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    A son procès, François Fillon déplore des "dégâts irréparables"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 14:41 · 2 minutes

François et Penelope Fillon, ici arrivant au palais de justice de Paris le 27 février 2020.

JUSTICE - L’ancien Premier ministre François Fillon, jugé à Paris pour avoir employé “fictivement” son épouse Penelope, a promis ce jeudi 27 février “la vérité” à ses juges, tout en dénonçant les “dégâts irréparables” causés selon lui par cette affaire.

Costume sombre, feuilles de papier à la main, François Fillon , 65 ans, s’est avancé à la barre pour sa première prise de parole depuis l’ouverture lundi de son procès devant le tribunal correctionnel.

Le visage fermé, la voix claire, il a expliqué s’être décidé à faire une déclaration à la suite des propos tenus la veille par le parquet national financier, qui lui a “laissé le choix entre la peine de mort et la victimisation”.

L’un des procureurs avait observé que “sous l’Ancien régime”, le détournement de fonds publics, l’un des délits reprochés à François Fillon, était puni de “mort par pendaison”.

Après avoir rejeté en début d’audience deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) présentées par la défense, le tribunal a commencé à examiner le premier volet de l’affaire: l’emploi de Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son époux, alors député de la Sarthe.

Penelope Fillon, 64 ans, qui est jugée pour complicité et recel de détournement de fonds publics, a pris place entre ses deux anciens employeurs: son époux et l’ancien suppléant de ce dernier à l’Assemblée nationale Marc Joulaud, 52 ans.

“J’ai déjà été condamné sans appel par un tribunal médiatique”

Tous trois encourent dix ans d’emprisonnement, de lourdes amendes et des peines d’inéligibilité.

L’affaire avait éclaté en janvier 2017, pulvérisant la campagne du candidat de la droite à l’élection présidentielle.

“J’ai déjà été condamné sans appel par un tribunal médiatique”, a vilipendé François Fillon, dénonçant des “violations répétées, continues, préméditées” de la présomption d’innocence.

“Les dégâts sont irréparables: l’élection présidentielle bien sûr”, mais aussi “la place du courant de pensée que je représentais”, a assuré le prévenu, ajoutant à l’adresse du tribunal: “Quelle que soit la décision que vous prendrez, rien n’y changera.”

À son procès, prévu pour durer jusqu’au 11 mars , François Fillon entend “défendre” son “honneur, celui de (son) épouse et celui de Marc Joulaud”. Il a promis “la vérité sur le travail essentiel accompli” par sa femme.

Penelope Fillon et Marc Joulaud n’ont pas souhaité faire de déclaration liminaire.

À voir également sur Le HuffPost : Le procès Fillon, perturbé par la grève des avocats, menacé de report

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    Le procès Fillon, menacé de report par la grève des avocats

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 10:58 · 2 minutes

Des avocats ont bloqué dans la matinée les entrées du tribunal de Paris où devait s

POLITIQUE -  Le procès des époux Fillon doit s’ouvrir ce lundi 24 février au tribunal de Paris, dans l’affaire des emplois présumés fictifs de la femme de l’ex-Premier ministre. Mais rien n’est joué.

Plusieurs dizaines d’avocats ont bloqué dans la matinée toutes les entrées du tribunal pour protester la réforme de leur régime autonome de retraite, créant une file d’attente d’une centaine de personnes.

Munis de banderoles “Avocats en colère” et de drapeaux du Syndicat des avocats de France (SAF), les dizaines d’avocats en robe chantaient et criaient leur mécontentement au micro, dans une ambiance globalement calme sans la présence de forces de l’ordre.

Les quelques personnes qui sont arrivées à se faufiler dans le tribunal ont été huées par les avocats.

“On est arrivé à 8h et on entend rester là jusqu’à ce qu’on nous dégage”, a déclaré à l’AFP Julia Courvoisier, une avocate gréviste, mégaphone en main. “On a repris nos droits au tribunal judiciaire de Paris, on bloque l’entrée”, a-t-elle dit.

Après six semaines d’une mobilisation sans précédent, les discussions sont dans l’impasse avec le gouvernement et les juridictions sont asphyxiées par la stratégie de défense massive des robes noires à l’audience.

Citant le bâtonnier de Paris, franceinfo a d’abord annoncé un report du procès, avant finalement que le parquet national financier n’explique qu’un renvoi pour la journée avait été demandé. La décision d’un éventuel report demandé par la défense en soutien à la grève des avocats sera connue en début d’après-midi.

