs et résolus prêts à se battre pour ce en quoi ils croient et à entreprendre des actions concrètes afin d’y parvenir, et le Temple satanique regorge de ce genre de personnes. Je suis fière de compter à présent parmi elles.

Tous ceux qui reconnaissent le droit des femmes à disposer de leur corps devraient se préoccuper des tentatives d’utiliser la religion comme prétexte pour restreindre ce droit. Nous devons faire preuve de créativité pour faire face aux défis qui s’annoncent et à ceux auxquels nous sommes déjà confrontés. Le Temple satanique le fait déjà. Je suis convaincue d’avoir rejoint une communauté de gens qui feront l’impossible pour sauvegarder les droits de mes filles, et de nous tous, quand ils seront en danger.


Ce blog, publié sur le HuffPost américain , a été traduit par Iris Le Guinio pour Fast ForWord .

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    En Colombie, des mineurs tombent sur des fossiles de mastodonte vieux de 10.000 ans

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 14:14 · 1 minute

DECOUVERTE - Un butin original. Le 22 septembre, des chercheurs d’or colombiens ont découvert des restes fossiles d’un mastodonte, comme le rapporte l’agence Reuters. Cet animal, proche du mammouth , s’est éteint il y au moins 10.000 ans à la fin de l’ère glaciaire .

Les ossements ont été découverts dans une grotte située dans la région de Risaralda au centre de la Colombie comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de cet article .

“Il semblerait que les mastodontes se trouvaient dans un petit marécage à l’intérieur d’un ruisseau, un micro bassin fermé et qu’il y ait pu y avoir un événement important tel que de la pluie, une avalanche, une averse qui les a ensevelis alors qu’ils mangeaient sûrement dans le marécage.” explique Carlos Eduardo Lopez, archéologue de Université technologique de Pereira.

Cette découverte rarissime va permettre aux chercheurs d’étayer leurs recherches sur l’animal. “Les fossiles détermineront de nombreux aspects du climat, des conditions, de la mégafaune que nous avions dans cette région », analyse le directeur de la CARDER (Corporacion Autonoma Regional de Risaralda ).

À voir également sur Le HuffPost: Des adolescents découvrent un trésor datant de plus de 1000 ans

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    Corées: Kim Jong-un aurait présenté des excuses après le meurtre d'un Sud-Coréen

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 10:07 · 4 minutes

Fait rarissime, Kim Jong-un se serait excusé après le meurtre d

CORÉES - Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a présenté ce vendredi 25 septembre des excuses exceptionnelles après le meurtre “imprévu et honteux” d’un Sud-Coréen en mer , selon Séoul, cherchant ainsi à apaiser son voisin du Sud où ce meurtre a suscité l’indignation.

Les excuses émanant de la Corée du Nord, et tout particulièrement Kim Jong-un, sont inhabituelles pour ne pas dire rarissimes, et ces dernières interviennent alors que les relations inter-coréennes sont au point mort, tout comme les négociations entre Pyongyang et Washington.

Le dirigeant nord-coréen s’est dit “profondément désolé” pour “cet événement imprévu et honteux” et pour “avoir déçu le président Moon Jae-in et les Sud-Coréens”, a déclaré le bureau de la présidence à Séoul.

Une volonté d’apaisement

Suh Hoon, conseiller à la sécurité nationale de la Corée du Sud, a lu une lettre émanant du service en charge des relations avec son voisin du Sud pour le parti au pouvoir en Corée du Nord. Dans cette missive, Pyongyang reconnaît avoir tiré une dizaine de coups de feu sur l’homme “entré illégalement dans nos eaux” et qui a refusé de décliner correctement son identité. Les gardes-frontières l’ont abattu conformément aux instructions, selon ce courrier.

Pyongyang n’avait pas confirmé vendredi après-midi le contenu de cette lettre et les médias officiels nord-coréens n’ont fait aucune mention de cet événement.

Selon des spécialistes, Pyongyang cherche par ce message à apaiser son voisin du Sud où ce meurtre, le premier perpétré en dix ans par l’armée nord-coréenne, a suscité l’indignation. Le fonctionnaire, qui travaillait pour le secteur de la pêche, a été abattu mardi par des soldats nord-coréens. Ensuite, son corps, resté dans l’eau, a été brûlé à priori par crainte d’une contamination au coronavirus .