François Fillon et son ex-suppléant Marc Joulaud, qui ont salarié Penelope Fillon comme collaboratrice permanente lorsqu’ils étaient députés de la Sarthe pour des prestations jugées “fictives ou sur-évaluées”, sont renvoyés pour “détournement de fonds publics”. Penelope Fillon est jugée pour complicité et recel de ce délit.

Elle aurait perçu 1,054 million d’euros pour des contrats de 1998 à 2002, 2002 à 2007, puis 2012-2013.

À voir également sur Le HuffPost: Fillon en veut encore et toujours aux médias

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    WikiLeaks : selon la défense de Julian Assange, Donald Trump lui aurait offert de le gracier

    news.movim.eu / JournalDuGeek · Thursday, 20 February - 15:00 · 2 minutes

Crédits : @BarBus via Pixabay

L’affaire du “ Russiagate ” continue de se complexifier. Ce mercredi 19 février, la justice britannique a tenu une audience en vue d’évaluer la demande d’extradition vers les États-Unis du journaliste australien, Julian Assange , actuellement détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh, près de Londres. Fondateur de l’organisation de lanceurs d’alerte et de fuites d’information WikiLeaks, il est sous le coup de plusieurs accusations d’espionnage aux États-Unis. Il encourt jusqu’à 175 ans d’emprisonnement . En 2010, WikiLeaks avait divulgué une série de documents confidentiels provenant de l’armée américaine et des services secrets de la CIA. Elle serait aussi à l’origine des fuites de 250 000 câbles diplomatiques – des communications confidentielles – et d’environ 500 000 autres documents confidentiels concernant l’activité de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. En 2016, en pleine campagne d’élection présidentielle américaine, WikiLeaks avait aussi diffusé une myriade de courriels provenant du parti démocrate, alors mené par Hillary Clinton. Selon les renseignements américains, ils auraient été d’abord piratés par des hackers russes pour discréditer cette dernière et favoriser l’élection de Donald Trump.

Lors de la fameuse audience, l’avocate d’Assange, Jennifer Robinson, aurait affirmé avoir en sa possession des documents indiquant qu’un élu républicain américain, Dana Rohrabacher, aurait rencontré l’accusé en 2017. Lors d’un entretien, il aurait affirmé que le président américain, Donald Trump, serait prêt à gracier Julian Assange si celui-ci déclarait que la Russie n’avait rien à voir avec la fuite massive des courriels du parti démocrate . La juge britannique a considéré cette allégation admissible. Dana Rohrabacher aurait confirmé avoir discuté de cette éventualité avec Julian Assange mais sans affirmer avoir agi sur demande du gouvernement. Quant à la Maison Blanche, elle nierait fermement avoir offert une telle porte de sortie à l’accusé . “Le Président connaît à peine Dana Rohrabacher , a déclaré la porte-parole du gouvernement, Stephanie Grisham. Il n’a jamais parlé de ce sujet ou d’un autre avec lui. Cette allégation est un mensonge absolu.” Il y a encore quelques mois, Julian Assange était aussi poursuivi en Suède pour des accusations – aujourd’hui abandonnées – d’agression et de harcèlement sexuels. Entre 2012 et 2019, il a résidé, selon le droit d’asile, à l’ambassade d’Équateur du Royaume-Uni. Suite à une décision “souveraine” du gouvernement équatorien, il a ensuite été arrêté par la police britannique et incarcéré en amont de son extradition éventuelle vers les États-Unis.

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    Un reportage LCI sur Yassine Bouzrou, avocat de Pavlenski, indigne la profession

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 20 February - 09:38 · 4 minutes

BENJAMIN GRIVEAUX - LCI a diffusé ce mercredi 19 février un sujet consacré au nouvel avocat de Piotr Pavlenski, Yassine Bouzrou. Ce dernier a pris la relève de Juan Branco dans l’affaire de la diffusion de vidéos à caractère sexuel qui ont poussé Benjamin Griveaux à renoncer à se présenter aux municipales 2020 à Paris.

Dans son sujet, la journaliste Jade Partouche commence en évoquant un avocat de 40 ans qui incarne la “nouvelle génération montante du barreau de Paris”, avec un “parcours atypique”.