Un meurtre intolérable pour le Sud

Pour Ahn Chan-il, un transfuge devenu chercheur basé à Séoul, il est “extrêmement rare que le commandant suprême du Nord présente des excuses, en particulier aux Sud-Coréens et à leur président”. “Je crois que c’est la première fois depuis 1976”, date de “l’incident du meurtre à la hache”, a-t-il dit, lorsque deux soldats américains avaient été tués par des militaires nord-coréens dans la Zone démilitarisée (DMZ).

Leif-Eric Easley, professeur à la Ewha University à Séoul, a affirmé que ces excuses supposées de Kim Jong-un “réduisent le risque d’escalade entre les deux Corées et maintiennent les espoirs de réconciliation de Moon Jae-in”. Il s’agit d’un “geste diplomatique” qui ”évite un conflit potentiel à court terme et préserve la possibilité de tirer, à long terme, des avantages de Séoul”, a-t-il estimé.

Ce meurtre a provoqué la colère en Corée du Sud. Le président, qui a toujours plaidé pour de meilleures relations avec Pyongyang, l’a qualifié de “choquant” et intolérable. Vendredi, dans un éditorial, le quotidien sud-coréen Joong Ang s’est dit “furieux contre cet acte abominable du Nord”. “Le fait de tuer un homme non armé et de brûler son corps ne peut, en aucune façon, être excusé”, a-t-il affirmé.

Ce fonctionnaire -qui portait un gilet de sauvetage- avait disparu du patrouilleur sur lequel il naviguait lundi à proximité de l’île sud-coréenne de Yeonpyeong, située près de la frontière maritime avec le Nord. Il a été localisé par les services nord-coréens 24 heures plus tard. Selon des médias sud-coréens, l’homme, âgé d’une quarantaine d’années et père de deux enfants, avait récemment divorcé et rencontrait des problèmes financiers.

Le contexte de la pandémie en toile de fond

Jeudi, l’armée sud-coréenne avait affirmé qu’il avait subi plusieurs heures d’interrogatoire alors qu’il était dans l’eau et aurait fait part de son désir de faire défection, avant d’être tué sur “ordre d’une autorité supérieure”.

La lettre écrite par la Corée du Nord précise que son corps n’était plus visible après les tirs et que les militaires ont alors mis le feu au dispositif de flottaison -qui était couvert de sang- conformément à la règlementation en vigueur alors que le pays est en alerte maximum face au Covid-19.

Jusqu’à présent, Pyongyang a affirmé n’avoir enregistré aucun cas de nouveau coronavirus sur son territoire. La Corée du Nord a fermé ses frontières fin janvier, au moment où l’épidémie explosait en Chine, et a déclaré l’état d’urgence maximum en juillet.

En effet, ce mois là, un transfuge nord-coréen qui avait fui vers le Sud il y a trois ans est retourné dans son pays en réussissant à franchir illégalement la ligne de démarcation. Cela avait poussé les autorités nord-coréennes à décréter le confinement de la ville de Kaesong, située à la frontière, par crainte qu’il ne soit porteur du coronavirus.

À voir également sur le HuffPost : La Corée du Nord inaugure la nouvelle ville de Samjiyon en grande pompe

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    Uluru, site aborigène sacré en Australie, n'est plus accessible sur Google Street View

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 07:59 · 1 minute

Un panneau près du site d

PATRIMOINE - Google a supprimé de son service de navigation virtuelle Google Street View les images qui permettaient de visiter virtuellement Uluru, un site australien sacré pour les aborigènes et fermé aux touristes depuis un an , a annoncé la compagnie ce vendredi 25 septembre.

L’administration australienne des parcs naturels, Parks Australia, avait demandé que ces images soient supprimées conformément au voeu du peuple Anangu, les aborigènes qui sont les propriétaires traditionnels du site.

Uluru, également connu sous le nom d’Ayers Rock, est un énorme monolithe de couleur rouge qui se trouve dans le parc national Uluru-Kata Tjuta, dans le centre de l’Australie. Le site figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Il a été définitivement fermé aux touristes le 26 octobre 2019 à la demande des Anangu, qui le considèrent comme sacré.

Une volonté respectée

“Nous comprenons que le parc national Uluru-Kata Tjuta est profondément sacré pour le peuple Anangu”, a déclaré un porte-parole de Google. “Dès que Parks Australia a exprimé ses préoccupations à propos de cette contribution d’utilisateurs, nous avons supprimé les images”.

Google a précisé qu’il s’agissait d’images prises par des utilisateurs de son service de cartographie en ligne Google Maps avant la fermeture de l’Uluru aux touristes.

Auparavant, des milliers de touristes escaladaient l’Uluru chaque année malgré la volonté de ses propriétaires traditionnels.

L’Uluru a une grande importance spirituelle et culturelle pour les aborigènes australiens, qui ont un lien avec ce site depuis des dizaine de milliers d’années.

À voir également sur Le HuffPost: Il a provoqué ce petit requin nourrice, il l’a regretté

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    Affaire Breonna Taylor : le message très fort d'une journaliste américaine

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 16:37 · 1 minute

ÉTATS-UNIS - ”Ça aurait pu être moi”. Mercredi 23 septembre, la journaliste américaine Malika Andrews a livré un puissant discours depuis la bulle NBA à Orlando. Interrogée sur la réaction des joueurs suite au verdict concernant les policiers impliqués dans le meurtre de Breonna Taylor , elle n’a pu cacher son émotion.

“Ma merveilleuse productrice Melinda m’a rappelé que Breonna Taylor avait 26 ans. J’en ai 25... Ça aurait pu être moi...” a-t-elle confié dans sanglots dans la voix, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de cet article .

Les joueurs NBA sont très impliqués dans le mouvement Black Lives Matter et multiplient les actions antiracistes. En soutien à Jacob Blake, en août, un boycott historique avait gelé certaines rencontres du championnat.

“Les joueurs souffrent. Ils espéraient autre chose. Il (Jaylen Bronw - joueur des Boston Celtics) a dit : ’Qu’attendez-vous d’un système qui est truqué et qui a été fondé sur une injustice envers les gens qui lui ressemblent et qui me ressemblent’”, a expliqué Malika Andrews au micro d’ESPN.

Le 13 mars, trois policiers ont tué une infirmière de 26 ans Breonna Taylor à son domicile. Aucun des trois agents n’a été poursuivi pour cet homicide. Brett Hankison, seul membre du trio policier finalement visé par une charge, est seulement poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui, en raison de ses tirs qui ont traversé l’appartement de voisins de la victime, a annoncé mercredi le procureur du Kentucky. Aucun chef d’inculpation n’a été retenu contre ses deux collègues, Jonathan Mattingly et Myles Cosgrove, qui sont pourtant les auteurs des tirs qui ont tué l’Afro-Américaine.

L’annonce, jugée trop clémente, a dévasté de nombreux Américains. Certains d’entre eux sont descendus dans la rue pour montrer leur mécontentement.

De violentes manifestations ont éclaté dans la ville d’origine de Breonna Taylor, à Louisville. Deux policiers ont été blessés par balle et un suspect a été interpellé.

À voir également sur Le HuffPost: Meurtre de Breonna Taylor: émeutes après une inculpation jugée trop clémente

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    Donald Trump dénigre Meghan Markle en souhaitant "bon courage" au prince Harry

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 14:16 · 1 minute

ÉTATS-UNIS - “Je ne suis pas un grand fan”. Lors d’un point presse, le 23 septembre, le président américain Donald Trump s’en est pris à Meghan Markle .

La veille, l’ex-star de “Suits” et le prince Harry avaient appelé les américains à voter en novembre prochain dans une vidéo diffusée sur ABC. Sans jamais choisir leur camp, ils avaient souligné à quel point l’élection était importante à leurs yeux. “Tous les quatre ans, on nous dit: ‘C’est l’élection la plus importante de notre vie’. Mais celle-ci l’est vraiment. Lorsque nous votons, nos valeurs sont en jeu, nos voix se font entendre”, a déclaré l’actrice métisse. “Il est crucial de rejeter les discours de haine, la désinformation et les attaques en ligne”, a de son côté déclaré le prince Harry.