Le CSA va être saisi

Mais la suite est moins à l’avenant; évoquant la scolarité primaire et lycée de Yassine Bouzrou, la journaliste pointe du doigt le fait qu’“il a été viré trois fois de suite”. Surtout, à l’écran, un petit personnage représentant Yassine Bouzrou se voit affublé d’un bonnet d’âne. Jade Partouche précise ensuite que refusé en filière littéraire, il se dirige finalement vers un Bac STT avant de se découvrir une passion pour le droit.

La version courte de ce sujet, d’environ une minute, a été vertement commentée par plusieurs représentants de la profession sur Twitter, dénonçant un racisme latent et une forme de “classisme”, saluant par ailleurs la pugnacité de Yassine Bouzrou dans son parcours académique.

La Présidente du Conseil National des Barreaux, Christiane Féral-Schuhl a même annoncé son intention de saisir le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Toutefois, une version plus longue de ce sujet approchant cette fois les deux minutes a également été diffusée par LCI, mais elle a eu moins d’échos.

Dans celle-ci, la journaliste Jade Partouche évoque plus longuement la carrière d’avocat de Yassine Bouzrou. “Son premier gros dossier c’est en 2008 où il obtiendra l’acquittement quasi total (...) d’un des lieutenants de Youssouf Fofana dans l’affaire Ilhan Halimi”, relève la journaliste avant d’égrainer les autres clients de l’avocat: les dossiers de bavures policières, les parties civiles dans les affaires Lactalis et du crash du Rio-Paris, conseiller des familles de Zineb Redouane et Adama Traoré.

“Il se fait vite connaître pour être l’avocat qui ne laisse rien passer. Pour vous donner un exemple, il a été l’avocat de Tariq Ramadan” précise également la journaliste avant de conclure : “Vous l’avez vu son ascension a été fulgurante et c’est donc un homme réputé sans pitié que s’offre Piotr Pavlenski”.

À voir également sur Le HuffPost: Après une interview mouvementée face à Apolline de Malherbe, Juan Branco a saisi le CSA

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    Le parquet dessaisit Juan Branco de la défense de Piotr Pavlenski

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 16 February - 16:33 · 2 minutes

Juan Branco, ici devant le siège de la police judiciaire à Paris, le 16 février 2020.

JUSTICE - L’avocat et essayiste Juan Branco, qui dit avoir “conseillé” Piotr Pavlenski sur les vidéos à l’origine du retrait de Benjamin Griveaux , ne défendra pas l’artiste russe .

Il s’est exprimé devant le presse depuis le siège de la police judiciaire à Paris ce dimanche 16 février. “Le parquet vient de prendre une décision extraordinaire, il s’oppose à ce que je représente mon client,” a-t-il annoncé. “Il s’agit d’une atteinte aux droits de la défense inédite, gravissime.”

“Il m’a été précisé que je n’étais en rien mis en cause dans ce dossier, mais parce que j’étais cité, le parquet a considéré qu’il y avait là une nouvelle entorse à mettre en œuvre contre la défense de Piotr Pavlenski”, a-t-il ajouté, comme on peut l’entendre dans la vidéo ci-dessous .

Procéduralement, le parquet, ne pouvant le faire seul, doit saisir le bâtonnier s’il souhaite contester la désignation d’un avocat. Contactés par l’AFP, le parquet de Paris et le bâtonnier de Paris n’ont pas souhaité faire de commentaire.

Juan Branco a précisé à l’AFP que sa procédure de désignation était pour le moment suspendue, dans l’attente d’une rencontre qu’il doit avoir ce lundi avec le bâtonnier.

Juan Branco avait expliqué au Point avoir été consulté par Piotr Pavlenski avant la diffusion des images impliquant Benjamin Griveaux: “Il m’a consulté comme avocat. J’ai compris que, pour lui, c’était un acte politique. De la même façon qu’il s’était opposé au régime de Poutine, il était prêt à tout pour s’opposer au régime de Macron.”

Piotr Pavlenski et sa compagne ont été placés en garde à vue ce dimanche. Tous deux sont en garde à vue pour “atteinte à l’intimité de la vie privée” et “diffusion sans l’accord de la personne d’images à caractère sexuel”, dans le cadre de l’enquête ouverte samedi à la suite du dépôt d’une plainte contre X de Benjamin Griveaux.

Piotr Pavlenski, 35 ans, avait été placé en garde à vue samedi après-midi dans un autre dossier portant sur des violences commises le soir du 31 décembre. Celle-ci a été suspendue dimanche et une seconde garde à vue a démarré pour l’interroger sur l’affaire Griveaux. La durée totale de ces gardes à vue ne pourra excéder 48 heures, soit jusqu’à lundi après-midi.