Une sortie que Donald Trump n’a visiblement pas apprécié.

“Je ne suis pas un de ses fans”, a-t-il dit au sujet de Meghan Markle. “Et je dirais bien ceci - et elle l’a probablement déjà entendu - je souhaite beaucoup de courage à Harry. Parce qu’il va en avoir besoin”, a déclaré le locataire de la Maison Blanche, interrogé sur les récents propos de l’actrice par une journaliste du Daily Mail , Nikki Schwab.

Depuis janvier et son retrait de la famille royale britannique, Meghan Markle était déjà sortie de sa réserve début juin pour s’exprimer sur la mort de George Floyd et plus largement sur le racisme et les violences policières aux Etats-Unis.

À voir également sur Le HuffPost: Meghan Markle “dévastée” par les divisions raciales aux États-Unis

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    3 désastres climatiques majeurs en 12 ans: voici l'histoire de Cedar City

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 13:56 · 13 minutes

La rédactrice se tient près d

ÉTATS-UNIS — Ma maison se trouve à l’entrée du quartier de Cedar Rapids, dans l’Iowa. Elle fait partie du paysage depuis plus de 100 ans. Mon mari et moi n’en sommes que les troisièmes propriétaires, et avant nous, le terrain était occupé par des membres des tribus amérindiennes Sauk et Fox. Cette région nichée au bord de la Cedar River est peuplée depuis des siècles. Mais en 2008, Cedar Rapids s’est soudain retrouvé submergé par les eaux , et cette maison n’y a pas échappé. Le niveau de la rivière a monté de près de dix mètres. La Garde nationale a évacué le quartier en hélicoptères, en pleine nuit. La décrue s’est fait attendre pendant des semaines, tout comme les réparations du système électrique et des canalisations. Des quartiers entiers, anéantis par la tempête, ont ensuite été jugés inhabitables. Les inondations de 2008 sont considérées comme l’une des pires catastrophes naturelles jamais observées aux États-Unis.

Cette maison l’a échappé belle, et les précédents propriétaires ont pu la
restaurer avant de s’y installer à nouveau. Petit à petit, la rue principale toute
proche a été reconstruite. Il aura fallu environ six ans, mais notre ville a fini
par se relever.

On nous a annoncé qu’un mur anti-inondation permanent protègerait un jour la
ville des crues de la Cedar River, et après une décennie de lutte pour obtenir
des fonds fédéraux, un système complet de contrôle des inondations devrait
être opérationnel d’ici 2034.

Centre-ville de Cedar Rapids le 13 juin 2008. La crue a inondé une centaine de pâtés de maisons de la deuxième plus grande ville de l

Avec mon mari, nous avons acheté cette maison en 2015. Nous sommes
tombés sous le charme de ses boiseries d’origine, de sa vaste cour et de ses
grands arbres. Mais en septembre 2016, la maison et la ville de Cedar Rapids
ont de nouveau – presque – été entièrement submergées.

Cette fois, la communauté était davantage préparée à affronter la montée des
eaux. Les troupes sont arrivées plus tôt pour ériger une digue naturelle
d’urgence afin de fortifier les berges de la rivière. Les habitants ont protégé
avec des sacs de sable tous les bâtiments qui avaient été inondés en 2008.
Nous refusions de tout perdre à nouveau. Nous avons passé la nuit entière à empiler des sacs de sable. Nous avons déplacé tous les livres de ma petite librairie de quartier préférée, et en quelques jours, les commerces de Main Street et les caves avaient été vidés. Nous avions trop à perdre.

Nous avons mangé tout ce qui restait dans le réfrigérateur pour nous préparer
à une coupure d’électricité. Nous nous sommes préparés au pire.
Puis le jour est venu. La Garde nationale a de nouveau ordonné d’évacuer la
ville, pour la deuxième fois en moins de dix ans. Des hommes en uniformes
ont installé un camp devant notre porte pour surveiller le périmètre. Si votre
maison se trouvait dans la zone inondable, vous étiez sommés de quitter la
ville.

Nous avons fait nos bagages et nous sommes partis. Je n’oublierai jamais le
coucher de soleil orangé, rose et violet qui nous a accompagnés lorsque nous
avons quitté Cedar Rapids cette nuit-là. Les jours suivants, j’observais chaque matin la montée des eaux diffusée en streaming sur Facebook Live grâce à des caméras placées sur des drones. Je scrutais l’image granuleuse pour avoir un aperçu de l’état de ma maison. La rivière a atteint son deuxième niveau le plus haut jamais enregistré, mais la digue érigée en urgence a permis d’éviter le pire. Les commerces les plus proches de la rive avaient subi des dégâts, mais ma maison et une grande partie du quartier étaient restées au sec. Une semaine plus tard, le courant était rétabli et nous avons pu rentrer chez nous. La communauté commençait lentement à retrouver ses marques.

Appuyé sur un mur anti-inondation, Cory Harrison observe les commerces de Cedar Rapids inondés le 27 septembre 2016. La ville a érigé en urgence un système de barrières Hesco sur plus de 15 kilomètres pour aider à contenir la crue.

Mais pourquoi écrire un article sur des inondations qui se sont produites il y a
quatre ans me direz-vous ? Eh bien, parce que le 10 août dernier, notre ville a
de nouveau été touchée par une catastrophe climatique exceptionnelle, la
troisième en seulement 12 ans. Ce jour-là, nous avons été frappés par une
tempête de catégorie 4, un phénomène météorologique rare connu sous le
nom de « derecho », ou parfois aussi appelé « ouragan terrestre ». Les vents
ont atteint 225 km/h.

Cette fois, il n’y a pas eu d’avertissement. Mon mari était parti se promener à
vélo. Je travaillais dans le bureau, à la maison. En un instant, le ciel s’est
assombri. On se serait cru en pleine nuit. Sur ma droite, j’ai vu le petit chêne
que j’avais planté lors de la première Journée de la terre que nous avions
passée dans cette maison être arraché de terre et s’envoler à l’horizontale
dans les airs, comme une flèche.

J’ai attrapé mon chien et mon chat, et je suis descendue me mettre à l’abri
dans la cave. En haut, la maison était secouée par de violents tremblements.
J’entendais du verre se casser et des portes claquer. Les arbres tombaient les
uns après les autres. J’étais loin d’être certaine que ma maison serait encore
là quand je remonterais à la surface. Je ne savais pas si mon mari avait pu se
mettre à l’abri. J’ai vomi sur ma chemise.

Quand je suis remontée, je n’ai entendu que les sirènes des services d’urgence. Des lignes électriques jonchaient le sol à tous les coins de rue, il y en avait plusieurs dans ma cour. Les gens couraient dans tous les sens. Un énorme embouteillage s’était formé dans ma rue, pourtant si calme d’habitude. Tous les grands arbres avaient été réduits en pièces. J’en ai vu encastrés dans des maisons, des voitures. Chez nous, une fenêtre avait volé en éclats et une porte avait été entièrement arrachée. J’ai tout de suite mis des gants et commencé à ramasser les bouts de verres, sans même changer ma chemise encore souillée. J’ai reçu un message de mon mari. Il était en sécurité. Le matin suivant, nous avons appris qu’un autre cycliste n’était jamais rentré chez lui après la tempête.

J’ai vu des compatriotes de l’Iowa dormir dans des bâtiments qui semblaient avoir été détruits par une bombe, sans savoir comment trouver leur prochain repas.

Notre communauté est toujours sinistrée. Les dégâts s’étendent sur près de
200 kilomètres carrés. Des maisons et des entreprises ont été dévastées.
Trente-quatre écoles ont été touchées, et tous les établissements
communautaires de Cedar Rapids sont fermés jusqu’au 21 septembre. Un
quart de million de personnes ont été privées d’électricité pendant plus d’une
semaine, en pleine pandémie. Quantité de nourriture a pourri dans le réfrigérateur. Certains habitants ne pouvaient même pas brancher leur
appareil à oxygène. Les habitants ont déployé des efforts considérables pour apporter leur aide. Certains traînaient des glacières de porte en porte pour distribuer de la glace, de l’eau et des fruits. Des particuliers ont organisé des banques alimentaires, des cuisines de fortune et des opérations de secours. Mais ça ne suffit pas. Nous comptons trop sur ceux qui ont déjà trop peu, au lieu d’exiger l’aide du gouvernement. Nous sommes l’un des pays les plus riches au monde, mais cette semaine-là, j’ai vu des compatriotes de l’Iowa dormir dans des bâtiments qui semblaient avoir été détruits par une bombe, sans savoir comment trouver leur prochain repas.