À voir également sur Le HuffPost : Pour Piotr Pavlenski, Benjamin Griveaux est “un grand hypocrite”

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    À Levallois-Perret, Isabelle Balkany lit un texte de son mari pour leur dernier conseil municipal

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 13 February - 20:21 · 3 minutes

Isabelle Balkany, maire par intérim de Levallois-Perret, est arrivée sous les applaudissements à son dernier conseil municipal ce 13 février.

LEVALLOIS-PERRET - C’est ce que l’on appelle un télescopage d’actualités. Alors que le maire Les Républicains de Levallois-Perret, Patrick Balkany, a obtenu mercredi sa remise en liberté pour raisons de santé, le dernier conseil municipal de la commune avant les élections de mi-mars s’est tenu ce jeudi 13 février au soir.

Isabelle Balkany , première adjointe et maire par intérim pendant les cinq mois d’incarcération de son mari pour fraude fiscale, avait prévenu: “J’irai au conseil municipal et Patrick se reposera”. Son époux, condamné à quatre ans de prison ferme, est apparu très amaigri à sa sortie de la prison de la Santé, et face aux caméras de BFMTV dans une interview diffusée ce jeudi soir. La cour d’appel de Paris a jugé, au vu d’une alarmante expertise médicale, que la dégradation de l’état de santé de Patrick Balkany était “difficilement compatible avec la détention”.

C’est donc seule qu’Isabelle Balkany s’est présentée ce jeudi à 19 heures dans la salle du conseil municipal, où la tribune réservée au public était pleine, selon une journaliste de France 2 présente sur place. La maire par intérim, condamnée quant à elle à trois ans de prison pour fraude fiscale, a été accueillie sous des applaudissements nourris, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous , partagée par un autre journaliste sur place.

Isabelle Balkany a ensuite lu une lettre écrite par son mari à l’attention des Levalloisiens. “Cette nuit, il m’a demandé de taper ce message qu’il m’a demandé de vous lire”, a dit en substance la maire par intérim, toujours selon la journaliste de France 2 sur place.

“Je vous aime, et je vous aimerai toujours”, dit Patrick Balkany à la fin de cette lettre, dont la lecture s’est terminée, là encore, sous des applaudissements nourris de l’audience.

Dans sa lettre, le “baron des Hauts-de-Seine”, élu pour la première fois en 1983 à Levallois, revient notamment sur ses 31 années de mandat dans cette commune cossue de l’ouest parisien. Pendant ces trois décennies, Isabelle Balkany a toujours été sa première adjointe. Ensemble, ils ont fait de Levallois, l’ancienne banlieue rouge tenue par les communistes, une commune résidentielle aisée où les friches industrielles ont laissé la place aux résidences de standing.

La politique de Patrick Balkany, plébiscitée par certains, est dénoncée par d’autres, qui critiquent endettement et clientélisme. Ses opposants ont souvent brocardé les méthodes peu démocratiques d’un maire qui n’hésitait pas à couper le micro de ses opposants pendant le conseil municipal. Une attitude également visible ce jeudi soir à la mairie, d’après les journalistes sur place.

En appel, le parquet général a requis contre le couple Balkany des peines de prison ferme et dix ans d’inéligibilité. La cour d’appel rendra sa décision le 22 avril. Les Balkany attendent par ailleurs le 4 mars une décision de cette même cour dans le volet fraude fiscale de ce dossier.

À voir également sur Le HuffPost : Pour la sortie de prison de Balkany, la course-poursuite des chaînes info

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    Patrick Balkany raconte avoir pensé "qu'il allait mourir" en prison

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 13 February - 17:07 · 2 minutes

JUSTICE - Il n’a pas tardé à se confier face aux caméras. Patrick Balkany a raconté ce jeudi 13 février à BFMTV, au lendemain de sa sortie de prison , après sa remise en liberté pour raisons de santé, ses derniers moments de détention à la Santé, à Paris.

″Je n’attendais même plus ce moment. J’avais eu six demandes (de libération) refusées, j’avais vraiment le sentiment que tous les jours mon état de santé se dégradait. Je pensais que j’étais en fin de vie, et que j’allais mourir”, a-t-il confié à Bruce Toussaint.