Lorsque la convention nationale du Parti démocrate a commencé, je
m’efforçais d’organiser une collecte alimentaire pour 150 de mes voisins qui
ne savaient pas s’ils auraient de quoi manger le lendemain, tout en dormant
dans une tente plantée dans mon jardin, sans électricité ni Internet. Il se passe
beaucoup de choses dans notre pays. Et en temps normal, dans mon
quotidien relativement privilégié, les élections, le démantèlement du service
postal ou le réchauffement climatique responsable de ce chaos sont des
sujets qui m’intéressent.

Mais cette nuit-là, le double fléau de la crise climatique et des mesures
d’austérité a pris un sens bien plus concret. Des gens de mon entourage, mes
voisins, étaient touchés et tout ce qui m’intéressait, c’était de les aider à se
nourrir.

16 août 2020, David Frantz et Pamela Elliott attendent devant un abri aménagé par la Croix- Rouge américaine au Veterans Memorial Building de Cedar Rapids. Leur appartement a été détruit par un phénomène météorologique rare connu sous le nom de « derecho », qui a soufflé le toit de leur immeuble. Pamela setrouvait à l

L’urgence climatique n’est pas une question d’avenir, c’est une question
d’actualité. À chaque catastrophe, je suis persuadée que notre voix sera enfin
entendue, que nos dirigeants nous tendront enfin la main. À chaque
catastrophe, je suis déçue. Les responsables municipaux ont tardé à faire appel à la Garde nationale. Il a fallu six jours au gouverneur Kim Reynolds pour envoyer une déclaration de catastrophe naturelle détaillée, alors qu’elle aurait pu soumettre une requête d’urgence abrégée en attendant de réunir tous les éléments nécessaires à une évaluation préliminaire des dommages. Pendant tout ce temps, les habitants du comté de Linn survivaient sans électricité, parfois même sans un toit au-dessus de leur tête.

Le président Donald Trump a fait une visite éclair de quelques heures à Cedar Rapids, huit jours après la tempête. Il n’a pas quitté l’aéroport municipal de Cedar Rapids. Au départ, le financement accordé par l’État ne s’élevait qu’à 45 millions de dollars, alors que l’Agence fédérale de gestion des situations d’urgence (FEMA pour Federal Emergency Management Agency en anglais) de l’Iowa demandait 4,99 milliards de dollars (environ 4,22 milliards d’euros) d’aides, un chiffre qui ne tient même pas compte de l’assistance aux personnes délogées ni des dommages subis par les exploitations agricoles.

Le 20 août, le président a finalement approuvé une aide supplémentaire pour le comté de Linn, mais toutes les autres demandes de la FEMA sont encore en cours d’évaluation. Ceci est inacceptable. J’exige que mes élus s’attaquent à la crise climatique avec toute la volonté et la compassion dont font preuve nos bénévoles, nos organisations communautaires, nos associations. J’exige que nos élus s’occupent de la collectivité avec la même énergie que ces gens qui ont transporté des glacières dans les rues, que ces voisins qui ne dorment pas
tant qu’ils ne sont pas certains que ceux qui les entourent ont de quoi dîner.
Si nous nous mobilisons maintenant… peut-être parviendrons-nous à construire une société capable de résister aux tempêtes qui ne manqueront pas de nous frapper.

Si nous nous mobilisons maintenant… peut-être parviendrons-nous à construire une société capable de résister aux tempêtes qui ne manqueront pas de nous frapper.

Nous devons continuer à exiger du gouvernement un véritable soutien aux
communautés frappées par les catastrophes naturelles, mais nous devons
également nous attaquer aux causes profondes de la crise climatique. Nous
devons exiger sans attendre que les politiciens utilisent leurs vastes
ressources et leur influence pour défendre un Green New Deal capable de
sauver la planète et ses habitants. Plus tard, il sera déjà trop tard.
Je ne dis pas que nous ne connaîtrons plus jamais de tempêtes, mais si nous
nous mobilisons maintenant pour dénouer les liens qui unissent urgence
climatique et inégalités économiques, peut-être parviendrons-nous à
construire une société capable de résister aux tempêtes qui ne manqueront
pas de nous frapper.

Notre pays va devoir débourser des milliards, voire des milliers de milliards,
pour se remettre des catastrophes naturelles que nous avons affrontées cette
semaine. Nous devons donc maintenant reconstruire nos communautés de
sorte qu’elles reposent sur des bases plus démocratiques et moins sur
l’exploitation. Nous avons besoin de rebâtir une collectivité solide, capable de
prendre soin de ses habitants en dépit de conditions climatiques extrêmes.
Nos villes ont besoin d’investissements importants en matière d’isolation, de
modernisation des infrastructures publiques et de préparation aux
catastrophes.

Les gens méritent de se sentir protégés et en sécurité – cela fait partie du
contrat social que nous avons établi avec notre gouvernement.
Nous devons également garder à l’esprit que les inégalités économiques et
les mesures d’austérité aggravent les crises que nous traversons. Il est donc
essentiel que notre lutte contre l’urgence climatique et toutes les catastrophes qu’elle engendre s’accompagne d’emplois verts utiles et décemment payés. Nous devons également investir dans nos communautés et nos citoyens. Les gens méritent d’être bien soignés, d’avoir accès à un réseau de transports publics et à une eau courante propre, de respirer un air qui n’est pas pollué et d’avoir un toit au-dessus de la tête.

Nous ne sommes qu’une simple famille parmi le demi-milliard de foyers dumonde entier qui se retrouveront confrontés à cette même question dans lesannées à venir.

Cette tempête et toutes celles qui secouent le monde mettent en péril nos
droits humains les plus fondamentaux. Certains se demandent peut-être pourquoi nous restons ici, dans l’Iowa, malgré les catastrophes qui ne cessent de s’enchaîner dans la région. Je leur répondrais : « Pourquoi choisit-on de vivre quelque part ? ». J’habite dans cette maison de Cedar River parce que c’est celle de mes rêves. Parce qu’elle est là depuis 100 ans. Parce que quelqu’un en a sculpté les boiseries de ses mains. Parce que j’ai encore les vieilles clés de toutes les portes d’origine. Parce que la femme qui vivait ici avant moi y a élevé trois enfants. Parce qu’elle a planté un pommier dans le jardin.

Nous ne sommes qu’une simple famille parmi le demi-milliard de foyers du
monde entier qui se retrouveront confrontés à cette même question dans les
années à venir. Si nous continuons sur notre lancée, d’ici 2050, le sud du
Vietnam, Bangkok, Dubaï, Melbourne, Miami, La Nouvelle-Orléans, Dacca, la
ville de New York, Hong Kong, Rotterdam, Tokyo et Venise – pour ne citer que
quelques exemples – connaîtront des inondations massives et régulières, des
chaleurs extrêmes et des phénomènes climatiques « exceptionnels » qui les
rendront de plus en plus difficilement habitables.

La crise est déjà là. Interrogez les habitants de l’Iowa qui ont perdu leur
maison et qui doivent aujourd’hui dormir dans une tente. Interrogez les Californiens, qui assistent à des feux de forêt dont la fumée est visible
jusqu’au Minnesota. Interrogez les gens qui se sont trouvés sur la trajectoire
de l’ouragan Laura au Texas et en Louisiane. Je ne veux pas avoir à affronter une nouvelle catastrophe climatique dans six ans. Je ne vous le souhaite pas non plus, où que vous viviez, mais nous atteignons le point de rupture. Les années à venir seront déterminantes dans notre combat.

Cet article d’Emily Stochl a été publié à l’origine sur Le HuffPost USA .

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