Le maire Les Républicains de Levallois-Perret, condamné à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale en septembre, dit avoir appris sa remise en liberté... en regardant BFMTV . “Et là je vois ma femme”, à l’antenne, dit-il dans un sourire. “Et je l’appelle, parce que personne n’était encore venu me voir dans ma cellule pour me dire que j’étais libéré”, poursuit l’édile de 71 ans.

Sous contrôle judiciaire

La cour d’appel de Paris a autorisé mercredi la libération de Patrick Balkany, au vu d’une alarmante expertise médicale, et constatant que la dégradation de l’état de santé du maire de Levallois-Perret était “difficilement compatible avec la détention”.

Patrick Balkany est placé sous un contrôle judiciaire léger, avec interdiction de sortir du territoire national et obligation de se présenter deux fois par mois à la gendarmerie.

“Au fur et à mesure je me suis dégradé physiquement, au point de me retrouver à l’hôpital en urgence”, a raconté le maire. Aujourd’hui très amaigri, le baron des Hauts-de-Seine, 71 ans, a été hospitalisé à deux reprises en cinq mois.

Patrick Balkany a quitté mercredi la prison en voiture, sans faire de déclaration à la presse, se contentant d’un petit salut de la main. “Retour direct à Levallois dès sa sortie, on va passer la soirée tous les deux”, avait commenté peu avant son épouse, Isabelle Balkany, elle-même condamnée à trois ans de prison en septembre, qui l’attendait devant l’établissement pénitentiaire .

En appel, le parquet général a requis contre le couple Balkany des peines de prison ferme et dix ans d’inéligibilité. La cour d’appel rendra sa décision le 22 avril. Les Balkany attendent par ailleurs le 4 mars une décision de cette même cour dans le volet fraude fiscale de ce dossier.

À voir également sur Le HuffPost : Pour la sortie de prison de Balkany, la course-poursuite des chaînes info

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    Cette photo d'Isabelle Balkany devant la prison de la Santé vaut le détour(nement)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 13 February - 15:06 · 3 minutes

JUSTICE - Les couleurs, la pose, l’arrière-plan... Tout y est. Une photo d’Isabelle Balkany attendant la sortie de prison de son mari Patrick Balkany, remis en liberté pour raisons de santé mercredi 12 février après cinq mois d’incarcération, a été remarquée, très partagée mais aussi beaucoup détournée dès sa publication sur Twitter le même jour.

Prise par un journaliste de l’agence de presse audio A2PRL, la photo montre Isabelle Balkany, en pantalon jaune, polaire marron et lunettes de soleil sur le nez, appuyée contre le capot de la voiture de son fils, Alexandre. La première adjointe de Levallois-Perret, maire par intérim depuis l’incarcération de son mari après sa condamnation à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale, attend la sortie de son époux devant la prison parisienne de la Santé, en fin d’après-midi.

“Isabelle Balkany a pensé à cette mise en scène”, commente Boris Kharlamoff, auteur de la photo. “Il y avait plein de caméras braquées sur elle, donc à mon avis, elle savait très bien que ce qu’elle faisait, l’image qu’elle renvoyait. La scène a duré entre 20 et 30 minutes, où elle enchaîné les coups de fil et les clopes, adossée seule sur le capot de la voiture de son fils”, raconte le journaliste au HuffPost .

Devant Isabelle Balkany, les journalistes se bousculent . “Beaucoup de photographes de l’AFP étaient là aussi, donc quand je prends les photos, je ne m’attends pas à avoir quelque chose d’exceptionnel. Et puis, je décide de m’accroupir pour avoir un plan avec la prison derrière”, explique Boris Kharlamoff. “Et quand je vois la photo, prise avec mon téléphone, je me dis qu’elle a un truc, qu’elle fait penser à une affiche de cinéma”, ajoute-t-il.

Il poste la photo sur Twitter. Les commentaires, comme les détournements, ne tardent pas. Certains internautes dressent un parallèle avec une photo de Bonnie Parker attendant la sortie de prison de son mari, Clyde Barrow, avec qui elle a formé le plus célèbre couple de criminels au début des années 1930. Pour d’autres, la photo rappelle effectivement une affiche de film, comme “Fast and Furious” ou “Once upon a time... in Hollywood”.

“Je ne m’attendais pas du tout à un tel succès. Depuis, mon compte Twitter est en bug, les notifications n’arrêtent pas”, raconte le journaliste Boris Kharlamoff, amusé par “tous ces photomontages très drôles”. “Mais ce n’était pas le but” de cette publication, tient-il à rappeler.

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